Munich Agenda 2013 des expositions et sorties culturelles à ne pas manquer dans la capitale bavaroise.

Loisirs et Culture Munich. Au cours de l’année 2013, la ville de Munich offre une foule d’événements, sorties et expositions en tous genres. Il y a en a pour tous les goûts que vous aimiez l’art, la culture, l’histoire, les société, la peinture …

La période munichoise de Richard Wagner

Exposition à la Bibliothèque d’Etat de Bavière

Richard Wagner

A l’occasion du deux centième anniversaire de la naissance de Richard Wagner, la Bibliothèque d’Etat de Bavière (Bayerische Staatsbibliothek) organise une exposition pour commémorer les années munichoises du compositeur qui séjourna à Munich en 1864 et 1865, une période dont le point d’orgue fut la première de Tristan und Isolde au Théâtre national le 10 juin 1865.

L’exposition s’attache à documenter le séjour du compositeur dans la capitale bavaroise en présentant des lettres autographes et des écrits conservés dans la Bibliothèque ainsi que des documents et du matériel historiques en provenance du Théâtre national et qui concernent la production de Tristan und Isolde. Les lettres et écrits qui seront présentés sont de la main de Richard Wagner, de Hans et Cosima von Bülow, du Roi Louis II de bavière, de Ludwig Schnorr von Carolsfeld et de Franz Wüllner. On pourra également y voir des photographies d’époque du compositeur et des lieux qu’il a fréquentés, ainsi que des portraits, des esquisses de décors et de costumes en provenance du Théâtre national et de divers musées et collections privées.

Exposition Richard Wagner, la période munichoise (1864-1865)

Heures d’ouverture
Du 15 mars au 28 mai 2013
Les lundis, mercredis et vendredis de 10 à 17 heures
Les mardis et jeudis  de 10 à 20 heures
Fermé les samedis, dimanches et les jours fériés
A la Bayerische Staatsbibliothek (Trésor, premier étage)
Ludwigstr. 16, 80539 München
U 3/6, Bus 154, arrêt Universität
Bus 100, arrêt Von-der-Tann-Straße

L’entrée est gratuite.
 Grande rétrospective Gillian WEARING au Brandhorst Museum

Wearing Self Portrait at 17 years 01
Gillian Wearing, Self Portrait at 17 Years Old, 2003
© Gillian Wearing, Courtesy Maureen Paley, London

Du 21 mars au 7 juillet 2013
Une exposition de la Pinakothek der Moderne au Musée Brandhorst de Munich, en collaboration avec la Whitechapel Gallery de Londres et la Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Düsseldorf.

Munich est la troisième étape de cette rétrospective qui a déjà été présentée à Londres et Düsseldorf. C’est la première fois qu’une rétrospective de cette ampleur présente l’extraordinaire oeuvre de cette artiste britannique en Allemagne. On y verra tant son travail photographique que son oeuvre de vidéaste.

L’exposition se déploie sur 9 salles où l’oeuvre de Gillian Wearing est présentée dans la variété de ses spécificités esthétiques. L’humain se trouve au coeur de l’oeuvre Gillian Wearing qui développe des stratégies artistiques pour explorer les relations sociales. Que voyons nous, qui voyons nous quand nous entrons en relation avec autrui, et comment nous voyons nous? L’artiste se pose la question des projections mentales dans les mécanismes de la perception interpersonnelle. Quelle est la part de la projection, combien voit-on l’autre réellement quand nous pensons le voir?

Si la question n’est pas nouvelle sur le plan psychologique, elle devient révolutionnaire sur le plan technique conceptuel dans son exploration des relations humaines. Wearing s’intéresse aux expressions et aux comportements des personnes dans des situations existentielles les plus diverses. Elle observe avec un regard emprunt tant de candeur que de circonspection les citoyens ordinaires comme les personnes sans domicile fixe, les pensionnés comme les enfants qui se rendent à l’école. Et cela donne des portraits dans lesquels elle nous donne à voir l’équilibre fragile entre la conscience de soi et celle de l’image que l’on donne à voir, entre la sphère privée et la sphère publique, la vérité intérieure, ce qu’on désire projeter de soi et ce qu’on projette réellement.

Dans ses premières oeuvres, en 1992/1993, elle réalise un travail de rue en demandant à des quidams d’écrire un message spontané sur une feuille de papier, puis de poser en présentant le message à la caméra. Cela donne une série de 600 portraits intitulés Signs that Say What You Want Them to Say and Not Signs that Say What Someone Else Wants You to Say. Une stratégie photographique qui permet de rendre compte de la manière dont nous essayons de contrôler ce que nous donnons à voir de nous à l’autre, entre le contrôle et la perte du contrôle.

Wearing Sixty Minute Silence video still 01
Sixty minutes silence © Gillian Wearing, Courtesy Maureen Paley, London

Viennent ensuite ces portraits vidéos de groupes ou d’individus où l’artiste filme de personnes qui prennent la pose pour se faire photographier et réalise un travail fascinant sur le point d’équilibre entre le statique de la pose et la dynamique de mouvements imperceptibles. Une des oeuvres majeures de cette technique est un groupe de 26 hommes et femmes en uniforme de policier qui posent dans un caisson à l’architecture à peine perceptible. Au premier coup d’oeil on prend cela pour une photo géante puis on se rend compte qu’il s’agit d’un film. Cette installation video intitulée Sixty Minute Silence, datée de 1996, donne les portraits subtils de personnages qui posent pendant une heure. On croit qu’il s’agit de vrais policiers, mais ce sont en fait des acteurs costumés en bobbies. Quant aux portraits vidéos individuels, ils sont projetés sur des écrans plasma, ce qui donne une netteté dans la définition de l’image et une luminosité de la meilleure qualité. La vie qui anime ces portraits aux mouvements parfois imperceptibles est tout simplement fascinante. Pour le public, il s’agit de prendre le le temps de la contemplation et se laisser imprégner par ces portraits vivants, il s’agit d’entrer en relation avec ces personnages muets, qui nous parlent imperceptiblement d’eux-mêmes.

Gillian Wearing s’interroge aussi sur les relations des personnes au sein des familles et se pose la question de savoir quelle est la part de nos parents et de nos familles que nous portons en nous. Elle matérialise ce questionnement en créant des masques des membres de sa propre famille, qu’elle fait réaliser à partir de vieilles photographies. Elle se fait poser un masque en silicone sur le visage où seuls ses propres yeux lui appartiennent et, ayant revêtu les vêtements, copié la coiffure et imité la pose de ses proches, elle se photographie dans la peau de son père, de sa mère, de son frère ou de son oncle, ou même dans sa propre peau, ce qui donne le fameux portrait de l’artiste à 17 ans. Je est, aussi, un autre. Elle devient l’autre, qui est un peu le même parce que de sa propre famille, et rentre dans sa peau tout en gardant son regard propre. On le voit, la pensée conceptuelle sous-jacente est très puissante et ne reste pas abstraite, comme c’est souvent le cas dans l’art conceptuel. Chez Gillian, le concept se fait chair et vient habiter parmi le public. Ici aussi, il est question d’un équilibre instable avec ces jeux sur les notions du temps et des générations, de proximité et de distance. Les barrières entre les membres de la famille s’estompent sans être totalement rompues, et l’artiste nous force au questionnement identitaire.

Une video particulièrement éprouvante, par moments insoutenable, se penche sur les rapports de violence dans les familles. Dans Sacha and Mum (1996), une mère corrige sa fille en l’agrippant par les cheveux et lui inflige douleur et humiliation en alternance avec amour et caresses. Même on se doute bien qu’il s’agit d’acteurs en représentation, la video est travaillée comme un témoignage pris sur le vif et on ne peut qu’être troublés et dérangés par cette scène de sado-masochisme familial qui représente avec une brutalité emphatique l’ambiguïé de trop nombreuses relations familiales.
Le travail de Gillian Wearing ne peut laisser indifférent tant le public est constamment interpellé dans son identité propre et quasi forcé à la réflexion. C’est ce qui fait tout l’intérêt de cette exposition qui ne se limite pas à donner à voir un travail aux très grandes qualités esthétiques mais bien davantage invite à l’interaction et va au coeur de notre être, exerce la fascination de ce qui nous touche au plus profond de nous-mêmes. Une exposition incontournable.

A voir absolument.
Voir aussi le site du Musée Brandhorst. (Accès, heures d’ouverture, collections permanentes, etc.)

Vieille Pinacothèque de Munich : Exposition Jan Brueghel l’Ancien

Jan Brueghel the Elder Large Fish Market, 1603
Grand marché aux poissons, vers 1603

Du 22 mars au 16 juin 2013

Peter Paul Rubens and Jan Brueghel the Elder Madonna in a Garland of Flowers, ca. 1616/18Jan Brueghel l’Ancien, dit aussi Jan Brueghel de Velours (1568-1625) est un des peintres flamands les plus importants du début du 17ème siècle. Il a développé son propre style individuel fort tôt dans sa carrière: ses peintures de paysages de petit format, ses œuvres florales réalistes et ses allégories richement détaillées étaient révolutionnaires pour la peinture baroque flamande de l’époque.

Jan Brueghel l’Ancien est richement représenté dans les collections de l’Alte Pinakotek de Munich qui comportent  pas moins de 49 toiles peintes de la propre main de l’artiste, des oeuvres qui permettent de documenter  les nombreux aspects de son oeuvre. En outre, plusieurs œuvres majeures ont été créées en coopération avec d’autres artistes – comme la Vierge à la guirlande de fleurs qu’il a peinte de concert avec Pierre Paul Rubens vers 1616 ou encore le magnifique  Cycle des saisons peints en collaboration avec Hendrik van Balen.
De plus, le Musée met en évidence les œuvres d’une famille entière d’artistes: aux côtés des oeuvres de Jan Brueghel l’Ancien, on pourra y admirer celles Pieter Bruegel l’Aîné, Pieter Brueghel le Jeune, Jan Brueghel le Jeune et Jan van Kessel.

A l’occasion de cette exposition, des oeuvres en provenance tant de musées internationaux comme Madrid, Budapest, Florence, Rotterdam, Londres, Paris et Vienne, que des musées allemands, entre autres ceux de  Cobourg, Dresde, Brunswick et Dessau, sont venues compléter les collections munichoises.

Cette exposition n’offre pas simplement une vue très complète de l’oeuvre de Jan Brueghel l’Ancien, elle donne également un aperçu fascinant de la production picturale à Anvers autour de 1600.

Une des expositions majeures de la saison munichoise!

Renseignements pratiques: voir le site de l’Alte Pinakothek de Munich

Jan Brueghel the Elder A Study of Hunting Dogs, ca. 1615/16
Etude de chiens de chasse, vers 1615

Le monde de l’opérette, glamour, stars et show-business au Musée du théâtre de Munich

Les foules se rendaient hier à l’opérette comme aujourd’hui elles envahissent les salles de cinéma. Les nouvelles productions étaient attendues comme aujourd’hui la sortie des films. La vie et les scandales des stars de l’opérette passionnaient le public, au point que leur image était utilisée pour promouvoir telle marque de cigarette ou telle voiture de luxe, comme aujourd’hui un acteur peut prêter la sienne pour faire vendre des capsules de café. Et les nouvelles opérettes étaient des produits d’exportation, il suffit par exemple de voir comment les opérettes d’Offenbach, d’abord produites à Paris, étaient rapidement jouées en Allemagne et en Autriche. Le centre de l’Europe était un creuset où naissaient constamment de nouvelles pépites musicales. Ce fut particulièrement le cas à Vienne jusqu’en 1938. Et aujourd’hui encore en Europe, on se passionne pour ce genre. A Munich, le second théâtre d’opéra, le Théâtre-am-Gärtnerplatz, ouvre sa saison avec la célèbre Im weissen Rössl, et compte remplir le chapiteau du Deutsches Theater de Fröttmaning pendant pas moins de 31 représentations, c’est dire le succès escompté!

L’exposition s’intéresse aux personnes qui ont permis au genre de se développer: les compositeurs, les librettistes, les artistes, les producteurs, les directeurs de salles. Elle se penche aussi sur la complexité du système social de l’opérette, des aspects commerciaux à la critique sociale et politique, ou encore à la persécution raciale qu’elle a pu comporter.

Source et photographies: Deutsches Theatermuseum

Du 17 octobre 2012 au 10 mars 2013

Du mardi au dimanche de 10 à 16 heures
au Deusches Theatermuseum 

Galeriestrasse 4a (galerie du côté gauche du Hofgarten en venant d’Odeonsplatz) à Munich
Métro: Odeonsplatz

Hypo-Kunsthalle: Grande rétrospective Karl Friedrich Schinkel

Carl Friedrich Ludwig Schmid
Karl Friedrich Schinkel, 1832

C’est la première fois qu’une exposition est consacrée à Munich au grand artiste polymorphe qu’est Karl Friedrich Schinkel (1781–1841). Plus de 300 oeuvres de l’architecte prussien sont accrochées aux cimaises de la Hypo-Kunsthalle. Schinkel est un des ces visionnaires qui, comme un siècle plus tard les Horta ou Van de Velde, a produit un art total: urbaniste, architecte, dessinateur, peintre, décorateur d’intérieur, concepteur d’objets décoratifs, créateur de décors d’opéra, on lui doit notamment de superbes décors d’opéra pour la Flûte enchantée de Mozart, des oeuvres mystiques et visionnaires comme sa  Cathédrale gothique au bord de l’eau (1813) ou des attractions comme son extraordinaire panorama animé en perspective optique du Grand incendie de Moscou (1812), qui évoque cet épisode tragique les conquêtes napoléoniennes. Karl Friedrich Schinkel, fasciné par l’antiquité grecque comme par l’art du Moyen Age,  a participé de tous les styles de son époque, du néo-classicisme au romantisme ou à l’historicisme.

Cathédrale gothique au bord de l’eau

L’exposition est chronologique et retrace l’ensemble de la carrière du grand artiste. Elle commence par évoquer sa famille et ses années de formation, son premier grand voyage en Italie en 1803. À son retour à Berlin, la ville est occupée par les troupes de Napoléon. Il commence alors à travailler en tant que peintre et crée de nombreux décors d’opéra dont la fantaisie historique et l’exotisme attireront l’attention sur sa puissance de création et lui serviront de tremplin pour sa carrière d’architecte et d’urbaniste. Après la défaite de la France, Schinkel devient, à partir de 1815, le responsable du cabinet de construction prussien. Sa fonction consiste à transformer Berlin en une capitale représentative de la Prusse et à mener à bien différents projets à travers tout le territoire prussien de la Rhénanie à l’ouest jusqu’à Königsberg à l’est. Le style de Schinkel est alors marqué par un retour à l’architecture grecque classique Ses bâtiments les plus célèbres se trouvent à Berlin et dans ses alentours. Parmi ceux-ci, on peut noter à Berlin le Konzerthaus (1819-1821), sur la Gendarmenmarkt, qui remplace l’ancien théâtre détruit après un incendie, et l’Altes Museum sur l’île aux musées(1823-1830), ou encore des bâtiments marquants comme la Neue Wache, l’église Friedrichswerdersche Kirche ou l’Académie d’architecture (Bauakademie). Son oeuvre de bâtisseur à Berlin est contemporaine de celle de Leo von Klenze à Munich.

Plan d’Orianda (1837/1838)

L’importance de Schinkel ne réside pas seulement dans ses réalisations architecturales, mais aussi dans son travail théorique. Ses idées apparaissent clairement dans certains projets non réalisés comme, à l’époque où le Prince Otto de Bavière devient le Roi des Grecs, le projet de transformation en palais de l’Acropole d’Athènes ou encore  l’aménagement du palais Orianda en Crimée.

À côté de ses nombreux bâtiments, Schinkel réalisa aussi des œuvres en tant que peintre et architecte d’intérieur. Il officiait aussi en tant qu’expert  avec l’aide du roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse qui finança ses projets. Par la suite Schinkel évolue vers un style néoromantique inspiré du Moyen Âge anglais. A cet égard, le voyage qu’il effectue en Angleterre en 1826 a été déterminant.

Pour préparer l’exposition et se familiariser avec le travail de Schinkel le site, on peut visiter consacré à l’héritage de Schinkel: www.smb.museum/schinkel.

Grande rétrospective Karl Friedrich Schinkel à la Hypo-Kunsthalle de Munich, jusqu’au 12 mai, tous les jours de 10 à 20 heures.

Infos et renseignements utiles en anglais sur le site de la Hypo-Kunsthalle

 Origami: les animaux de papier de Yuval Atlas et de Lisbeth Bauer au magasin Kirschblüte

Yuval Atlas est un jeune artiste aux talents multiples. Ce musicien né en 1990 en Israël étudie l’art de la contrebasse à Munich depuis 2011. Il est aussi sculpteur sur papier et fait partie tant de l’association Origami Deutschland(www.papierfalten.de) que du centre israélien d’origami (www.origami.co.il). Il enseigne l’art de l’origami et participe régulièrement à des rencontres internationales. Pendant plus d’un mois on pourra découvrir son travail, et celui de Lisbeth Bauer, artiste invitée, au magasin  Kirschblüte, 39 Arcisstrasse, au centre de Munich, dans le cadre d’une exposition consacrée au monde des animaux. Les pièces exposées sont proposées à la vente. Vernissage le 17 avril de 17 à 21 heures. L’exposition est visible jusqu’au 24 mai.

Kirschblüte organise régulièrement des ateliers créatifs, notamment sur le travail du papier.

Plus de photos du travail de Yuval Atlas sur sa page facebook.

Un lion de Yuval Atlas (c)

Et aussi : Grande rétrospective Gillian WEARING au Brandhorst Museum jusqu’au 7 Juillet 2013

Exposition Jan Brueghel l’Ancien à la Vieille Pinacothèque de Munich jusqu’au 16 juin

Agenda Munich 2013 : Expositions  en Mai

Une exposition dédiée à la carrière du ténor Joseph Schmidt

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Une exposition consacrée à la carrière du ténor Joseph Schmidt se tiendra du 3 mai au 28 juin 2013 à la Haus des Deutschen Ostens, Am Lilienberg 5, 81669 München.

Joseph Schmidt est un ténor né le 4 mars 1904 à Davidende (alors en Autriche-Hongrie, aujourd’hui en Ukraine) et mort le 16 novembre 1942. Déjà comme enfant Joseph Schmidt chante à la synagogue. À partir de 1924 il étudie le chant a la Königliche Musikschule Berlin (l’école royale de chant) chez Hermann Weißenborn. Il est mort dans le camp d’internement de Girenbad en Suisse le 16 novembre 1942.Un timbre à son effigie a été diffusé à partir de 2004.{/tabs}

Jusqu’au 12 Mai : Grande rétrospective Karl Friedrich Schinkel à la Hypo-Kunsthalle de Munich, tous les jours de 10 à 20 heures. (Voir la présentation dans la section Avril)

Jusqu’au 18 Mai : Exposition Richard Wagner, la période munichoise (1864-1865) à la Bibliothèque d’Etat de Bavière (Bayerische Staatsbibliothek)

Jusqu’au 7 Juillet 2013 : Grande rétrospective Gillian WEARING au Brandhorst Museum

Jusqu’au 16 juinExposition Jan Brueghel l’Ancien à la Vieille Pinacothèque de Munich

Et aussi : Grande rétrospective Gillian WEARING au Brandhorst Museum jusqu’au 7 Juillet 2013

Exposition Jan Brueghel l’Ancien à la Vieille Pinacothèque de Munich jusqu’au 16 juin

Konigsklasse: exposition d’art contemporain au Chateau Herrenchiemsee de Louis 2 de Bavière

L’été 2013 a été placé sous le signe de l’art contemporain, puisque Louis 2 de Bavière accueille des oeuvres de la Pinakothek der Moderne au château Herrenchiemsee jusqu’au 29 septembre.

L’aile nord du château de Herrenchiemsee, le dernier des châteaux construits par Louis II de Bavière, offre un cadre prestigieux aux œuvres d’artKÖNIGSKLASSE: KUNST AUS DER PINAKOTHEK DER MODERNE AUF HERRENCHIEMSEE de la Pinakothek der Moderne. Pour la première fois sur ce site, l’art moderne rencontre la tradition. Toute une aile du dernier des châteaux du Roi bâtisseur accueille des oeuvres majeures d’artistes aussi importants que Georg Baselitz, Joseph Beuys, Sigmar Polke, Arnulf Rainer et Eugen Schönebeck ainsi que de  grandes installations de Dan Flavin, Andy Warhol, Willem de Kooning ou John Chamberlain. Toutes ces oeuvres, créées à partir de 1950 viennent orner l’aile du château qui avait été laissée inachevée et qui a été récemment restaurée en l’état: les grands murs de briques rouges conviennent parfaitement pour l’accrochage des grandes oeuvres de l’art contemporain. Ce château, pour lequel Louis II s’était si largement inspiré du Versailles de Louis XIV, reçoit aujourd’hui la modernité. Et ce n’est pas là faire injure au plus célèbres des Rois de Bavière, qui avait pendant son règne toujours témoigné le plus vif intérêt pour la modernité et le progrès.
La Pinakothek der Moderne qui est actuellement en restauration a trouvé là une solution ingénieuse pour que ses oeuvres majeures continuent d’être présentées au public cet été.
Ainsi cet été peut-on à Herrenchiemsee combiner la visite du cadre grandiose du dernier château du Roi bâtisseur et admirer les oeuvres des plus grands artistes de la modernité.
Jusqu’au 29 septembre 2013 au château d’Herrenchiemsee.
Infos complémentaires en anglais ou en allemand sur le site de la Pinakothek der Moderne.

Louis II de Bavière à la galerie Kunstbehandlung de Munich
Hannes Steinert - Märchenkönig, Ludwig II La galerie Kunstbehandlung de Munich expose régulièrement des artistes contemporains qui peignent le portrait ou représentent des scènes de la vie du Roi Louis II de Bavière.
L’évocation du Roi cher au coeur des Bavarois se retrouve dans les oeuvres de Hannes Steinert, Rinaldo Hopf et Sophia Lube. Ainsi, Summer love, l’exposition de Hannes Steinert, qui y sera présentée au mois de juillet, présentera plusieurs portraits du Roi Louis II.

Hannes Steinert, Summer love, à la galerie Kunstbehandlung, 40, Müllerstrasse à Munich. Du 4 au 27 juillet 2013. Plus d’infos sur le site de la galerie. (notamment vente en ligne, e-shop)

Exposition Munich : Les dieux immortels de la Grèce

Lles dieux immortels de la grece exposition muniches Musées de la Königsplatz accueillent jusqu’au 07 juillet 2013 une exposition consacrée aux principaux dieux du Panthéon grec. Elle s’intéresse principalement aux douze dieux du Mont Olympe, met en lumière leur histoire et s’attarde aussi à examiner les pratiques religieuses et l’influence du religieux dans la vie quotidienne des Grecs anciens.

L’exposition sur les dieux immortels de la Grèce donne une excellente introduction à la religion de la Grèce antique et est particulièrement bien adaptée à un public jeune: les douze dieux sont présentés un à un par de grandes statues ou de petits objets de grande qualité dans les vitrines. Des textes bien conçus en anglais et en allemand donnent un accès aisé à la mythologie de l’antiquité grecque. Les aspects didactiques de l’exposition sont remarquables.

Un très beau catalogue est en vente au prix de 25 euros. Plus d’infos en allemand en cliquant ici Accès: métro Königsplatz

L’Ancien Testament et son environnement- du Talmud de Babylone aux psaumes d’Orlando de Lassus

L’échelle de Jacob et le combat de Jacob avec l’ange
Goldener Münchner Psalter, Clm 835

La Bibliothèque d’État de Bavière expose jusqu’au 30 Août 2013 à l’occasion du 21e Congrès de l’Organisation internationale pour l’étude de l’Ancien Testament (IOSOT), une sélection de 31 manuscrits et de livres imprimés précieux, pour beaucoup uniques au monde, et dont le contenu est en lien direct avec la Bible hébraïque, l’Ancien Testament.

On verra des livres écrits en hébreu, ainsi que diverses versions de l’Ancien Testament. Le livre le plus précieux de l’exposition est le célèbre Talmud de Babylone (hébreu Cod 95), un manuscrit précieusement conservé par la Bibliothèque d’Etat bavaroise. Il a été écrit en France en 1342. On verra également un magnifique psautier d’Orlando de Lassus, superbement enluminé. Un vrai bonheur pour les bibliophiles.
Cette exposition complète admirablement la prestigieuse exposition que consacre actuellement l’Alte Pinakothek à la thématique biblique dans la peinture ancienne.

Horaires d’ouverture
Jusqu’au 30 août 2013
Lundi – vendredi , de 10 à 19 H.
Ouverture exceptionnelle le dimanche 4 Août 2013, 13-17 H
Jours fériés: fermé

Localisation
Bayerische Staatsbibliothek, Trésor, 1er étage
Ludwigstr. 16, 80539 Munich

Plus d’infos en allemand en cliquant ici

Le Talmud de Babylone, Cod.hebr. 95

Un peu de Paris à Munich: Les Nabis à la Neue Pinakothek de Munich

PARIS INTENSE
Scène de café, de Vuillard, 1899

La Neue Pinakothek expose cet été jusqu’au 30 septembre des oeuvres du mouvement nabi, ce mouvement post-expressioniste d’avant-garde né à la fin du 19ème siècle en réaction contre la peinture académique. Des oeuvres significatives de Vuillard, de Bonnard, de Maurice Denis, de Paul Sérusier, de Félix Vallotton ou encore des sculptures de Maillol sont présentées aux côtés d’oeuvres de leurs précurseurs dont il ont subi une influence certaine: Van Gogh, Puvis de Chavannes ou Gauguin.

On peut aussi découvrir les illustrations de Pierre Bonnard pour des poèmes symbolistes de Verlaine et des gravures de Vallotton pour la Revue blanche, ou encore des esquisses de décor que les Nabis ont créées pour le théâtre symboliste.

Les oeuvres proviennent pour la plupart du fonds de la Neue Pinakothek.

Plus d’infos sur le site de la Neue Pinakothek

Exposition sur les représentations de l’Anneau des Nibelungen Musée du Théâtre allemand de Munich

l'anneau des nibelungen wagnerA l’occasion du 200ème anniversaire de la naissance de Richard Wagner, le Musée du Théâtre allemand de Munich présente jusqu’au 20 octobre 2013 une rétrospective des représentations de l’Anneau des Nibelungen. Cela fait plus de 140 ans que Munich vibre au son des représentations du Ring depuis que le Roi Louis II de Bavière fit monter L’Or du Rhin (en 1869) et la Walkyrie (en 1870), des opéras dont il avait acquis les droits et qu’il a fait produire malgré l’opposition de Wagner. Et c’est à Munich en 1878 qu’un premier cycle complet du Ring fut représenté en dehors de Bayreuth.
L’exposition commence par la présentation des sources littéraires dont Wagner s’est inspiré pour se lancer dans un travail de composition gigantesque qui s’étalera sur 14 années.

Wagner a tendu tous ses efforts dans la réalisation de son cycle des Nibelungen, au point de faire construire un temple théâtral qui serve d’écrin à ses représentations. L’expo du Musée du Théâtre présente des croquis de costumes, des esquisses et des maquettes de décors et toute une série de documents photographiques et sonores qui s’attachent à suivre l’histoire des représentations du Ring non seulement sur la scène munichoise, mais également dans d’autres von der welt anfang une ende wagner munichgrandes maisons d’opéra, de Bayreuth à Vienne ou Moscou. L’audio-visuel est particulièrement impressionnant dans cette exposition, avec une richesse de documents anciens parfois inédits digitalisés, avec des extraits des moments exceptionnels de l’histoire de ces opéras, et de nombreuses interviews ou reportages consacrés à de grands metteurs en scène et chefs d’orchestre, à des interprètes célèbres.

Ainsi de la réforme des décors d’Adolphe Appia à la fin du 19ème siècle et de l’influence qu’elle exercera sur les décors d’Alfred Roller à Vienne au début du 20ème siècle, ou des mises en scène de  Wieland Wagner, Patrice Chéreau ou Harry Kupfer à Bayreuth. On peut également voir des interviews de metteurs en scène qui ont marqué la scène munichoise comme Günther Rennert, Nikolaus Lehnhoff, Herbert Wernicke, David Alden et Andreas Kriegenburg.
Une exposition conçue comme un parcours découverte qui devrait retenir l’intérêt tant des amateurs que des spécialistes.

Une publication accompagne l’exposition, dont elle reprend l’intitulé: “Der Ring der Nibelungen in München. Von der Welt Anfang und Ende”. Editions Henschel.

Au Deutsches Theatermuseum de Munich
Jusqu’au 20 Octobre 2013

Thèmes et histoires de l’Ancien Testament, une exposition à la Pinacothèque de Munich

Hans Baldung, called Grien
Hans Baldung Grien, Le Déluge, 1516, un prêt du Musée de la ville de Bamberg

L’ANCIEN TESTAMENT – SUJETS ET HISTOIRES

Durée de l’exposition: du 18 juillet au 20 octobre 2013
L’Ancien Testament est à la base des  traditions monothéistes: il est le fondement du judaïsme et du christianisme, et ses sujets et ses histoires sont familiers à l’Islam. En Occident, une tradition picturale remarquable liée à l’Ancien Testament s’est développée au fil des siècles. Certains des plus grands exemples de scènes de l’Ancien Testament datant d’une période s’étalant du moyen âge au baroque tardif ont été rassemblés pour cette exposition à partir des fonds des collections de peinture de l’Etat bavarois.

Albrecht Altdorfer, Hans Burgkmair, Lucas Cranach et Peter Paul Rubens, ainsi que Rembrandt, Claude Lorrain, Luca Giordano et de nombreux autres artistes, tous ont exploré les thèmes de l’Ancien Testament. Leurs œuvres illustrent la Création et la chute de l’homme, un Dieu en colère et miséricordieux, la captivité et la délivrance d’Israël de l’Egypte des Pharaons, des catastrophes aux proportions inimaginables et la destruction de civilisations entières. Ils ont peint les héros et les héroïnes qui se sont opposés bravement à leurs ennemis, et ils célèbrent la sagesse et la clairvoyance des prophètes. Dans l’exposition, on ira à la rencontre des histoires de Noé et Abraham, Isaac et Ismaël que les Juifs et les Arabes se donnent pour ancêtres, et de celles de Moïse, David, Salomon, Judith, Esther et Suzanne.
Le 37 œuvres exposées proviennent des galeries d’Aschaffenburg, d’Augsbourg, de Bamberg, d’Ottobeuren, et de Schleißheim, ainsi que de l’Alte Pinakothek et du Musée national bavarois de Munich sont également inclus dans l’exposition. Des gravures précieuses provenant des fonds des grandes bibliothèques bavaroises (Munich et Bamberg) complètent la sélection de peintures.

(Traduit du site de l’Alte Pinakothek)

Expo ‘Andy Warhol- Dessins des années 1950’ à la Pinakothek der Moderne de Munich

Andy Warhol (1928-1987) n.t. (Star Of Birds), ca. 1957  ink and graphite on paper 45,4 x 60,7 cm

Cette présentation d’oeuvres peu connues d’un des artistes les plus discutés de la seconde moitié du XXe siècle est l’un des événements majeurs qui marque la réouverture de la Pinakothek der Moderne, qui avait été fermée pour rénovation. Exécutées dans les techniques les plus variées, 180 oeuvres graphiques prêtées par des collectionneurs privés, dont Daniel Blau, sont présentées à la Pinacothèque à partir de samedi. il s’agit d’une exposition itinérante qui a déjà été présentée avec grand succès au Louisiana Museum of Modern Art de Humlebaek et au Musée Teylers de Haarlem.
Un important ensemble de dessins de l’artiste qui dataient des années 1950, la première période de Warhol à New York, avait été retrouvé en 2011 dans sa succession. Dans ces oeuvres, Warhol avait déjà jeté les bases de sa carrière future. On y verra des portraits, des fleurs, des manifestants, des fusils, des accidents d’automobile, ainsi que des personnalités célèbres.
Les dessins révèlent un artiste qui a non seulement capté visuellement le monde autour de lui, mais qui le reflète également comme une image. Si Warhol a souvent trouvé ses images dans le monde de la photographie de rue, il a également transformé son réalisme en emblèmes spécifiques. Dès le début, nous découvrons son étonnante capacité à sublimer la réalité extérieure en quelque chose d’emblématique. Les œuvres se caractérisent par leur esprit expérimental et novateur. Warhol se sert ici de mécanismes conceptuels répétitifs, dans lequel le fragmentaire et l’additif, ainsi que les processus de traçage et de reproduction, acquièrent une importance artistique. Ces oeuvres contiennent en germe les préoccupations qui seront la marque de l’oeuvre de l’artiste dans la décennie suivante avec la technique de la gravure en sérigraphie, avec laquelle l’artiste accédera à la renommée internationale.

Source du texte: traduction libre du texte de présentation de la Pinakothek der Moderne
Source du dessin: Andy Warhol (1928-1987), n.t. (Star Of Birds), ca. 1957, ink and graphite on paper, 45,4 x 60,7 cmCourtesy: Daniel Blau Munich/London © The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc.
L’exposition est visible du 14 septembre au 17 novembre 2013 à la Pinakothek der Moderne.

L’expo SACS (TASCHEN) du Musée national de Bavière est prolongée jusqu’au 27 octobre


SACS : UNE HISTOIRE CULTURELLE EUROPEENNE DU XVIÈME AU XXIÈME SIÈCLE

Le Musée national de Bavière consacre une exposition temporaire à quelque trois cents sacs du XVIème au XXIème siècle, une véritable histoire européenne de la civilisation au format de poche.

Les sacs allemands et français forment le volet le plus important de l’exposition. La partie historique, qui expose des sacs provenant, pour la plupart, de la collection permanente du musée, a été complétée par des objets représentatifs de l’évolution du goût et de la mode des années 20 du siècle dernier à nos jours. Parmi les exemplaires modernes, on trouve des sacs de célèbres marques françaises comme Hermès, Dior et Chanel, dont les accessoires comptent aujourd’hui parmi les objets de design les plus recherchés dans le monde entier et qui sont toujours produits dans la plus grande tradition artisanale.

Le très grand nombre de sacs français exposés illustre clairement le rôle prépondérant de la France dans toutes les questions de mode depuis le XVIIème siècle. Pour différents types de sacs, c’est le mot français qui est directement passé à l’allemand : par exemple « portefeuille », « ridicule » (nom d’un petit sac pour dame au XIXème siècle) ou « Pompadour » (petit bourse portée au bras qui se ferme par une cordelière et dont le nom vient de l’étoffe fleurie préférée de Madame de Pompadour).

D’ailleurs au XVIIIème siècle, le Ridicule devient un élément indispensable de la garde-robe féminine. Il annonce la victoire irréversible du sac à main comme accessoire indispensable de la femme à la mode de la fin du XIXème siècle.

Source : Musée national de Bavière

Bayerisches Nationalmuseum
Prinzregentenstrasse 3

Plus d’informations :
Bayerisches Nationalmuseum

Le jaune de l’oeuf, une expo sur l’alimentation au Deutsches Museum

Les oeufs étaient autrefois considérés comme ce qu’il y avait de meilleur dans l’alimentation: on vantait leur goût délicieux, l’énergie et la variété des nutriments essentiels qu’ils apportaient, spécialement contenus dans le jaune, disait-on.  On ne pensait pas alors au cholestérol ou à la qualité de l’élevage des poulets. Cela a bien changé aujourd’hui où l’on s’efforce de manger sain et d’acheter des produits alimentaires produits de manière responsable.
L’exposition montre la diversité des produits alimentaires et évoque la manière de les utiliser. Elle présente notamment un gigantesque menu de 46 plats avec des produits bien connus et d’autres plus inhabituels. L’exposition fournit des informations sur les ingrédients de la nourriture, sa préparation et sa conservation, ainsi que sur la manière d’éviter d’avoir des déchets alimenataires. Elle s’attache à montrer la relation entre l’alimentation et la santé, et s’attarde particulièrement sur  l’histoire culturelle du pain.

Jusq’au 6 janvier 2014 au Deutsches Museum

Expositions Munich Agenda Janvier 2013

Evènements à la Pinacothèque

R/Evolution sur papier à l’Alte Pinakothek: cinq siècles d’histoire du dessin

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L’exposition présente plus de 200 oeuvres en provenance de la célèbre collection privée de Bernd et Verena Klüser: un vaste panorama de l’histoire du dessin du 16ème au 21ème siècles. Des oeuvres d’une qualité exceptionnelle des écoles italienne, hollandaise, allemande et française. Des oeuvres Guercino, Anthonis van Dyck, Carl Rottmann, Eugène Delacroix et Victor Hugo, ou, plus proches de nous, Henri Matisse, Ernst Ludwig Kirchner, Alberto Giacometti, Blinky Palermo, Jannis Kounellis, Andy Warhol et Olaf Metzel. Avec des dessins magnifiques et marquants comme ce centaure de Tiepolo ou encore diverses impressions du fameux Lénine d’Andy Warhol.

Parallèlement à cette grande rétrospective  consacrée à la collection de dessins, la Pinakothek der Moderne présente 150 oeuvres de Joseph Beuys provenant elles aussi de la collection Klüser.

Jusqu’au 20 janvier 2013 à la Pinacothèque de Munich. Plus d’infos: cliquer ici

La collection Gunter Sachs à la Villa Stuck

Museum Villa Stuck
Gunter Sachs par Andy Warhol
© 2012 Andy Warhol Foundation

La Villa Stuck de Munich présente des oeuvres maîtresses de l’immense collection d’art que Gunter Sachs avait constituée avec une passion à la mesure de ses moyens à partir des années 60. A Paris , c’était alors l’époque du Nouveau réalisme, un groupe fondé par Yves Klein avec Arman, Jean Tinguely, Raymond Hains et d’autres artistes. C’est aussi à cette époque que Gunter Sachs fait la connaissance de Jean Fautrier, un des représentants les plus importants de l’Art informel.

Gunter Sachs est décédé en mai 2011 dans son chalet suisse.  Le célèbre entrepreneur, petit-fils du fondateur d’Opel, Adam Opel, et fils d’un riche industriel,  était né en 1932, en Allemagne. Il avait cependant surtout vécu en Suisse, dont il avait pris la nationalité, en 1976. Passionné d’art contemporain, lui-même photographe, ce grand collectionneur avait suivi passionnément l’évolution de l’art des cinquante dernières années et s’était constitué une collection d’une extraordinaire qualité.

L’exposition de la Villa Stuck en présente les oeuvres phares: du Nouveau réalisme, on pourra voir des oeuvres d’Yves Klein et d’Arman, de l’Art informel, plusieurs oeuvres de Fautrier, de Georges Mathieu ou de Wols. Une section de l’exposition est consacrée au Pop  Art, avec des oeuvres de Robert Rauschenberg, Roy Lichtenstein et Andy Warhol. Des pochoirs de Banksy, un artiste auquel Gunter Sachs s’intéressa dans les années 80, sont aussi présentés. Une partie de l’exposition est aussi consacrée à la photographie avec des oeuvres de la première époque d’Andy Warhol, des photographies d’Andreas Feininger, de Will McBride, de Thomas Ruff et d’Izima Kaoru.
Parmi les chefs-d’oeuvre présentés, on pourra voir notamment un auto-portait d’Andy Warhol, qui fut un ami personnel de Gunter sachs, une série de portraits de Brigitte Bardot par Warhol ou encore une magnifique photographie de la grande actrice française par Avedon. On se souviendra que Gunter Sachs avait épousé Brigitte Bardot en 1966, -c’était le troisième mariage de la star-, pour en divorcer trois ans plus tard.

Museum Villa Stuck
Portrait de Brigitte Bardot par Avedon
© The Richard Avedon Foundation

Une partie de la collection de Gunter Sachs a été  dispersée par Sotheby’s à Londres en mai dernier pour 41, 4 millions de livres (51,3 millions d’euros), dépassant les estimations qui s’élevaient à la hauteur de 29 millions de livres (35,8 millions d’euros). Un autoportrait d’Andy Warhol, datant de 1986 (Fright Wig), avait été adjugé pour 5,2 millions de livres (6,6 millions d’euros). Un portrait de Brigitte Bardot par Warhol, que Sachs avait commandé à l’artiste, en 1974, soit cinq ans après son divorce avec la star, avait trouvé preneur pour 3 millions de livres (3,7 millions d’euros), tandis qu’une photo de Brigitte Bardot, prise en 1959, par Richard Avedon avait été adjugée 145.000 livres (179.000 euros). Ce ne sont que des chiffres, mais ils signalent la qualité des oeuvres collectionnées par Gunter Sachs, et son flair extraordinaire pour déceler les grands talents.

C’est le type d’oeuvres qu’on retrouve aujourd’hui accrochées aux cimaises de la Villa Stuck, aux côtés d’oeuvres de Magritte ou de Dali. C’est dire l’attrait que ne manquera pas d’exercer cette exposition.  Elle est d’un intérêt particulier pour le public français vivant ou de passage à Munich puisque de nombreuses oeuvres témoignent de la passion et l’amour de Gunter Sachs pour Paris et pour la France, et que sa personnalité glamoureuse en avait marqué toute une époque, y défrayant souvent la chronique.

Jusqu’au 20 janvier 2013 à la Villa Stuck de Munich
Prinzregentenstrasse 60

Du mardi au dimanche de 11 à 18 heures

Lumière et ombre, photographies du cinéma au temps de la République de Weimar

Au temps de la République de Weimar, le cinéma allemand a été particulièrement créatif. C’est cette période que l’exposition de la Chambre des assureurs bavarois se propose de nous faire découvrir à partir de plus de 300 photos ou affiches de film. 15 années d’un cinéma allemand extrêmement riche, une période à laquelle l’accession d’Hitler au pouvoir mettra fin, provoquant l’émigration aux Etats-Unis d’éminents réalisateurs comme Fritz Lang, Murnau ou Joseph von Sternberg. Une soixantaine de films sont évoqués, parmi lesquels des titres inoubliables comme Nosferatu, Metropolis, l’Ange bleu ou encore le Cabinet du Dr Caligari.

Encore pour quelques jours au Kunstfoyer der Versicherungskammer Bayern, Maximilianstraße 53, 80530 München, U-Bahn-Station Lehel (U4/U5),

Jusqu’au 27 janvier 2013, tous les jours de 9 à 19 heures
Entrée libre

Plus d’infos en allemand en cliquant ici Lumière et ombre, photographies du cinéma au temps de la République de Weimar

Le monde de l’opérette, glamour, stars et show-business au Deusches Theatermuseum

Les foules se rendaient hier à l’opérette comme aujourd’hui elles envahissent les salles de cinéma. Les nouvelles productions étaient attendues comme aujourd’hui la sortie des films. La vie et les scandales des stars de l’opérette passionnaient le public, au point que leur image était utilisée pour promouvoir telle marque de cigarette ou telle voiture de luxe, comme aujourd’hui un acteur peut prêter la sienne pour faire vendre des capsules de café. Et les nouvelles opérettes étaient des produits d’exportation, il suffit par exemple de voir comment les opérettes d’Offenbach, d’abord produites à Paris, étaient rapidement jouées en Allemagne et en Autriche. Le centre de l’Europe était un creuset où naissaient constamment de nouvelles pépites musicales. Ce fut particulièrement le cas à Vienne jusqu’en 1938. Et aujourd’hui encore en Europe, on se passionne pour ce genre. A Munich, le second théâtre d’opéra, le Théâtre-am-Gärtnerplatz, ouvre sa saison avec la célèbre Im weissen Rössl, et compte remplir le chapiteau du Deutsches Theater de Fröttmaning pendant pas moins de 31 représentations, c’est dire le succès escompté!

L’exposition s’intéresse aux personnes qui ont permis au genre de se développer: les compositeurs, les librettistes, les artistes, les producteurs, les directeurs de salles. Elle se penche aussi sur la complexité du système social de l’opérette, des aspects commerciaux à la critique sociale et politique, ou encore à la persécution raciale qu’elle a pu comporter.

Source et photographies: Deutsches Theatermuseum

Du 17 octobre 2012 au 10 mars 2013
Du mardi au dimanche de 10 à 16 heures
au Deusches Theatermuseum 
Galeriestrasse 4a (galerie du côté gauche du Hofgarten en venant d’Odeonsplatz) à Munich
Métro: Odeonsplatz

 Photographie: Hiroshi Sugimoto au Brandhorst Museum

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La nouvelle exposition du Brandhorst présente le travail d’un des meilleurs photographes contemporains, Hiroshi Sugimoto. Révolution, tel est l’intitulé de l’expo, présente des paysages marins nocturnes, des seascapes*, comme les nomme l’artiste. Il s’agit d’un groupe de 15 photographies  analogiques de très grand format et de longue exposition qui capturent une partie du cycle de la lune.      Les photos sont prises de telle manière que la mer et le ciel, séparés par une ligne médiane naturelle, occupent des proportions soigneusement découpées de l’espace. Sugimoto a de plus opéré une rotation de 90 degrés pour la présentation de ses photos. Le facteur temps, qui est inscrit dans la photographie par le tracé de la lumière lunaire, est aussi remarquable de leur production qui s’étale sur de nombreuses années.
On se trouve en présence du travail d’un grand artiste de l’art minimal, dans la lignée notamment de Dan Flavin.
C’est la première fois que les seascapes d’Hiroshi Sugimoto sont exposés à Munich, avec la création d’une très belle lumière de présentation muséologique, minimaliste elle aussi, et efficace: on pénètre dans un espace occulté baigné dans une lumière lunaire; les immenses photographies appellent à la contemplation méditative et à un dialogue intimiste et personnel, qui va à l’essentiel.
Jusqu’au 10 février 2013 au Musée Brandhorst de Munich
Photos: © 2012 Hiroshi Sugimoto
*jeu de mots à partir de l’anglais landscape

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Luc Le Belge est expatrié à Munich, en Bavière et vous fait découvrir la belle ville de Munich aux multiples attraits et à l’actualité culturelle très dense, mais aussi la société bavaroise, qui est si particulière en Allemagne…Un Belge à Munich : le blog

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