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Comédies musicales à découvrir à Munich en 2015

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 Quelles sont les comédies musicales à ne pas manquer à Munich en 2015? Retrouvez une sélection des meilleurs spectacles programmés à Munich…


  • Photo Christian POGO Zach

     
    Le Gärtnerplatztheater présente à partir du 17 janvier à la Reithalle CINDERELLA, une comédie musicale familiale de Thomas Pigor dans une mise en scène de son directeur général, Josef E. Köpplinger et avec les chorégraphies d´Hannes Muik. Dans les rôles principaux Tanja Petrasek joue Cendrillon, Lars Schmidt le Prince, Robert Joseph Bartl la belle-mère, Frank Berg le père, Susanne Seimel, Olga, Catherine Lochmann, Emilie, et S. Bischoff incarne le Roi Karl Heinz le Grand. La direction musicale des musiciens du Theater-am-Gärtnerplatz est assurée par Jürgen Goriup.
     
    La conception du conte de fées de Cendrillon remonte à l’Antiquité et existe dans pas moins de 400 variantes de par le monde. Le compositeur Thomas Pigor, un auteur qui s´est auto-proclamé « acrobate des mots » a créé en 1990 sa propre version de ce conte de fées classique – une histoire sans kitsch et sans poussière, avec beaucoup de musique, de danse, de chansons entraînantes et de burlesque. Cela donne une comédie musicale magique pour petits et grands de 7 à 107 ans qui touche les coeurs autant par son humour que par son charme.
     
    Le prince devrait se marier, mais il n´est pas intéressé par la réalité, jusqu’à ce que, un beau jour, il rencontre Ella Zinder, qu´on appelle Cendrillon. On s´en doute, Ella perd sa sa chaussure, le Prince se met à sa recherche, et la méchante belle-mère se prépare pour l’essayage de la chaussure!
     
    CINDERELLA
     
    Une comédie musicale familiale de Thomas Pigor
    Pour les enfants de 7 à 107
    Première munichoise le 17 janvier 2015
    Puis les 23, 24, 25, 30 et 31 Janvier,  et les 1, 6, 7 et 8 Février,
     
    Tarifs de 14 à 50 €, et seulement 8 euros pour les étudiants et étudiantes.
     
    Les billets sont disponibles via le site du  théâtre, ou par téléphone au 089 2185 1960 ou par courriel (tickets@gaertnerplatztheater.de).


    Cinderella, le monde de Cendrillon revisité pour le meilleur

    Joseph Köpplinger réussit une Cinderella féerique et joyeuse


     

    cinderella comedie musicale munich 2015

    Le Theater-am-Gärtnerplatz met les enfants à la fête avec sa nouvelle production du Cinderella (Cendrillon) de Thomas Pigor, et les plus grands s´amusent tout autant de retrouver le conte de leur enfance revisité avec une abondance de trouvailles. Une mise en scène ingénieuse et bondissante, des décors inventifs et une troupe enthousiaste, tout est réuni pour émerveiller le public familial. Cela réjouira tous les amateurs de théâtre de sentir vibrer l´enthousiasme des enfants. Si l´on souhaite donner le goût du théâtre à ses enfants, c´est ce spectacle qu´il faut les emmener voir!

    Un vrai rideau de scène bleu ciel entouré d´énormes livres de contes de fées forme le décor, les livres sont soit couchés et les personnages pourront les escalader,  soit debout et lorsqu´on les entrouvre apparaissent des éléments d´un décor ingénieux, amusant et efficace réalisé par Karl Fehringer et Judith Leikauf. A l´ouverture du rideau, douze nains musiciens avec le bonnet pointu et le costume caractéristiques de leur espèce entrent en scène et vont s´installer dans la fosse d´orchestre: l´un d´entre eux, Jürgen Goriup ou Oleg Platshnikov selon les soirées, leur sert de chef. A coté de quelques instruments à vent et à cordes, on retrouve un accordéon, des marimbas et une batterie. C´est que Thomas Pigor suivi par le metteur en scène Joseph Köpplinger ont introduit dans le corps du texte et dans la mise en scène des références à d´autres contes de fées, comme ici ces nains qui évoquent par exemple l´univers de Blanche-Neige.

    Le Roi Karlheinz le Grand porte un manteau de pourpre bordé d´hermine et est vraiment très grand, c´est du moins ce que laisse croire son long manteau. Il est en fait juché sur une haute estrade et lorsqu´il descend de son trône, on s´apercoit qu´il s´agit en fait d´un nain. Le comédien qui joue le roi doit jouer tout son rôle à genoux, de gros souliers ont été fixé à ses rotules pour faire illusion. Chapeau bas pour l´acteur Stefan Bischoff qui réussit à donner l´illusion d´une personne de petite taille avec la démarche typique un peu balancée des nains et parvient même à faire des bonds au prix de prouesses physiques parfaitement menées. Ses dialogues avec les parlementaires de l´opposition qui exigent que son fils, le Prince, se marie avec une roturière, sont tout à fait hilarants. Le père de Cendrillon, joué par Frank Berg, est le chef de l´opposition, mais n´a d´autorité que face au Roi, car, à la maison, c´est sa femme, la marâtre de Cendrillon, qui règne en maîtresse absolue.

    Le monde de Cinderella est divisé entre les bons et les méchants. Les bons croient aux contes de fées et à la magie, sont des passionnés de livres de contes de fées et en connaissent tous les détails. Ils entendent aussi que le monde continue de tourner et d´etre dirigé comme dans les contes de fées  qui, on le sait, ont leurs règles propres. Cinderella et le Prince, le Roi son père et dans une certaine mesure le père de Cinderella en font partie. Les méchants ont le goût du pouvoir, de l´argent et de l´apparence, on y retrouve la belle-mère de Cendrillon et ses deux filles en qui vanité et laideur font bon ménage.

    Le scénario de l´histoire de Cendrillon se retrouve presque entièrement dans la Cinderella de Pigor, qui doit son originalité à des acrobaties sur les mots et à la cohérence de nouveaux ornements du récit: Cinderella et le Prince sont tous deux de fervents lecteurs de contes de fées, ils en connaissent de mémoire les moindres détails. Tous deux sont myopes comme des taupes et sont perdus sans lunettes. Ils se fichent bien des apparences, pour eux ne compte que le langage du coeur. La fée marraine disparaît et se coule dans le corps du père de Cendrillon qui lorsqu´il apporte des cadeaux à ses trois filles, donne une boite de jeux, une panoplie du parfait petit magicien, à Cinderella. Deux oiseaux à taille humaine (Anja Cleneti et Lara Blümel) ponctuent de leurs présences tout le récit et sont des adjuvants pour la pauvre fille réduite par sa marâtre à l´état de servante. Lorsque vient le moment du bal, Cinderella est laissée seul à la maison, mais grâce aux oiseaux et à la boite de magie, parvient à faire apparaître robe de bal, une robe de danseuses du ventre dans le monde arabe,  chaussures dorées et carrosse. Joseph Köpplinger trouve une solution amusante pour le trajet entre la maison et le palais: ce sont des éléments du décor, nuages ou panneaux de signalisation, qui défilent  et donnent l´illusion du déplacement.

    Robert Joseph Bartl en maratre

    Toute la mise en scène fourmille de ces détails cocasses, amusants et charmants. Avec des rebondissements en cascade, au rythme très soutenu,  qui tiennent constamment l´attention en haleine, et avec une excellente mise en place des comédiens dont les déplacements et la chorégraphie (Hannes Muik) sont parfaitemnent réglés. Des personnages comme le Roi, la marâtre et le cheval sont fort bien campés. La marâtre est jouée par un homme de grande taille et de bonne corpulence, Robert Joseph Bartl, qui amuse beaucoup dans son rôle de travesti, très drag-queen, avec des costumes inénarrables, un peignoir d´intérieur rose avec turban ou une grande toilette de soirée à large crinoline avec  perruque à frégate de style Marie-Antoinette, qui le grandit encore au moment du bal. Deux comédiens, Adrien Papritz et Stéphanie Signer, très doués dans l´art des claquettes ont enfilé le costume du cheval blanc (comme il sied pour le compagnon d´un prince de contes de fées), un cheval aussi comique qu´ indiscipliné, et qui danse les claquettes aussi bien que Fred Astaire et Ginger Rogers. Les demi-soeurs de Cinderella sont magnifiquement caricaturées, l´une en vaniteuse méprisante, précieuse ridicule, l´autre en grosse dondon envahissante, par Susanne Seimel et Katharina Lochmann.: Enfin, à tout seigneur tout honneur, les deux jeunes premiers, et le Prince de Lars Schmidt, et la Cinderella de Tanja Petrasek, sont attendrissants de gaucherie naïve et de pureté émouvante.

    Joseph Köpplinger signe à nouveau une mise en scène magistrale, ce qui fait de lui le maitre incontesté  de la comédie musicale à Munich.

    A voir en famille, enfants ne surtout pas s´abstenir!

    Trailer

     

    CINDERELLA
     
    Une comédie musicale familiale de Thomas Pigor
    Pour les enfants de 7 à 107
    Première munichoise le 17 janvier 2015
    Puis les 23, 24, 25, 30 et 31 Janvier,  et les 1, 6, 7 et 8 Février,
     
    Tarifs de 14 à 50 €, et seulement 8 euros pour les étudiants et étudiantes.
     
    Les billets sont disponibles via le site du  théâtre, ou par téléphone au 089 2185 1960 ou par courriel (tickets@gaertnerplatztheater.de).

    Crédit photographique: Christian POGO Zach

     


    Les Liaisons dangereuses de Schubring et Adenberg 

    Une création du Theater-am-Gärtnerplatz


    La Présidente de Tourvel, le Vicomte de vamont et la Marquise de Merteuil

    Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos ont déjà connu de multiples adaptations à la scène comme à la toile. Les adaptations théâtrales (une douzaine!), cinématographiques (6 films, dont ceux de Vadim, Frears et Forman) et télévisuelles (au moins 5 adaptations) et même une adaptation pour l´opéra donnent à cette oeuvre une incroyable postérité. Les Gefährliche Liebschaften de Schubring et Adenberg sont à ma connaissance la deuxième comédie musicale à s´en être inspirée, la première étant les Liaisons tropicales montées à Buenos Aires en 2003. Sur la scène rococo du théâtre Cuvilliés, c´est pour cette année 2015 la deuxième fois que les Liaisons dangereuses sont représentées, on vient d´y jouer en janvier la pièce de Christopher Hampton. C´est dire la richesse du roman de Laclos et sans doute combien sa thématique est restée actuelle.

    Valmont et Joséphine de Fontillac dans la scène d´ouverture

    Dis-moi comment tu baises je te dirai qui tu es! Si la formule est provocatrice, c´est que la mise en scène de Joseph Köpplinger de la comédie musicale de Marc Schubring et Wolfgang Adenberg ne l´est pas moins. Le rideau se lève sur un Valmont (Armin Kahl) les fesses en l´air en train de ramoner une certaine Joséphine de Fontillac (Anna Thorén), une des nombreuses maîtresses qu´il a détournées des chemins escarpés de la vertu et des devoirs de fidélité du mariage. La copulation s´effectue au rythme des percussions de la musique et conduit à sa fin prédictible, des orgasmes répétés. Elle est démultipliée par un immense miroir qui fait office de plafond incliné et qui permet au public transformé en voyeur de considérer la scène sous un angle différent. Pendant que Valmont s´applique à travailler le corps de Madame de Fontillac, des libertines en nuisettes se caressent et d´autres couples copulent an arrière-scène, miroirs vivants de l´action des protagonistes. Un néon rouge qui court le long de la paroi du décor contribue à créer l´ambiance d´un bordel ou d´un club échangiste. Le monde est un grand foutoir dans lequel des êtres peut-être humains en manipulent d´autres. Dans le même registre, on assistera au cunilingue pratiqué sur Merteuil par un des ses amants de fortune, la tête heureusement enfouie dans ses jupes. Le Theater-am-Gärtnerplatz conseille d´ailleurs explicitement le spectacle aux plus de 15 ans d´âge.

    Madame de Tourvel sur son prie-Dieu avec Valmont agenouillé

    Les scènes vont se succéder sans interruption au galop d´un rythme cavalier. Alors qu´une action se termine en avant-scène les acteurs de la scène suivante sont mis en place en arrière-scène et le plateau tournant les met . Le décor très simple conçu par Rainer Sinell est des plus ingénieux: un plateau tournant surmonté d´un grand miroir oblique dont l´inclinaison est variable autour duquel peut pivoter un double escalier de fer incurvé avec balustrade, dont les deux volées se rejoignent à son sommet et dont la courbe épouse celle du plateau. Quelques éléments de mobilier Louis XVI et de magnifiques costumes inspirés de la mode de la fin du 18ème siècle créés par Alfred Mayerhofer suffisent à recréer une ambiance Ancien Régime. Pour situer l´action à l´opéra, Merteuil (Anna Montanaro), qui y dispose d´une loge, invite ses amis. Köpplinger et Cooper leur font gravir le double escalier en bord de plateau qui devient la scène de l´opéra, quelques personnages étant installés à des tables elles aussi en bordure de scène, les éclairages et les costumes font le reste. Les lumières de Michael Heidinger et Joseph Köpplinger semblent souligner le degré de moralité ou d´immoralité des scènes, du bleu de l´innocence de la jeune Cécile de Volanges (Anja Haeseli) à sa sortie du couvent et de la pudeur farouche de la Présidente de Tourvel (Julia Klotz) au rouge des manigances démoniaques de Merteuil et de Valmont et des scènes pornographiques, avec des gradations où les deux couleurs sont présentes. Le miroir du plafond est superbement exploité, il permet de dynamiser les scènes en en variant les angles et en donnant une vue stéréoscopique de l´action. Köpplinger et Cooper utilisent de plus un autre effet miroir. Alors que les protagonistes nobles occupent l´avant-scène, le peuple des serviteurs est placé en arrière-scène et reproduit l´action principale en la démultipliant. Ainsi de certaines scènes érotiques où tout le plateau semble s´en donner à corps joie. De plus, l´inclinaison du grand miroir en deuxième partie introduit le public sur la scène parce qu´il s´y voit refléter. Le public, de voyeur, devient ainsi un peu acteur. Est-ce là une invite à ce nous nous interrogions sur nos propres turpitudes? En tout état de cause, la réflexion du miroir peut conduire à des réflexions plus intérieures. Pour les scènes finales, le rythme s´accélère encore et finit par s´affoler. Aux perversités des manipulations amoureuses et des jeux de société succèdent les scènes de mort et de folie. Le duel qui oppose le Chevalier de Danceny (Florian Peters) à Valmont est un beau moment d´escrime qui montre la supériorité de Valmont dans cet art, et son suicide, puisqu´il se porte littéralement au devant de la lame de son adversaire. Les deux chanteurs ont été entraînés par un maître d´armes (Armin Kurzmaier). La folie désespérée de la Présidente de Tourvel la conduit elle aussi au suicide, un moment exceptionnel de mise en scène qui fait appel à des effets vidéos pour visualiser le sang répandu. Au final, la douleur de Merteuil qui se reprend pour se rendre au mariage de la petite Volanges la conduit elle aussi vers la folie. Köpplinger fait pleuvoir ses lettres des cintres, pour montrer que sa correspondance a été portée à la connaissance du plus grand nombre et que, désormais honnie, elle a perdu tout crédit. Malgré l´horreur de ces drames, Cécile de Volanges semble pourtant vouloir prendre la succession de Madame de Merteuil dont elle recueille l´immoral héritage.

     
    Le roman par lettres de Choderlos de Laclos recèle une action complexe dont il s´agit de rendre compte en 2H30 de spectacle. Les scènes se succèdent et s´enfilent à un rythme effréné que Köpplinger est parvenu à rendre en collaboration avec le chorégraphe Adam Cooper. Et sans doute ce rythme est-il une des plus grandes réussites de la soirée. La musique de Schubring, un des meilleurs compositeurs contemporains allemands de comédie musicale, est extrêmement entraînante et soutient le rythme effréné de l´action. Schubring a voulu rendre hommage au compositeur et parolier Stephen Sondhein à qui il a dédié sa partition. Et on se trouve bien avec son écriture musicale dans la tradition des grandes comédies musicales du tournant du siècle. La composition est pleine d´allant, elle utilise un langage musical connu et de bonne facture où l´influence de Sondheim reste marquante, notamment dans le traitement des motifs dramaturgiques. Le résultat de la collaboration entre le parolier-librettiste et le compositeur témoigne par ailleurs d´une parfaire connivence entre les deux hommes. Le chef Andreas Kowalewitz semble comme un poisson vif-argent dans l´eau pour diriger un orchestre dynamisé où les percussions sont très présentes, batterie, tambours et caisses, xylophone.
    Toute la troupe, le soir de la première

    Une distribution excellente porte la création de cette nouvelle oeuvre. Armin Kahl incarne avec un grand talent de comédien et une voix chaleureuse et puissante un Valmont débordant de phéromones au donjuanisme aussi séducteur que maladif. Anna Montanaro, célèbre chanteuse de comédies musicales à qui son talent a ouvert les portes de Broadway et du West-End, chante la Marquise de Merteuil avec une impressionnante présence scénique et un mezzo profond auquel elle imprime les accents cyniques de son personnage machiavélique avec la méchanceté d´une Cruella d´Enfer. Julia Klotz en Présidente donne une des meilleures performances de la soirée, délicieuse par son jeu scénique, avec la représentation de l´évolution de son personnage qui passe graduellement de la vertueuse pudeur et de la réserve du quant-à-soi à la plus violente des passions, et par son beau soprano sensible et lumineux.

    Signe de la réussite d´une soirée très applaudie, on sort du spectacle avec des brides des grands airs dans la tète, comme le Allmächtig de Valmont, le Stark wie die Tod ist die Liebe, plusieurs fois répété, le Liebe macht uns schwach de Merteuil, ou le Erlösen Sie mich de Tourvel.

    Prochaines représentations du 25 au 28 février et du 2 au 6 mars. Réservations au 08921851960 ou en ligne en cliquant ici.

    Crédit photographique Thomas Dashuber

     


    Le Rocky Horror Picture Show revient au Deutsches Theater

    Bad, bizarre and bloody brillant!


    Le Rocky Horror Show de Richard O’Brien revient au Deutsches Theater de Munich du 3 au 22 mars 2015. Cette saison Sky du Mont (du 3 au 15 mars) et Marin Semmelrogge (du 17 au 22 mars) seront sur scène pour jouer la partie du narrateur.

     
    Chansons en  anglais, avec surtitrage allemand, le narrateur présente l´histoire en allemand.
     
    Il s’agit de la reprise de la nouvelle mise en scène présentée sur les scènes allemandes, autrichiennes, suisses et italiennes en 2008/2009. Une mise en scène à laquelle Richard O`Brien a lui-même collaboré et qui avait déchaîné les passions des fans de théâtre rock de Zurich à Berlin. Une comédie musicale mythique présentée pour la première fois en 1973 et qu’ont depuis lors déjà applaudie plus de 20 millions de spectateurs! Beaucoup de spectateurs connaissent de mémoire les paroles des célèbres hits comme, pour ne citer qu’eux, „The Time Warp“ ou „Sweet Transvestite“

    L’histoire

    Janet et Brad décident de se fiancer le jour du mariage de deux de leurs amis. Leur voiture tombe en panne alors qu’ils se rendent chez le docteur Everett Scott. C’est la nuit. Il pleut à torrent. Le couple va demander du secours dans une étrange maison qui se trouve être le lieu de réunion annuelle des Transylvaniens. Leur chef, le Dr. Frank N. Furter, un “transsexuel travesti de Transylvanie”, leur demande d’assister à une expérience qui doit couronner sa carrière: il va donner naissance à Rocky, l’homme idéal. Eddie, un ancien Hell’s Angel victime d’une expérience de Frank, sort du congélateur pour être tué par ce dernier.
    Frank séduit Janet et Brad. Rocky s’échappe et couche avec Janet. Craignant un complot dirigé par Everett Scott, Frank pétrifie tout le monde et le réanime au sein d’un spectacle dont il est la vedette. Mais il est renversé par son valet, Riff Raff, en raison de son extrême décadence. La maison toute entière est transportée par un rayon laser en Transylvanie, laissant seuls au milieu de la nuit Janet, Brad et le Dr. Scott.
    Le Rocky Horror est une comédie musicale participative et ritualisée. Il n’est pas rare de voir des spectateurs déguisés dans un de leurs personnages favoris. On vient à la soirée avec des accessoires comme un journal, du PQ (un rouleau de papier toilette) et un sachet de riz. Le Deutsches Theater met d’ailleurs une panoplie en vente.

    Du 3 au 22 mars 2015

     

  • La mélodie du bonheur (The sound of music) à Munich

     


    Le Salzburger Landestheater (le théâtre salzbourgeois) sera au Prinzregententheater de Munich pour y jouer pour cinq représentations, du 29 mars au 4 avril, The sound of music (en français La mélodie du bonheur), la célèbre comédie musicale qui met en scène la famille von Trapp, une comédie musicale qui a connu un succès monstre à Broadway et qui remporte depuis plusieurs années le même succès à Salzbourg, où elle fut créée par le Salzburger Landesteater en 2011.

     
    C´est en 1959 que Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II ont porté l´histoire de la famille salzbourgeoise von Trapp sur la scène new yorkaise. Le succès en fut tel qu´en 1965 Robert Wise en tourna  avec Julie Andrews dans le rôle principal. Chaque année plus de 300000 personnes se rendent à Salzbourg pour visiter la ville enchanteresse qui offre son splendide décor à cette belle histoire familiale. Des chansons comme  „Edelweiß“, „My Favorite Things“ et „Do-Re-Mi“  sont des chansons dont le succès  a fait le tour de la planète. 
     
    La comédie musicale se base sur le livre autobiographique de Maria Augusta Trapp, intitulé La famille des chanteurs Trapp, dont voici le résumé:
     
    Maria, née Kutschera, postulante à l’abbaye de Nonnberg, à Salzbourg, en Autriche, ne peut accéder au noviciat pour devenir bénédictine, car elle souffre de maux de tête de plus en plus fréquents, et ne peut s’acclimater à la haute altitude. Elle enseigne à l’école de l’abbaye, puis, dans le but de la guérir, la mère supérieure lui demande de s’occuper de la fille d’un aristocrate veuf, ancien capitaine de la marine militaire autrichienne, demeurant à Salzbourg. C’est toute une famille qu’elle doit apprivoiser, en commençant par le baron Georg von Trapp, un homme sensible et à cheval sur les principes. Elle découvre qu’elle est la vingt-sixième gouvernante, bonne ou institutrice, en quatre ans, à s’installer à la villa. Tout en s’occupant à temps plein de la plus jeune des filles, elle en vient à s’occuper de tous les autres enfants. Évoluant dans une maison qui respecte le protocole de la noblesse autrichienne, elle apprivoise les enfants par le biais de la musique et du chant. Elle enseigne différents chants aux enfants, qui ne demandent qu’à les apprendre. C’est au cours d’un exercice que le capitaine von Trapp les surprend, pour son plus grand plaisir. Le capitaine passe de plus en plus de temps avec sa famille et tombe amoureux de Maria, provoquant l’inquiétude de la future religieuse. Mais, avec la bénédiction de la mère supérieure de Nonnberg, Maria épouse finalement le capitaine. Lorsqu’Hitler réalise l’Anschluss avec l’Autriche, la famille Trapp perd sa fortune. Par hasard et par nécessité, les Trapp sont amenés à effectuer des tournées de chant choral en Europe. En 1938, excédés par les demandes des nazis, ils s’exilent aux États-Unis où ils entament une série de tournées.
     
    Ce livre qui mènera à la création de deux films allemands intitulés Die Trapp-Familie (1956) et Die Trapp-Familie in Amerika (1958). 
     
    La comédie musicale s´écarte en partie de l´histoire relatée dans le livre, notamment parce qu´elle romance l´action et la condense sur une période de quelques mois alors qu´elle s´étale dans l´autobiographie sur une douzaine d´années.
     
    Pour préparer la soirée, on peut voir gratuitement  sur archive.org le film allemand de 1956.
    A partir du 29 mars jusqu’au 4 avril 2015
     
    Distribution 

    Milica Jovanovic, Maria Rainer
    Uwe Kröger, le capitaine von Trapp
    Marianne Larsen/Frances Pappas,la Mère supérieure
    Franziska Becker, Elsa Schrader
    Hanna Kastner, Liesl von Trapp
    Philipp Andreas Sievers, Rolf Gruber

    et des membres de la troupe du Salzburger Landestheater et de la Theaterakademie August Everding

    L´orchestre du  Staatstheater am Gärtnerplatz est placé sous la direction de Peter Ewaldt

    Mise en scène d´Andreas Gergen et Christian Struppeck
    Chorégraphie de Kim Duddy


     

    La comédie musicale Elisabeth au Deutsches Theater

    La vie de l´Impératrice Sissi mise en scène

    La comédie musicale de langue allemande actuellement représentée au Deutsches Theater de Munich a été écrite par Sylvester Levay (musique) et Michael Kunze (livret). Elle nous raconte l’histoire d’Élisabeth de Wittelsbach, plus connue sous le nom d’Impératrice Sissi. Comme il se doit, la première eut lieu en 1992 à Vienne. Depuis lors, plus de dix millions de spectateurs ont assisté au spectacle de par le monde. La véritable histoire de Sissi est devenue la plus célèbre des comédies musicales de langue allemande. Le Deutsches Theater reprend jusqu´au 7 juin 2015 la production dans la mise en scène conçue en 2008 par Harry Kupfer avec les décors très réussis de Hans Schavernoch.
     
    Le destin de la belle Impératrice d’Autriche touche et fascine des générations entières depuis plus d’un siècle. Tout le monde connaît les films avec l’inoubliable Romy Schneider dans le rôle de Sissi et Karlheinz Böhm dans celui de l’empereur François Joseph. Michael Kunze et Sylvester Levay ont abordé la fascinante personnalité de Sissi (ou de Sisi, les Autrichiens optant pour une orthographe avec un seul S) sous un tout autre angle: ils refusent le kitsch et décrivent le chemin de vie de l’Impératrice avec ses hauts et ses bas, ses bonheurs et ses doutes, son engagement et son retrait.
     
    Les auteurs lui prêtent une histoire d’amour avec la Mort (qui est bien un homme, car le nom “mort” est masculin en allemand). Michael Kunze a placé cette figure masculine aux côtés d’Elisabeth, une figure androgyne qui personnifie la personnalité profonde de Sissi. Et cela fait hélas sens: le destin de Sissi est en effet éminemment tragique. Le metteur en scène balafre d´ailleurs la scène d´une grande passerelle oblique en forme de coutelas, comme si la Parque rodait omniprésente autour de la vie de l´héroïne.  D´entrée de jeu, le cadavre d´un suicidé y pend au bout de sa corde. On est prévenu, on ne vient pas ici pour écouter une histoire de princesse de conte de fées. C´est là d´ailleurs l´ambiguïté de Sissi: une ravissante jeune fille que tout appelait à vivre une vie heureuse et comblée tombe amoureuse de l´Archiduc d´Autriche, l´épouse et se retrouve écrasée par les conventions, le protocole et une belle-mère rigide et dominatrice. Un autre personnage sert de fil et de narrateur, c´est l´anarchiste italien assassin de Sissi, qui apparaît en entrée de la comédie, et qui la termine par le geste tragique que l´on sait. Le chanteur qui l´interprète revient constamment en scène sous diverses apparences, témoin omniprésent et acteur fatal de la vie de l´Impératrice. De noirs corbeaux, représentés par des figurants porteurs d´une  grande aile noire unique à longues rémiges menaçantes circulent sur scène comme autant de porteurs de malheurs et de mauvais présages.
     
    Le metteur en scène devait résoudre le problème de l´absence totale d´unité de lieu: l´action se déroule dans toute l´Europe, de la Bavière à Bad Ischl, de Bad Ischl à Vienne, à Budapest et en Italie, puis, lorsque Sissi se met à voyager à Madère ou à Corfou, en croisière, ailleurs encore….La technique contemporaine du décor photo ou vidéo est sollicitée pour le fond de scène, avec ses panneaux coulissants s´ouvrant pour laisser pénétrer les acteurs, et, combinée à de grands objets de décor, donne des effets saisissants, on se trouve avec Sissi sure la grande roue du Prater dont les nacelles portent pour l´occasion les aigles impériales, des photographies prises  sous des angles souvent inhabituels nous entraînent à la Hofburg de Vienne, à la Cour de Budapest ou au Cap Sounion. Ici un grand char impérial trône sur scène avec une tète de mort comme décoration d´un de ses essieux, là le plus célèbre des tableaux représentant Sissi est présent lui aussi, il s´anime et l´impératrice en descend. 
     
    Si les décors et la mise en scène sont très réussis, si les chanteurs (trois casts différents alternent sur la période de représentations) et l ´orchestre donnent le meilleur d´eux- mêmes, le bémol vient de la composition de Sylvester Levay, beaucoup trop répétitive et dont les leitmotiv manquent de relief et de définition. Les appels lancinants constamment repris par divers personnages qui chantent le nom de l´impératrice deviennent vite lassants. Mais les vicissitudes de la vie de l´Impératrice sont bien rendues et la mise en scène compense largement la faiblesse de l´écriture musicale, qui offre d´ailleurs quelques grands airs de qualité, comme le célèbre Ich gehör nur mir. Les décors et les somptueux costumes font le reste. Ceux que le destin tragique de Sissi fascine y trouveront largement leur compte.
     
    Selon la programmation, on retrouvera avec plaisir de grands interprètes de comédies musicales comme, entre autres, Roberta Valentini, une Bavaroise de souche, en Impératrice Sissi, Marc Seibert qui chante le personnage de la Mort avec une grande élégance scénique, ou Maximilian Mann en Empereur François Joseph
     
    Une production de Semmel Concerts.
     
    Du 26 mars au 7 juin 2015 au Deutsches Theater de Munich.
    Les réservations en ligne sont déjà ouvertes: cliquer ici puis sur tickets.
     
     

    Chantons sous la pluie au Theater-am-Gärtnerplatz

    Un Singin’ in the rain! enchanteur à Munich

    Avec la comédie musicale Singin´ in the rain, le metteur en scène Joseph Köpplinger nous a à nouveau offert le meilleur de lui-même, et ce meilleur est excellentissime. Cet homme a le génie de l´opérette et de la comédie musicale au corps, il a l´amour du public et du spectacle populaire, c´est un faiseur de joie, un magicien de la scène. Et pour ce faire, il sait s´entourer des meilleurs talents.
    Pour ce Chantons sous la pluie, il s´est associé le concours de la chorégraphe berlinoise Ricarda Regina Ludigkeit avec laquelle il avait déjà réalisé un mémorable Tschitti Tschitti Bäng Bäng. Ensemble ils ont conçu un spectacle de théâtre musical de danse et cinématographique magnifiquement chorégraphié et étonnant de trouvailles, qui tout à la fois retransmet la saveur du film original et brille d´inventivité. Le cinéma est bien évidemment très présent. Pendant que l´orchestre joue l´ouverture, une fenêtre du décor voit se dérouler le générique d´un film qui présente les acteurs et les collaborateurs de la comédie musicale. Ensuite, à diverses reprises, des films, muets puis parlants, sont projetés en suivant le déroulement exact du scénario original. Les projections sont faites à l´occasion des premières des films de Lina Lamont et Don Lockwood, ou des bouts d´essai et des previews présentés chez le producteur. Le noir et blanc s´imposait bien entendu, et les films ont été tournés en rendant bien l´atmosphère et les possibilités techniques de cette époque où le cinéma muet est devenu parlant. Les décors et les costumes sont à l´avenant, ils sont de  Rolf Langenfass, qui a trouvé des solutions ingénieuses pour évoquer les différents lieux de l´action en nous offrant une peinture joyeuse du Hollywood de la fin des années 20. Un vrai régal de carton-pâte, avec tout le tralala du glamour, et, histoire du music-hall oblige, un grand escalier très Broadway des plus réussis sur lequel les metteurs en scène réussissent à signer une magnifique chorégraphie de la chanson-titre, avec un ballet des parapluies original qui n´a rien à envier à celui de Fred Astaire.
     
    Daniel Prohaska (Don Lockwood)
    Tout cela est joué par une troupe de merveilleux acteurs. Daniel Prohaska au meilleur de sa forme déploie ses multiples talents d´acteur, de danseur bondissant, souple et élégant, qui s´est initié au métier des claquettes à un point de maîtrise étonnant, et de chanteur à la voix vibrante et tonique. Il fait preuve d´une vitalité et d´une énergie qui laisse le public sans voix, quand on se rend compte de la présence en scène quasi continue que le rôle exige. Un grand acteur, un grand chanteur doublé d´un athlète de la scène, un des meilleurs rôles de ce délicieux comédien et chanteur, qui en affiche déjà de nombreux à son palmarès. Il forme un duo de rêve avec son partenaire de scène Cosmo interprété par le fougueux et bondissant Peter Lesiak, tout aussi athlétique et énergique, capable d´acrobaties scéniques ébouriffantes. A deux ils nous ont donné un Make ´em laugh d´anthologie! Lina Lamont est interprétée par une grande comédienne, Bettina Mönch, débordante de drôlerie dans son jeu de scène d´actrice glamoureuse dotée d´un ego aussi stupide que démesuré, avec un travail de la voix sensationnel: cette chanteuse déforme ici avec conviction sa voix pour incarner le personnage de Lina affligée d´une voix nasillarde et criarde et d´un cheveu sur la langue d´une épaisseur peu commune. On se souvient ici à Munich de son talent, où on a pu l´entendre en Kaa dans le Livre de la jungle ou en  Princesse Fiona dans Shrek. En Lina, elle brûle les planches! Son pendant féminin inversé, la Kathy de Singin´in the rain, est interprété avec une sensibilité très touchante par la délicieuse Nadine Zeintl dont la voix porte le langage du coeur, et qu´on se réjouit de retrouver dans ce rôle après qu´elle nous ait récemment fasciné dans Cabaret ou la Princesse du cirque. Les seconds rôles sont tout aussi bien distribués, avec notamment le producteur d´Erwin Windegger et le réalisateur de Frank Berg, ou la Dora Dailey de Dagmar Hellberg qui interprète encore trois autres rôles.
     
    L´orchestre est placé sous al direction enjouée de Jeff Frohner. Danseurs, choristes et figurants débordants d´enthousiasme et de talent contribuent faire de ce spectacle détonant une explosion de joie pour un des meilleurs moments de la saison. 
     
    Un spectacle du Theater-am-Gärtnerplatz à ne pas manquer qui se joue jusqu´au 25 mai (les 7, 8, 9, 12, 24 et 25 mai) au Prinzregententheater. Réservations par téléphone au 089/21851960 ou par internet en cliquant ici.
     
    Crédit photographique: Marie-Laure Briane
  • Délire au Deutsches Theater: le Rocky horror picture show est de retour!

     
    Évènement désormais traditionnel et très attendu, la comédie musicale de Richard O’Brien créée en 1973 est depuis hier soir à nouveau à l´affiche du Deutsches Theater de Munich pour une durée de trois semaines, et connaît un tel succès qu´elle est déjà reprogrammée pour une semaine au mois d´aout. La mise en scène munichoise est la reprise de la nouvelle mise en scène présentée sur les scènes allemandes, autrichiennes, suisses et italiennes depuis 2008/2009, une mise en scène à laquelle Richard O`Brien a lui-même collaboré et qui avait déchaîné les passions des fans de théâtre rock de Zurich à Berlin. Plus de 20 millions de spectateurs ont déjà applaudi la comédie musicale depuis sa création en 1973! 
     
    Le Rocky horror picture show a été adapté au cinéma en 1975 sous le titre The Rocky Horror Picture Show. Le film est projeté sans interruption depuis sa sortie à travers le monde à Paris, à Londres, à New York, et à Toronto, pour ne citer que ces villes, et à Munich où il est diffusé chaque semaine depuis juin 1977 au Museum Lichtspiele.
     
    La comédie musicale est un hommage aux films de série B d’épouvante, dont des extraits sont projetés pendant que le public s´installe dans la salle. La pièce est prétexte à un délire musical rock and roll, sexuellement débridé et plein d’humour. Tant la comédie musicale que le film sont devenus l´objet d´un véritable culte avec  un grand nombre de zélateurs qui ne viennent pas seulement au spectacle pour y assister et s´y divertir passivement mais pour y participer et y intervenir depuis la salle de manière interactive. Avec le temps cette interactivité a évolué:  certains fans viennent au spectacle grimés et travestis comme les personnages. Dans le hall d´entrée on croise surtout quelques sosies de Frank-N-Furter, ce travesti bisexuel venu de la planète Transexual de la galaxie Transylvania. Puis, pendant le spectacle, certains d’entre eux invectivent en criant boring! ( ennuyeux, chiant!) le narrateur de la soirée qui doit nécessairement etre interprété par un acteur chevronné au moral bien trempé et ayant le sens de l´humour et de la répartie sarcastique. Au Deutsches Theater il est brillamment interprété par Sky du Mont (jusqu´au 15 mars), un acteur qui a joué dans une série de films cultes, dont un des films les plus hilarants du cinéma allemand Qui peut sauver le Far West ? (Der Schuh des Manitu)  réalisé par Michael Herbig en 2001. Les fans qui connaissent  les célèbres hits de la comédie musicale par coeur (pour ne citer qu’eux, „The Time Warp“ ou „Sweet Transvestite“) dansent et chantent avec les comédiens. Toute la soirée prend l´allure d´un véritable rituel: on apporte du riz pour le jeter lors de la scène du mariage, un journal se protéger pour celle de l’orage et des pistolets à eau pour asperger ses voisins, un drapeau écossais à agiter lorsque Brad s’exclame « Great Scot ! », des confettis et du papier toilette qu´ils jettent sur le public. 
     
    L’histoire
     
    Janet et Brad décident de se fiancer le jour du mariage de deux de leurs amis. Leur voiture tombe en panne alors qu’ils se rendent chez le docteur Everett Scott. C’est la nuit. Il pleut à torrent. Le couple va demander du secours dans une étrange maison qui se trouve être le lieu de réunion annuelle des Transylvaniens. Leur chef, le Dr. Frank N. Furter, un “transsexuel travesti de Transylvanie”, leur demande d’assister à une expérience qui doit couronner sa carrière: il va donner naissance à Rocky, l’homme idéal. Eddie, un ancien Hell’s Angel victime d’une expérience de Frank, sort du congélateur pour être tué par ce dernier.
     
    Janet et Rocky
    Frank séduit Janet et Brad. Rocky s’échappe et couche avec Janet. Craignant un complot dirigé par Everett Scott, Frank pétrifie tout le monde et le réanime au sein d’un spectacle dont il est la vedette. Mais il est renversé par son valet, Riff Raff, en raison de son extrême décadence. La maison toute entière est transportée par un rayon laser en Transylvanie, laissant seuls au milieu de la nuit Janet, Brad et le Dr. Scott.
    Renseignements pratiques
    Inutile d´apporter votre sac de riz et votre rouleau de papier de toilette, le Deutsches Theater met une panoplie en vente.

     
     
    Le spectacle se joue du 4 au 9 aout 2015.
     

    Bob Dylan, The Times They Are a-Changin’, au Deutsches Theater de Munich

    The Times They Are a-Changin’ (1964) est le troisième album de Robert Allen Zimmermann, alias Bob Dylan, auteur-compositeur-interprète américain de folk rock. La chanson la plus connue en est comme il se doit The Times They Are a-Changin’, une chanson qui exprime bien l’état d’esprit des années 1960 qui a conduit à la contestation contre l’ordre établi de la fin  de  cette décennie. En 2004, elle fut classée au 59e rang des 500 meilleures chansons de tous les temps par le magazine musical Rolling Stone.
     
    Le pari du Badisches Staatstheater de Karlsruhe de produire une revue avec 20 des meilleures chansons sur les 461 que Bob Dylan a composées à ce jour, interprétées par un chanteur allemand du vivant même de leur auteur, pourrait sembler tenir de la gageure. Il a pourtant été remporté haut la main par le musicien, auteur et metteur en scène Heiner Kondschak qui est à la base de l´ensemble de la revue: il en a écrit le scénario, a effectué les arrangements et s´est chargé de la mise en scène. Life is a carnival, la vie est un carnaval, le carrousel de la vie tourne, et la vie de l´un des plus grands auteurs-compositeurs se déroule sous nos yeux du 20ème siècle tout au long des trois heures que dure ce fascinant spectacle avec des anecdotes de la vie de Dylan et l´évocation de moments significatifs de l´histoire de la vie américaine, principalement musicale bien entendu. Cela commence par un freak-show à Nest Hibbing, la localité où Dylan a grandi. La vie de Dylan est narrée par un présentateur très freak, l´excellent acteur Hagen von der Lieth qui déploie ses dons de conteur pour nous faire revivre le parcours de Bob Dylan.
     
    Bob Dylan est interprété par Florian Hertweck, un acteur natif de Karlsruhe. Florian Hertweck est étonnant de mimétisme dans son interprétation de la carrière de Bob Dylan. Il s´accompagne lui-même à la guitare et témoigne d´une sensibilité musicale inouïe qui indique une longue familiarité et une histoire d´amour avec la musique de Dylan, dont il rend parfaitement l´esprit sans copier servilement Dylan et tout en imprimant son style personnel. Pour l´accompagner à l´arrière-plan on retrouve Heiner Kondschak et ses musiciens, placés sur un large podium de fond de scène, devant un rideau lamellé irisé et sous des boules à facettes comme les affectionnaient les dancings des années soixante. Quatre acteurs interprètent des personnages qui ont joué un rôle significatif dans la vie de Bob Dylan ou dans la vie politique et musicale américaine, et cinq musiciens jouent sur une impressionnante variété d´instruments cette musique qui ranime des souvenirs d´une période qui semble bien perdue avec des chansons magnifiques et inoubliables comme Blowin’ In The Wind, Knockin’ on Heaven’s Door, Like a Rolling Stone ou Hurricane. Les artistes interprètent avec brio plus de 40 rôles! Jens Koch, qui apparaît d´abord en tutu,  joue de sa rondeur pour incarner Wooddy Guthrie, Elvis ou…Martin Luther King, avec un fabuleux talent de bête de scène. Anna Magdalena Beetz est émouvante en Joan Baez, elle a une voix magnifique et un beau talent d´actrice, comme au moment où elle imite Liz Taylor dans une scène d´ébriété de Qui a  peur de Virginia Woolf?
     
    Tous ces excellents artistes ont reçu l´hommage  mérité d´un public déchaîné.
     
    Mise en scène et direction musicale de Heiner Kondschak
    Décors et costumes de Nadia Fistarol, qui réussit à merveille la reconstitution des milieux alternatifs et contestataires des années soixante. Avec notamment Jens Koch en Elvis ou Bill Clinton,  Monika Wiedemer en Marylin ou Hillary Clinton et  Anna-Magdalena Beetz en Joan Baez, Liz Taylor ou…Neil Armstrong. Sans oublier les magnifiques solos pour guitare de Hans Reffert.
     
    Jusqu´au 2 aout 2015 au Deutsches Theater de Munich.
  • La comédie musicale ‘Ich war noch niemals in New York’ est à Munich !

    Après Hambourg, Tokyo, Berlin ou Zurich, et pour la première fois à Munich, le Deutsches Theater présente pendant trois mois, jusqu´au 3 janvier 2016, Ich war noch niemals in New York, la comédie musicale composée sur bases des tubes d´Udo Jürgens, une des plus importantes figures de la chanson allemande des dernières décennies.

    Depuis quelques jours Munich vibre d´émotion au rythme des tubes d´Udo Jürgens, et tout Munich se presse aux portes du Deutsches Theater pour assister à la comédie musicale basée sur une vingtaine des plus grands classiques d´Udo Jürgens que, depuis sa création en 2007 à Hambourg, plus de quatre millions de spectateurs ont déjà vue. Le titre de la comédie,  Ich war noch niemals in New York, est celui d´un tube célèbre, – en allemand on parle d´un ‘Schlager’-,  qu´Udo Jürgens a lancé en 1982. A partir de l´idée contenue dans cette chanson,  Gabriel Barylli et Christian Struppeck ont imaginé un scénario , dans lequel l´amour règne en maître. La comédie met en scène trois couples, deux couples hétéros et un couple homo, qui sont chacun confrontés á diverses difficultés de la vie: un couple tiraillé entre l´amour et le carriérisme, un couple de seniors qui se sont rencontrés dans un home et qui veulent prouver qu´on peut réaliser un reve malgré les difficultés liées au vieillissement et un couple de gays menacé par la haine homophobe de leur voisinage. L´amour triomphe à tous les coups: l´ égoïsme carriériste, le jeunisme et l´homophobie n´ont pas droit de cité dans le monde romantique de l´auteur de Merci, chérie. La comédie musicale fonctionne comme une magnifique machine à produire de l´émotion avec un  crescendo parfaitement orchestré, on a la gorge serrée et on pleure beaucoup, surtout pendant le deuxième acte qui aligne les plus grands succès d´Udo Jürgens, Elle se termine par un happy end total.

     

    Synopsis

    Les auteurs de la comédie musicale ont imaginé l´histoire d´un love boat, d´une luxueuse croisière qui mène en chansons les protagonistes vers la destination mythique de la métropole américaine où brûle le flambeau de la Liberté. Une femme et un homme âgés, Maria et Otto,  se sont rencontrés dans le home ou leurs enfants débordés par le travail les ont placés. Le home, dirigé par une femme autoritaire aux allures de kapo, ressemble davantage à un lieu d´enfermement qu´à une maison de soins et de repos. Maria et Otto rêvent de liberté et, malgré leur dénuement financier, décident de s´enfuir et de faire une croisière qui leur permettra de réaliser leur rêve, se marier aux pieds de la Statue de la Liberté. Peu après leur fuite, leurs enfants respectifs, qui ne se connaissent bien évidemment pas,  se présentent au home pour leur visite annuelle. Lisa, la fille de Maria, est une présentatrice de télé dont les émissions connaissent un succès grandissant et dont la carrière est en passe d´etre couronnée par un prix important pour lequel elle est nominée et part grande favorite. Axel, le fils d´Otto, un photographe animalier qui passe sa vie dans les jungles du monde, arrive au home accompagné de son gamin. La directrice du home les informe que si leurs parents n´ont pas réintégré leurs chambres dans la semaine ils seront exclus du home. Au vu des circonstances et malgré leurs désaccords et une inimitié évidente, Axel et Lisa, accompagnés de l´enfant, se lancent dans une course poursuite burlesque qui les mènera de l´agence où leurs parents ont réservé une croisière en last minute à Trieste, le port d´embarquement du navire à destination de New York, où le bateau part sous leurs yeux sans qu´ils parviennent encore à y embarquer. Ils le rattraperont à Gênes où il fait encore étape. Lisa a également convoqué son maquilleur, Florian et son petit ami grec Costa, qui doivent la préparer pour sa prochaine émission à la télé. Tout ce beau petit monde se retrouve sur le bateau. les tableaux se succèdent en chansons et au fil de l´action l´animosité et l´incompréhension se transforment en réconciliations familiales et en célébration de trois grands amours. Alors que Lisa et Axel sont passés de l´inimitié à l´amour passionné, on apprend que Lisa aura le prix et qu´un hélicoptère viendra la récupérer sur le bateau pour qu´elle puisse assister à la soirée de remise des prix. Elle veut emmener sa mère avec ses assistants et sacrifier son amour à sa carrière, mais Maria s´y refuse. Lisa partira seule. Pourtant, au moment où tout le monde la croit partie, elle apparaît en grande robe de soirée, au dernier moment elle a renoncé à son départ pour essayer de se réconcilier avec l´homme qu´elle aime et qu´elle a fortement  blessé. L´amour et la réconciliation familiale triomphent: Maria et Otto se marieront au pied de Miss Liberty et ne retourneront pas dans le home-goulag mais iront vivre dans la demeure de Lisa qui déménagera chez Axel. Les deux couples promettent de se visiter souvent. Florian et Costa, que des voisins haineux veulent chasser de leur appartement, iront vivre sur l´ile grecque dont Costa est originaire. 
     
    Ich war niemals in New York est un cocktail subtil d´humour et de profondeur psychologique. si Udo Jürgens a touché tant de générations de germanophones, c´est que ses tubes comportent une dimension humaine qui met la relation entre les etres et l´amour de l´autre et des autres au coeur de l´existence. Ecouter Udo Jürgens, c´est approcher de près le caractère foncièrement romantique des Allemands qui se sont nourris et se nourrissent encore de sa musique. La mise en scène restitue bien l´esprit des années soixante, avec une tendance non négligeable au cliché largement compensée par une belle efficacité scénique, à laquelle contribuent avec bonheur les chorégraphies de Kim Duddy. Avec cela, un plateau d´interprètes plus extraordinaires les uns que les autres. Pendant tout le mois d´octobre, le role de Maria est tenu par les fameuses soeurs jumelles Ellen et Alice Kessler, qui jouent en alternance. Peter koch pose un Otto aussi fragile qu´attachant. La Lisa de Sarah Schütz brille par une forte présence scénique et la beauté d´une voix puissante et fort bien projetée. Karim Khawatmi est tout simplement absolument fabuleux en Axel, on croirait parfois entendre Udo Jürgens interpréter ses chansons!
     
    Au Deutsches Theater, jusqu´au 3 janvier 2016, du mardi au dimanche à 19H30, les samedis et les dimanches également en matinée à 14H30.
    Tel. 089552344444
     

Deux comédies musicales sont à l´affiche: Das Lächeln einer Sommernacht de Stephen Sondheim, que Jospeh Köpplinger mettra en scène et le fameux opéra rock Hair, dont la mise en scène est confiée à Gil Mehmert, un metteur en scène très apprécié tant en Allemagne qu´en Autriche. 

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A propos de l'auteur

Luc Le Belge est expatrié à Munich, en Bavière et vous fait découvrir la belle ville de Munich aux multiples attraits et à l’actualité culturelle très dense, mais aussi la société bavaroise, qui est si particulière en Allemagne…Un Belge à Munich : le blog

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