Korcula croisière en voilier sur l'Adriatique

Merveilleuse croisière en Croatie et en Grèce pour explorer une mer légendaire

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A la seule évocation du nom Méditerranée, le voyageur imagine les rivages de cette mer mythique enserrée entre Europe du Sud, Afrique et Asie. Son nom rime avec une évasion ensoleillée pendant une grande partie de l’année sur des plages paradisiaques. Mais comment mieux explorer les facettes d’une mer qu’en la découvrant en bateau, au fil de ses flots? Que diriez-vous d’embarquer pour une semaine à la découverte des essentiels de la Méditerranée en croisière? Nos coups de coeur.


Une croisière sillonnant la Méditerranée est de loin la meilleure manière de comprendre l’histoire de cette mer et ce qu’elle a apporté à ses littoraux. Outre les grands classiques entre Barcelone, Gênes et Rome, les croisières sur la façade maritime des Balkans dans l’Adriatique, dans les îles grecques, ou entre Athènes et le Péloponnèse, ou jusqu’aux rives du Bosphore à Istanbul, devraient s’imposer si vous avez envie d’escapades à la fois culturelles, historiques et naturelles. Car la Méditerranée, c’est plusieurs mers en une et autant de paysages, d’histoires, de traditions et de saveurs. La Méditerranée, c’est un carrefour depuis des millénaires ; un univers d’échanges, de rencontres entre les peuples et d’influences que chaque mer intérieure du bassin raconte à sa manière. L’Adriatique, la mer Egée, la mer Noire, ce sont aussi des portes ouvertes vers une Méditerranée, qui ne se limite pas à du farniente sur les plages ou dans les jolies criques sauvages, même si vous pourrez aussi en profiter.

Les merveilles de l’Adriatique en huit jours

L’Adriatique invite à s’immerger dans cette mer quasi fermée qui fut pendant des siècles dominée par la puissance de la Sérénissime. L’agence Ponant propose une sélection très intéressante dont une croisière en Croatie le long de la côte dalmate, à la découverte des plus beaux sites naturels, des îles ou des cités et patrimoines culturels, selon votre préférence. Il semble donc évident que Venise soit le point de départ de toute croisière pour appréhender le rôle central qu’à joué cette ville des Doges unique dans le développement économique, historique et culturel de cette sphère s’étendant jusqu’à l’Albanie. Le littoral de l’Istrie, de la Dalmatie jusqu’aux bouches de Kotor au Montenegro et les belles îles dalmates de Korcula et Hvar sont des étapes incontournables d’un séjour où l’on admire l’essentiel de la Croatie en 8 jours.

Du littoral dalmate, on retient Split, l’élue de Dioclétien, et la plus confidentielle Sibenik, dont le charme est bien plus évident que son manque de renommée touristique par rapport à sa voisine Zadar. Toutes deux sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco et révèlent leurs ruelles pavées et ombragées, leurs cathédrales, Saint Jacques et Saint Domnius, les façades de quelques anciens palais médiévaux ou encore leurs fortifications protectrices. A Split, l’attraction majeure reste le palais de Dioclétien, chef d’oeuvre préservé malgré les affres de l’histoire, dont le mausolée de l’empereur a été converti en cathédrale au VIIème siècle. Dotée de son campanile au XIIème siècle, Saint Domnius reflète l’influence vénitienne typique de la majorité des églises de la région. Exception faite de Sibenik justement.

palais de dioclétien Split (1)

Aller à Split sans se balader sur sa riva bordée de palmiers et animée par d’agréables terrasses, ce serait comme aller à Nice sans aller sur la promenade des Anglais. Inimaginable. Mais ce qu’on aime aussi c’est l’ambiance du marché alimentaire quotidien, où l’on trouve encore quelques petits producteurs locaux venus vendre leurs fruits et légumes, leurs huiles d’olive, leurs fromages et leur prsut, le jambon sec fumé dalmate. Une occasion de déguster ces saveurs typiques de la région.

port de hvar et forteresse espagnole

Hvar et Korcula ne se résument pas à leurs capitales. Ces bouts de terre parsemés de vignes, d’oliviers, de cyprès, et de champs de lavande et d’agriculture ont leur identité propre. Pour les insulaires, on n’est pas tout à fait en Croatie, bien que tout mais bien sur des terres à part. Mais les villes de Hvar et Korcula constituent bien sûr le centre névralgique et leur meilleur condensé de l’histoire de ces petites villes. Quand on a fait escale dans la baie de Hvar, on n’a qu’une idée : pouvoir y revenir et y passer plus de temps. Une halte ne suffit pas à s’imprégner de tout ce que cette capitale de 2000 habitants en temps normal offre aux voyageurs, surtout quand on prend le temps de grimper jusqu’à la forteresse espagnole et Tvrđava Fortica pour prendre de la hauteur et admirer la large baie et la couleur azurée de ses eaux.

Korcula, considérée par certains comme l’île natale de Marco Polo, est aussi l’une des villes fortifiées les mieux préservées de l’Adriatique, avec Dubrovnik et Kotor que l’on découvre lors de cette croisière. Son environnement est des plus attractifs, et la vue sur les îles environnantes, sa campagne parsemée de vignobles, ses petites criques à l’eau turquoise, en font une des étapes préférées des voyageurs.

Vieille ville de Korcula

Vient ensuite la Star du circuit, Dubrovnik, la ville qui fait peut-être le plus rêver avec Venise et qui n’a pas volé sa réputation de “perle de l’Adriatique”. En dépit de sa beauté évidente et de ses airs de musée à ciel ouvert, on n’oublie pas les désagréments du tourisme de masse en été. C’est pourquoi une croisière au printemps ou à l’automne, me semble plus judicieuse pour éviter les foules de touristes envahissants et pas toujours respectueux des lieux, hélas. Le tour des remparts, les vues sur les toits de tuiles rougies, les clochers des églises et des monastères complète la magie à la vue de l’Adriatique et des îles voisines depuis les hauteurs des fortifications. La visite de la cathédrale Saint Blaise et du Palais des recteurs, une balade rapide sur le Stradum et surtout des flâneries dans les ruelles adjacentes en pente, donnent un aperçu des trésors de la vieille ville de Dubrovnik. Quant aux plus motivés, ils apprécieront encore de prendre de la hauteur en empruntant le funiculaire jusqu’au mont Srd qui protège la ville et réserve une vue panoramique sans équivalent.

Panorama sur la vieille ville de Dubrovnik

On quitte une perle pour en découvrir une autre. La “perle du littoral montenegrin”, Kotor, toujours associée dans l’esprit du touriste à ses splendides bouches a beaucoup à dire aussi et les points d’attractions ne se concentrent pas tous dans la ville elle-même. La capitale littorale, ceinturée par ses fortifications et condensé des influences religieuses du Montenegro, prolonge la leçon d’histoire que donnent les plus belles villes de l’Adriatique. Depuis la citadelle surplombant la vieille ville à flanc de montagne, on admire l’un des plus beaux points de vue sur le golfe de Kotor, à tort considéré par certains comme le plus grand fjord méridional.

Centre de la vieille ville de Kotor

Car les bouches de Kotor, c’est aussi une carte postale qui contribue à faire rêver la plupart des voyageurs : Perast, avec son clocher et ses palais vénitiens, et surtout l’îlot de Gospa od Skrpjela, où se trouve une chapelle en hommage à tous les hommes de la région, morts en mer.

Montenegro baie de kotor Chapelle Notre dame des rochers

Sur le chemin du retour vers Venise, on fait étape à Rovinj, l’istrienne romantqiue. Plus que Pula, surtout connue pour son amphithéâtre, Rovinj incarne la poésie de l’Istrie bleue. On flâne dans cette ravissante petite cité médiévale aux façades colorées, qui est toujours une source d’inspiration pour les voyageurs. Quelle que soit la luminosité dont elle bénéficie, Rovinj ressemble à un tableau impressionniste. Elle varie selon l’humeur et la météo, en affichant tantôt ses couleurs soutenues de la période estivale et printanière, tantôt des tons plus pastels et doux, en particulier à l’automne.

ROVINJ en istrie

Cette croisière en Croatie pour visiter l’essentiel des incontournables en une semaine jusqu’au Montenegro est très riche et variée. Mais la croisière privilégiant les îles dalmates n’a rien à lui envier, si vous préférez les escapades insulaires pour prendre la mesure de cette Dalmatie un peu à part, par rapport à la Dalmatie continentale et littorale.

Entre Zadar et Kotor, vous en prendrez aussi plein la vue lors de votre passage dans l’archipel des îles Kornati aux paysages lunaires et falaises magistrales, puis votre visite de la charmante Trogir, avant de rejoindre une île peu connue des touristes, et qui leur a longtemps été interdite jusqu’aux années 90 : l’île de Vis. Ce petit bout de terre d’à peine 15 km a servi de lieu de tournage au film Mamma Mia 2 et il révèle cette insularité rurale, ces modes de vie tournés exclusivement vers la pêche vivrière et des techniques de pêche encore artisanales. Hvar, Korcula, Dubrovnik et Kotor complètent le programme de la semaine.

Paysages et criques des iles Kornati
Iles Kornati

Croisière dans les îles grecques ; cartes postales de la mer Egée

Pour beaucoup de touristes, un séjour dans les îles grecques se résume au choix d’un hôtel club dans un offre vol + hôtel. Les îles grecques font partie des destinations phares en Europe en été, mais comment pourrait-on appréhender la variété et la beauté de ses îles en se contentant d’une ou deux excursions achetées auprès de l’hôtel? Au-delà de la carte postale des villages blancs avec leurs églises aux clochers et coupoles azurés, et leurs moulins, une croisière au départ d’Athènes est une invitation au dépaysement instantané. D’île en île, on part à la découverte d’un art de vivre millénaire, de paysages et de villages mais aussi de saveurs. Une gastronomie simple et authentique, qui concentre le meilleur des ingrédients et des produits la Méditerranée.

Dans l’archipel du Dodécanèse, Patmos, reconnaissable à sa forme d’hippocampe, annonce la couleur avec ses plages de sable blanc qui se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres, à Paradia Agriolivado et Lampi notamment. Si les villages de Skala et Hora ont leur charme, ce qui fait la renommée de Patmos, c’est bien l’héritage religieux orthodoxe que révèle le monastère Saint-Jean-le-Théologien et la grotte de l’Odyssée. Une visite envoûtante que l’on soit croyant ou pas.

église de oia sur l'île de santorin

L’archipel de Santorin, façonné par l’activité volcanique, impressionne avec ses falaises abruptes. Thera et Oia avec son château surplombent la mer. La baie paisible avec ses barques et ses bateaux reflète ce quotidien des petits villages de pêcheurs, où la vie semble avoir un tout autre rythme que celui trépident de la mer. Tout est rythmé par et pour elle, les habitants se plient à ses caprices et vivent de ce qu’elle offre comme subsistance.

Point de départ privilégié pour randonner sur les corniches, Oia est une incarnation des villages les plus typiques des îles grecques. Ses maisons en partie troglodytes et imbriquées les unes dans les autres descendent le long de la pente, et flirtent avec la mer. L’île de Santorin est née de l’explosion d’un volcan, et c’est lors d’une randonnée longeant le bord de la caldeira de Santorin que l’on prend conscience de ce relief torturé, quasi lunaire. Le cratère a été submergé, tandis que les falaises s’enfoncent

oia vue de la ville et de la caldeira de santorin

Impossible d’aller dans les îles grecques sans faire un détour par l’archipel des Cyclades. Parmi les quelques 250 îles qu’il compte, c’est dans la minuscule Délos que l’on revisite quelques pages de la mythologie, puisqu’ici seraient nés Apollon et Artémis. Quelques hommages comme le sanctuaire d’Apollon, les temples d’Isis et Dionysos, font de Délos une sorte de musée à ciel ouvert, avec un riche patrimoine archéologique racontant l’évolution des civilisations égéennes, tandis que l’ascension sur le mont Kynthos réserve un point de vue imprenable sur les paysages arides et les îles environnantes.

Réputée pour son côté festif, Mykonos ne se limite pas à la beauté de ses plages et à sa succession de moulins. Elle est l’une des îles les plus connues des Cyclades, et sûrement celle qui affiche l’architecture la plus représentative de la région avec ses maisons rectangulaires blanchies à la chaux et ses volets bleus. Si son côté ultra touristique prédomine au premier abord, il suffit de quelques heures pour renouer avec les impressions de village de pêcheurs, plus traditionnelles et un mode de vie des locaux bien différent de celui des clubbeurs du monde entier.

Moulins de Mykonos

C’est à Hydra que le voyage touche presque à sa fin. Hydra, c’est le coup de coeur avec ses couleurs, sa luminosité si particulières, ses vieilles pierres qui tranchent avec les façades blanchies. Probablement parce qu’elle est plus confidentielle et qu’elle est à part. L’île sans voiture est l’occasion de couper un peu avec le rythme effréné de la vie moderne pour se ressourcer, sans les nuisances sonores et de la pollution des voitures. L’escale à Hydra permet d’explorer ces terres à dos d’âne, en bateau taxi, à pied, à travers les paysages ruraux qui rappellent que l’île vit en quasi autarcie grâce aux ressources que produisent les habitants.

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Port d'Hydra Ile grecque

Il ne reste plus qu’à profiter de l’Acropole d’Athènes, splendeur de la Grèce antique, qui pendant des siècles domina le monde.

Dans le même esprit, il est possible d’envisager une croisière entre Athènes et Istanbul. Delos, Hydra, Paros, Syros, Limnos et Mykonos constituent les principales étapes avant de rejoindre la porte de l’Orient, en Turquie.

Article en partenariat avec les Croisières du Ponant

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