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Livres et Auteurs serbes à découvrir pour mieux comprendre la Serbie et les Balkans

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Bien sûr, la richesse de la littérature serbe ne permet pas une liste exhaustive, mais si vous souhaitez mieux découvrir et comprendre la Serbie et plus généralement les Balkans, vous pourriez déjà débuter par les oeuvres de ces quelques auteurs de référence.

Dositej Obradovic, le premier grand écrivain serbe

Ancien moine qui avait acquis au cours de ses voyages en Europe foi dans le rationalisme, Dositej Obradovic  (1748-1811) réveilla l’esprit national et stimula la vie intellectuelle par ses écrits, notamment son autobiographie, la Vie et les aventures de Dositej Obradovic (1783). Il est considéré comme le premier grand écrivain serbe.


Prota Matija Nenadovic  ; la langue populaire

Un des chefs de l’insurrection de Karageorges, premier diplomate serbe, l’archiptère Matija Nenadovic (1777-1854) est aussi un des premiers écrivains en langue populaire.


Vuk Karadzic (1787-1864) ; l’amour des langues

Né à Trsic (1787-1864) dans une famille de paysans, Karadzic est un autodidacte qui se passionne très tôt pour les langues. Ami de Goethe, linguiste et auteur populaire de renom, mit au point une réforme de l’alphabet cyrillique, rédigea la première grammaire du serbe populaire, et publia de nombreux poèmes et contes recueillis auprès des paysans. Son dictionnaire fait encore autorité.


Petar Petrovic Njegos ; un poète philosophe et la culture du héros

Le prince-évêque du Monténégro, Njegos (1813-1851) , est le plus grand poète de la langue serbo-croate. Ses œuvres principales, le poème philosophique « Luca mikrokozma » et surtout le poème dramatique « Gorski vijenac » sont les plus hautes expressions du génie national. Sa philosophie est caractérisée par une morale héroïque : « la vie n’est que lutte et souffrance, dans un monde où les forces contraires s’entrechoquent sans relâche ; ce n’est que par la lutte et la souffrance que l’âme peut surmonter ce chaos et retourner à Dieu.


Laza Kostic ; un poète lyrique serbe majeur

Laza Kostic (1841-1910) est un des plus grands poètes lyriques serbes du XIXème siècle. Sa poésie représente le point crucial des mouvements poétiques du siècle dernier : elle est le point culminant du romantisme et annonce en même temps la poésie moderne


Laza Lazarevic ; un nouvelliste talentueux

Lazarevic (1851-1890)  est le meilleur nouvelliste serbe du 19ème siècle, soucieux de la forme il n’est l’auteur que de neuf nouvelles.


Marko Car 

Né à Herceg-Novi, dans la Boka Kotorska, Marko Car (1860-1935) est l’auteur de nombreux essais et récits de voyage. Parmi d’autres essais, il en écrivit plusieurs sur des écrivains français, traduisit le recueil « Sur l’eau », de Maupassant, et collabora aux revues italiennes et française (La Nouvelle Revue).


Jovan Cvijic 

Géographe et ethnographe, Cvijic (1865-1928) est un des grands savants serbes de son époque. Professeur à l’université de Belgrade, président de l’Académie serbe, docteur honoris causa de la Sorbonne.


Isidora Sukulic

Née à Mosorin, un village de Voïvodine, Isidora Sekulic  (1877-1958) est le meilleur essayiste serbe. Polyglotte, d’une vaste érudition, grand connaisseur des littératures européennes, elle est en même temps profondément attachée à l’esprit de la langue et des traditions nationales et populaires


Ivo Andric  ; ce serbe qui a si bien décrit la complexité des identités Balkaniques

Prix Nobel de littérature en 1961, né à Dolac en Autriche Hongrie aujourd’hui Bosnie. Il fit ses études à Sarajevo, puis dans les universités de Zagreb, Cracovie, Vienne et Gratz. A la veille la de formation du nouveau royaume des Serbes Croates et Slovènes, Ivo Andric (1892-1975) fonda la revue Slavenski Jug de tendance pro-yougoslave. Diplomate dans plusieurs pays de l’Europe entre 1921-1941, il composa de nombreuses nouvelles ayant pour cadre la Bosnie où depuis des siècles se heurtent Orient et Occident. D’ailleurs il exprime à lui seul les complexités de l’identité bosniaque, catholique, Croate de Bosnie il a choisi de se définir comme Serbe et écrit dans cette langue. Andric écrit son roman le plus célèbre le pont sur la Drina à Belgrade publié en 1945 alors que sa région est soumise à un nouveau déferlement de violence. Son roman « est une longue réflexion sur la place de l’histoire dans la culture bosniaque et plus généralement balkanique. »

Acheter le Pont sur la Drina ; un excellent point de départ pour explorer l’oeuvre d’Ivo Andric… Vous aurez forcément envie de découvrir ses autres livres, et je vous recommande la Chronique de Travnik ou L’Eléphant du vizir : Récits de Bosnie et d’ailleurs

Milos Crnjanski ; promoteur de la poésie serbe moderne

Poète et romancier, né en 1983, Milos Crnjanski (1893-1977) est l’un des promoteurs de la poésie moderne serbe entre les deux guerres. Se signala aussi comme essayiste et auteur de récits de voyage. Il est surtout l’auteur d’une vaste fresque historique, Migrations (1921 et 1962) qui retrace l’histoire des Serbes dans l’empire austro-hongrois du XVIIIème siècle.


Vasko Popa

Né en 1922 à Grebenac en Voïvodine. Prix autrichien Lenau de littérature européenne 1968.


Danilo Kis ; découvrir les conditions de vie de la Yougoslavie

Danilo Kis (1935-1989) vit en exil jusqu’à sa mort en 1989. Il témoigne des dures conditions de vie dans la Yougoslavie de l’après guerre dans une trilogie familiale, le Cirque de famille, à laquelle appartient le Sablier (1972) qui apparaît comme l’une de ses œuvres majeures. Il choisit la dérision poétique pour dénoncer l’extermination des juifs et le stalinisme, thèmes récurrents de son œuvre (Un tombeau pour Boris Davidovitch, 1976 ; l’Encyclopédie des morts 1983).


Milorad Pavic et la résersibilité de l’art

Né en 1929 à Belgrade et, après des études littéraires qui font de lui un spécialiste de la poésie baroque serbe, il devient professeur et historien de la littérature (donne régulièrement des conférences à la Sorbonne, à Vienne, aux Etats Unis…). Membre depuis 1991 de l’Académie serbe des Sciences et des Arts, il vit à Belgrade avec son épouse Jasmina Mihajlovic, elle aussi écrivain et critique littéraire.

Milorad Pavic prône ce qu’il appelle «la réversibilité de l’art»: sculptures et tableaux varient selon l’angle, le regard ou la lumière. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les livres? Cette «réversibilité» donne chez Pavic une prose à tiroirs multiples où apparaissent plusieurs couches de signification.

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