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Exposition Munich: le meilleur des expositions à Munich en 2014

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Découvrez l’agenda des expositions de Munich à ne pas manquer en 2014… Expositions culturelles, historiques, artistiques, il y en aura pour tous les goûts…

  • DIX / BECKMANN, le monde comme mythe

    Une double rétrospective à la Hypo-Kunsthalle de Munich

    Beckmann / Dix, auto-portraits

    DIX / BECKMANN
    Le MONDE COMME MYTHE
    Du 11 avril au 10 août 2014 à la Hypo-Kunsthalle de Munich

    Deux géants de la modernité

    Avec cette exposition, la Hypo Kunstalle de Munich présente en collaboration avec la Kunsthalle de Mannheim la première grande juxtaposition des œuvres de Max Beckmann (1884-1950) et d’Otto Dix (1891-1969) , deux des plus importants artistes allemands de la première moitié du 20ème siècle. Leurs travaux ont eu une influence profonde sur la vie culturelle de la République de Weimar (1919-1933) avant d’être déclarés «dégénérés» (“Entartete Kunst”) par le national-socialisme qui a mis en danger l’existence même des artistes . Plus de 180 peintures, dessins et gravures en provenance de musées et de collections privées d’Amsterdam , de Berlin , de Londres, de New York et de Washington, entre autres, illustrent le développement artistique et la gamme des deux artistes .

    Pour Dix et Beckmann, la Première Guerre mondiale a été une expérience fondatrice qui a eu un impact majeur sur leur vie et leur travail . Dès lors, à partir de là, ils ont l’un et l’autre développé leur propre style. Après avoir rejeté de manière consciente l’expressionnisme et l’abstraction , ils se sont lancés dans l’exploration de l’expérience éprouvante de la réalité: Otto Dix, en mettant l’accent sur ​​le côté sombre de la société contemporaine; Max Beckmann , en s’efforçant d’atteindre la couche invisible derrière le visible. En dépit de leurs différentes approches , ils avaient tous deux la même visée: atteindre le moment où le familier devient soudain étrange et où le monde devient un mythe.

    Même à un stade précoce, les deux artistes ont attiré beaucoup d’attention à Munich. En 1923 , la Galerie Thannhauser a présenté une exposition des œuvres de Max Beckmann, qui fut suivie d’une exposition d’œuvres d’ Otto Dix en 1926. On ne sait si les deux artistes se rencontrèrent au cours de ces années catastrophiques, et pourtant ils ont évolué dans les mêmes cercles, ont exposé leurs œuvres avec les mêmes marchands d’art et même peint de mêmes modèles. Malgré le fait que Dix et Beckmann ont longtemps été considérés comme les deux plus grands artistes allemands de leur génération, à ce jour leurs œuvres n’ont jamais été juxtaposées dans un tel dialogue spécifique .
    L’exposition propose un voyage fascinant des débuts jusqu’à la fin des travaux de ces deux artistes exceptionnels, et pourtant très différents. En suivant leurs évolutions, il devient clair à quel point ils ont tous deux été touchés par les extrêmes de leur époque. Tout d’abord, leurs œuvres graphiques reflètent l’ expérience de la guerre, mais les horreurs dont ils furent les témoins sont encore manifestes dans leurs représentations de l’après-guerre en Allemagne, un pays alors peuplé d’ invalides de guerre et des prostituées. Dix et Beckmann représentent avec la même énergie des personnes de leurs propres cercles privés et professionnels , y compris des personnages bien connus de la scène culturelle comme le fameux portrait que peignit Otto Dix de l’acteur Heinrich George. Les thèmes religieux reviennent aussi constamment dans leur œuvre. Un des premiers exemples est la célèbre ” Descente de Croix ” de Beckmann conservée au MoMA . En outre, cette oeuvrel témoigne de son exploration des expressions artistiques du passé, également un leitmotiv important dans l’œuvre de Dix. Tout au long de l’exposition dans les onze salles de la Kunsthalle, les regroupements thématiques effectués par Ulrike Lorenz et Beatrice von Bormannrévèlent au visiteur les similitudes et les différences entre les deux artistes.
    Une exposition remarquable, un événement majeur de la saison culturelle munichoise, à ne pas manquer!

    Source du texte: librement traduit du texte de présentation de l’expo sur le site de la Hypo Kunsthalle.
    Jusqu’au 10 août 2014 à la Hypo Kunsthalle. Ouvert de 10 à 20 heures.

    Theatinerstraße 880333 München
    T +49 (0)89 / 22 44 12

    Exposition Hamlet Tell My Story au Deutsches Theatermuseum de Munich

    En 2014, , on commémore le 450ème anniversaire de la naissance de Shakespeare. A cette occasion, le Musée du Théâtre allemand de Munich présente en collaboration avec le Musée du Théâtre de Düsseldorf une exposition consacrée à la figure de Hamlet dans le théâtre allemand. Cette exposition est d’abord présentée à Munich et le sera ensuite à Düsseldorf.

    Hamlet, la pièce la plus jouée du répertoire mondial, fascine le public depuis plus de 400 ans, car elle touche au coeur même de l’être humain, et à la fois, il s’agit d’une pièce qui évoque le théâtre. L’exposition suit les traces d’Hamlet dans le développement du théâtre allemand.

    Hamlet est un rôle que rêvent d’interpréter la plupart des acteurs de théâtre, mais c’est aussi un rôle exigeant et difficile. L’exposition s’intéresse aux principaux interprètes du rôle dans l’histoire du théâtre allemand et évoque des acteurs célèbres tels Johann Brockmann, Josef Kainz, Alexander Moissi ou Gustaf Gründgens ou plus récemment Ulrich Wildgruber, Klaus Maria Brandauer, Ulrich Tukur ou encore Lars Eidinger. L’occasion d’évoquer la complexité du rôle et la grande diversité des interprétations.

    Joseph Kainz

    L’exposition évoque également les options de la mise en scène. On peut représenter Hamlet par une mise en scène historicisante qui s’efforce de reproduire le château et les usages de la cour d’Elseneur, ou faire l’impasse sur l’histoire du Royaume de Danemark et se concentrer davantage sur les aspects psychologisants de l’oeuvre. Comment les metteurs en scène allemands ont-ils représenté les moments clés du récit, qui sont autant de pierres d’achoppement: comment représenter le spectre du père d’Hamlet? comment animer la scène de la représentation théâtrale, du théâtre dans le théâtre? comment aborder la scène du crâne de Yorick? et celle de la mort d’Ophélie? Les mises en scène actuelles de Leander Haussmann, Volker Lösch, Jan Klata ou Luc Perceval sont mises en perspective avec celles du temps de Goethe, ou avec des mises en scène célèbreserden comme celles de Max Reinhardt, Gustaf Gründgens, Karl Heinz Stroux, Peter Zadek, Hans Günther Heyme ou Jürgen Gosch.

    Une section de l’exposition s’intéresse aux différentes traductions de référence de l’oeuvre en allemand. Quelle traduction privilégier? Il en existe plus de 80!

    Un petit secteur amusant de l’exposition présente l’exploitation commerciale de l’image de marque de Hamlet. Le nom du protagoniste de la pièce éponyme de Shakespeare a été détourné par plusieurs marques de produits commerciaux, et ces objets de consommation sont présentés à la curiosité du public.

    Dans le dernier secteur de l’exposition, on peut visionner différents extraits de films qui ont mis Hamlet en scène, y compris des dessins animés comme p.ex. les Simpsons, ou représenter soi-même Hamlet sur une scène. On peut se faire filmer en train d’interpréter l’une ou l’autre scène et se voir jouer en direct projeté sur un écran. Des crânes sont à votre disposition si vous souhaitez réciter la tirade célèbre Etre ou ne pas être, telle est la question!

    Tout au long de l’exposition on peut visionner des vidéos de représentations théâtrales ou cinématographiques.
    Une exposition bien conçue qui ravira tous les amateurs de théâtre et les professeurs ou les parents soucieux d’initier classes et enfants aux arcanes de l’art théâtral.
    Au Deutsches Theater Museum, Galeriestr. 4a (Hofgartenarkaden), 80539 München, jusqu’au 22 juin 2014.

    DIX / BECKMANN, le monde comme mythe, une double rétrospective à la Hypo-Kunsthalle de Munich

    Voir la critique de l’exposition Dix / Beckmann dans l’onglet Avril

    Jusqu’au 10 août 2014 à la Hypo Kunsthalle. Ouvert de 10 à 20 heures.

  • DIX / BECKMANN, le monde comme mythe, une double rétrospective

    Voir la critique de l’exposition Dix / Beckmann dans l’onglet Avril

    Jusqu’au 10 août 2014 à la Hypo Kunsthalle. Ouvert de 10 à 20 heures.


    Exposition Hamlet Tell My Story au Deutsches Theatermuseum de Munich

    Jusqu’au 22 Juin 2014

    Découvrez le descriptif de l’exposition Hamlet Tell my story dans l’onglet Mai

    En Juillet

    DIX / BECKMANN, le monde comme mythe, une double rétrospective

    Voir la critique de l’exposition Dix / Beckmann dans l’onglet Avril

    Jusqu’au 10 août 2014 à la Hypo Kunsthalle. Ouvert de 10 à 20 heures.

    En Aout

    DIX / BECKMANN, le monde comme mythe, une double rétrospective

    Voir la critique de l’exposition Dix / Beckmann dans l’onglet Avril

    Jusqu’au 10 août 2014 à la Hypo Kunsthalle de Munich. Ouvert de 10 à 20 heures.


     

    Empereur François Joseph et François Ferdinand

    Exposition de photos à la Maison des Sudètes de Munich

     
    Les archives photographiques de l’historien de la photographie Pavel Scheuflers comprennent plus de 30 000 photographies. Il s’agit de prises de vue qui datent essentiellement de l’époque de la monarchie des Habsbourg jusqu’en 1918. Une grande partie de ces prises de vue ont été réalisées par Rudolf Bruner-Dvořák (1864-1921), le photographe de la cour de l’Archiduc François-Ferdinand, héritier du trône. Bruner-Dvořák était originaire de la Bohême de l’Est (Přelouč), il a reçu sa formation photographique en 1887 auprès du prestigieux photographe de cour munichois Carl Teufel.
     
    Les motifs de Bruner-Dvořák comportent tant des photos de chasses ou de manœuvres avec François Ferdinand et François Joseph que des prises de vue du domaine privé de la famille impériale, comme par exemple des moments de détente à Saint-Moritz, la station suisse à la mode de Saint-Moritz. Les visites que fit l’Empereur François Joseph en Bohême en 1891, 1901 et 1907 sont elles aussi bien documentées.
     
    L’exposition présente une sélection de ces photographies.
     
    Adresse et horaire
     
    Forum culturel dans la maison des Sudètes, Hochstr.8, Munich
    Jusqu’au 25 Juillet, 2014
    Horaires d’ouverture du lundi au vendredi de 9H à 19H (sauf les jours fériés), entrée libre
    Franz Ferdinand d`Este und der Fotograf Rudolf Bruner-Dvořák beim Manöver in der Nähe von Strakonitz. Foto von Jaroslav Bruner-Dvořák. September 1905 (Quelle: Sammlung Scheufler)
    François Ferdinand d’Este et le photographe Rudolf Bruner-Dvořák
    en manoeuvres près de Strakonitz.
    Photo de Jaroslavon Bruner-Dvořák. Septembre 1905

    Exposition Gustav Mahler au Deutsches Theatermuseum de Munich


    Le Musée du Théâtre de Munich a organisé une remarquable exposition Gustav Mahler (1860-1911) à l’occasion du centième anniversaire de la mort du musicien. L’exposition est centrée sur la carrière professionnelle et la créativité de Mahler dans ses relations avec  les villes de Vienne et de Munich. Elle s’intéresse au Mahler compositeur, directeur de théâtre et chef d’orchestre Le thème retenu: Mahler comme contemporain du futur (“Ein Zeitgenosse der Zukunft“).  Une équipe d’experts a réuni 500 objets et documents  qui permettent de suivre le parcours du génie tchèque. On se rend aisément compte de la force créatrice et visionnaire de Mahler,  de son énorme ambition et de son extraordinaire productivité. On suit l’ascension du musicien depuis ses études commencées à Vienne à l’âge de 15 ans jusqu’à son accession à la direction de l’Opéra de Vienne, un poste qu’il désirait ardemment. Mahler, qui était juif, dut aussi affronter des rebuffades anti-sémites, notamment de la part de Cosima Wagner qui l’admirait cependant. De nombreuses  esquisses et des maquettes des opéras qu’il a dirigés, dont bien sûr ceux de Wagner, sont exposées. Enfin, la création triomphale de la création de la huitième symphonie à Munich est particulièrement mise en valeur.

     
    L’exposition s’accompagne d’animations audiovisuelles: d’entrée de jeu, on peut entendre une série de témoignages de chefs d’orchetre renommés qui expliquent, en anglais, leur passion pour la musique de Mahler. Une  belle installation video de Claudia Rohrmoser retiendra également votre attention.
     
    L’activité professionnelle et créative de Gustav Mahler est au centre de cette exposition de grande qualité, qui s’attarde moins, et c’est un choix délibéré et cohérent, sur les aspects de la vie intime du grand compositeur.

    Langues de l’expo: l’allemand et l’anglais.

    Jusqu’au 18 septembre, au Deutsches Theatermuseum de Munich (dans l’aile Nord du Hofgarten jouxtant la Résidence). Du mardi au dimanche de 10 à 16 heures. Métro: Odeonsplatz.

    Galeriestr. 4a (Hofgartenarkaden)
    80539 München
    Tel. 089 210691-28
    E-Mail: info@deutschestheatermuseum.de

  • Au programme :

    • Art lesbien: Expo Hanny Zhytar chez LeTRa/ Ausstellung von Hanny Zhytar
    • Grande rétrospective Canaletto à l’ Alte Pinakothek de Munich
    • Exposition Florine Stettheimer au Kunstbau
    • Grande rétrospective Georg Baselitz à la Haus der Kunst de Munich

    Art lesbien: Exposition Hanny Zhytar chez LeTRa

    Ausstellung von Hanny Zhytar

     
    Text auf Deutsch hierunter
     
    Hanny Zhytar appelé Annia, est âgée de seulement 22 ans et a jusqu’ici connu une vie difficile. Née à Kiev, il lui faut partir pour la Belgique à huit ans pour suivre  sa mère qui a épousé un Belge. Elle y restera dix ans. Lorsque sa mère apprend que Annia est lesbienne, elle la renvoie chez son père biologique en Ukraine. Son beau-père belge la soutient, mais ce n’est pas le cas de son père biologique. 
     
    La société ukrainienne a des difficultés à accepter les lesbiennes, les gays et les transgenres. L’exclusion et la haine sont monnaie courante; les gens en savent trop peu sur l’amour entre personnes du même sexe. Le dessin a aidé la jeune artiste à chasser ses idées noires. «J’étais tellement en colère contre mon père et j’ai passé toute la nuit à  me dire que personne ne me blesserait plus jamais de cette manière. Et le matin, j’ai trouvé que je me sentais mieux parce que j’avais dessiné. C’est ainsi que l’encre noire et le papier sont devenus mes meilleurs amis « dit-elle aujourd’hui. 
     
    Les dessins de  Zhytar montrent à première vue  des motifs qui semblent impénétrables, des figures psychédéliquesravissantes. Mais  Annia y est présente avec toute sa personnalité. L’art est devenu le moyen d’expression de la jeune femme. Dans le labyrinthe des symboles et des mots, elle raconte sa vie. 
     
    Le vernissage de l’exposition des oeuvres d’Hanny Zhytar aura lieuy le 30 octobre chez LeTRa, Angertorstrasse 3. L’artiste y parlera de son travail et évoquera  la vie de la communauté LGBT en Ukraine après la révolution. Une traduction vers l’allemand est prévue. 
     
    Hanny Zhytar et le public discuteront à propos des expériences de vie de beaucoup de personnes homosexuelles. . Comment gèrent-ils le rejet et – dans le cas de la jeune ukrainienne – le manque d’intérêt des parents? Comment vit une jeune lesbienne  en Ukraine, et particulièrement en ces temps de conflit? 
     
    Hanny Zhytar, genannt Annia, ist erst 22 Jahre alt und hat schon ein schweres Leben hinter sich. In Kiew geboren zieht sie mit acht Jahren nach Belgien, weil ihre Mutter einen Belgier heiratet. Zehn Jahre verbringt sie dort. Als ihre Mutter erfährt, dass Annia lesbisch ist, schickt sie sie zu ihrem leiblichen Vater in die Ukraine zurück. Ihr belgischer Stiefvater unterstützt sie stets, ihr Vater nicht.
     
    Die ukrainische Gesellschaft tut sich schwer mit Lesben, Schwulen und Transgender. Ausgrenzung und Hass gehören zum Alltag; die Menschen wissen zu wenig über die gleichgeschlechtliche Liebe. Das Zeichnen hat der jungen Künstlerin geholfen, ihre düsteren Gedanken zu vertreiben. « Ich war so wütend auf meinen Vater und verbrachte die ganze Nacht damit, mir zu sagen, dass mich nie wieder jemand so verletzen würde. Und am Morgen stellte ich fest, dass es mir besser ging, weil ich gezeichnet hatte. So wurden schwarze Tinte und Papier zu meinen besten Freunden », sagt sie heute.
     
    Zhytars Graphiken zeigen auf den ersten Blick undurchdringliche Muster, psychodelisch anmutende Figuren. Doch ist Annia mit ihrer ganzen Persönlichkeit präsent. Die junge Frau hat die Kunst zu ihrer Sprache gemacht. Im Labyrinth aus Symbolen und Wörtern erzählt sie von ihrem Leben. Vernissage am 30. Oktober von 19 Uhr bis 22 Uhr bei LeTRa, Angertorstraße 3. Die Künstlerin spricht über ihre Werke und berichtet über das Leben der ukrainischen LGBT-Community nach der Revolution. Moderation: Naomi Lawrence. Die Veranstaltung wird übersetzt.
     
    Hanny Zhytar und das Publikum diskutieren über Lebenserfahrungen vieler homosexueller Menschen. Wie verarbeiten sie Zurückweisung und – im Falle der Kiewerin – das mangelnde Interesse der Eltern? Wie ist es überhaupt, als junge Lesbe in der Ukraine zu leben – gerade in diesen konfliktreichen Tagen.
     
    Vernissage le 30 octobre à partir de 19H chez LeTRa, Angertorstrasse, 3 à Munich
    Vernissage 30.Oktober. LeTRa, Angertorstrasse, 3
     
    Source du texte: groupe de contact Munich Kiev Queer / pour leur page facebook, cliquer ici

     


    Grande rétrospective Canaletto à l’ Alte Pinakothek de Munich

     

    Le basssin de Saint Marc le jour de l’Ascension, Venise, c. 1739/1740
    108 x 152.5 cm © Collection du Castle Howard
    Bernardo Bellotto (1722-1780) a travaillé sous le pseudonyme de Canaletto. Bernardo Bellotto et son oncle et professeur Giovanni Antonio Canal (1697-1768), dont il fut autorisé à porter le nom agrémenté du diminutif, ont porté la tradition vénitienne de peintures de paysages urbains et de vues architecturales vers de nouveaux sommets. Les vues finement observées de Bellotto – de Venise à Dresde, Vienne et Varsovie – sont des icônes de l’art et de l’histoire du dix-huitième siècle. L’interaction fascinante entre la précision documentaire et la liberté créatrice continue de captiver le spectateur. Les architectures de fantaisie sont tout aussi intéressantes que les vues urbaines.
    ‘Le château de Nymphenburg vu depuis le parc’, 132 x 235 cm
    © Bayerische Schlösserverwaltung
    Pour réaliser la perspective de ce tableau, une tour de 15 mètres
    de hauteur avait été construite à l’usage de l’artiste

    L’Alte Pinakothek, qui pour cette exposition a bénéficié de nombreux prêts internationaux, présente la première exposition complète consacrée à Bernardo Bellotto en Allemagne en près de cinquante ans. Des peintures significatives de toutes les périodes de l’œuvre de l’artiste offrent une occasion unique de suivre le peintre lors de ses voyages à travers l’Europe au Siècle des Lumières. En 1761, il a visité Munich, où il a produit une somptueuse vue panoramique de la ville et deux peintures du château de Nymphenburg pour l’Electeur de Bavière. La restauration récente de ces grands et ambitieux tableaux permet aux visiteurs d’apprécier la brillance originale de leur luminosité Ces vues de Munich constituent le coeur d’une exposition qui comporte plus de soixante-cinq peintures, dessins et gravures, parmi lesquels de nombreux paysages d’une grande finesse et des fantaisies architecturales virtuoses qui invitent le spectateur à jeter un regard neuf sur les aspirations et les pratiques créatives de Bellotto. Toutes les périodes de l’activité de Canaletto sont représentées, depuis les premières oeuvres italiennes jusqu’aux dernières oeuvres polonaises en passant par les périodes viennoises, dresdoise et munichoise.

    ‘Munich vue de l’est’ une peinture réalisée en 1761
    depuis la colline du Gasteig. 134 x 236.5 cm.
    © Bayerische Staatsgemäldesammlungen, Alte Pinakothek, Munich
     
    CANALETTO BERNARDO BELLOTTO PEINT L’EUROPE
    Date : 17.10.2014 – 18.01.2015
     
     


    Exposition Florine Stettheimer au Kunstbau

     
     
    Andy Warhol aimait son art, et Marcel Duchamp avait organisé sa rétrospective au Musée d’Art Moderne: l’artiste Florine Stettheimer (1871-1944) est l’une des figures les plus intrigantes du monde aristique newyorkais  au cours de la première moitié du XXe siècle. Ses photos et poèmes, ses créations pour les salons et les scènes de théâtre constituent une synthèse moderne des arts et une chronique de la vie urbaine. Stettheimer a peint des concours de beauté et les fêtes des célébrités, les gratte-ciel, Wall Street et la culture de consommation, anticipant les sujets d’intérêt qui allaient plus tard provoquer l’engouement des artistes du Pop Art. Son œuvre est une source d’inspiration pour quelques-uns des artistes les plus fascinants qui travaillent aujourd’hui. 
     
    La présentation du travail de Florine Stettheimer au Kunstbau de  la Lenbachhaus constitue la première exposition personnelle de son art en dehors des États-Unis. L’exposition présente une sélection représentative des grandes peintures réalisées à partir de 1915 qui illustrent son style arrivé à maturité.  Un deuxième axe est centré sur ses créations pour la scène: de nombreux dessins, maquettes, figurines illustrent sa vision tant pour le ballet »Orphée des Quatz’z’Arts« que pour l’opéra de Virgil Thomson, dont Gertrud Stein avait écrit le livret, »Four Saints in Three Acts«. A l’occasion de cette exposition l’artiste Nick Mauss a également consacré un espace à la poésie de Florine Stettheimer.
     
    A voir jusqu’au 4 janvier 2015 au Kunstbau.
     
    Source: traduction livre de la présentation du Kunstbau.


    Grande rétrospective Georg Baselitz à la Haus der Kunst de Munich

    L’oeuvre inaugurale:
    La grande nuit dans le seau
    Le peintre Georg Baselitz avait fait scandale au début des années soixante avec une oeuvre intitulée
    Die große Nacht im Eimer. L’oeuvre, qui se trouve aujourd’hui au musée Ludwig de Cologne représente un enfant ou un nain qui tient son sexe surdimensionné dans sa main. D’aucuns avaient interprété cette attitude comme masturbatoire, d’autres y avaient vu un nain au pénis grotesque et avec une coupe de cheveux à la Hitler. L’oeuvre se voulait agressive et provocatrice, ce qui conduisit le peintre au procès pour immoralité mais fit aussi le début de sa renommée*. Cette oeuvre fondatrice est la grande absente de l’exposition.
     
    Par la suite, Georg Baselitz continua à attirer l’attention sur son travail en produisant au début des années septante ses fameux portraits renversés. Aujourd’hui, Georg Baselitz est reconnu comme un des artistes majeurs du monde contemporain. Il vient de célébrer son 75e anniversaire, et c’est à cette occasion que la Haus der Kunst de Munich lui consacre une vaste rétrospective. Le lieu, avec ses salles au volume impressionnant, est particulièrement propice à l’exposition de grands tableaux et de grandes sculptures, la taille importante des oeuvres de Baselitz nécessitant ce type d’espace.
    aigle Georg Baselitz

    On y retouve les grands thèmes baselitziens. Une des caractéristiques de l’artiste est la récurrence des thèmes de ses oeuvres (l’inversion du motif, l’aigle, sa femme Elke, la provocation, la paire ou le couple) qu’il a revisité sa vie durant en les soumettant à un travail d’autocritique et de dépassement dans l’acte créatif. Les organisateurs de l’exposition ont bénéficié d’une collaboration étroite avec l’artiste. A l’occasion de cette exposition, l’artiste a placé certaines de ses oeuvres comme en miroir ou en conversation, ce qui permet au public de comprendre le dialogue que l’artiste a pu mener avec lui-même au cours de son processus créatif. On voit ainsi sur le même motif des oeuvres aux couleurs denses et franches, avec des opacités de matière, faire face à des oeuvres aux couleurs plus passées et plus lumineuses qui ont davantage de légèreté et de transparence. Dans une période plus récente, Baselitz a exploré la couleur noire qui envahit ses tableaux, les recouvre, les fait disparaître par pans entiers. Le noir se retrouve dans les grandes sculptures noires qu’il produit depuis 2011, avec leurs beaux effets d’enlacement, car elles aussi sont placées sous le signe de la paire.

     
    Une fois n’est pas coutume, à la demande expresse de l’artiste, le public est invité à photographier ses oeuvres. Ne vous étonnez pas si un gardien du musée vous demande pourquoi vous ne prenez pas de photos! Ultime et gentille provocation.
     
    *Cette oeuvre n’a pas été retenue pour l’exposition munichoise, mais en cherchant bien, on finit par trouver dans une des salles une paire d’hommes aux pénis en érection.
     
  • Rainer Viertlböck porte un nouveau regard sur Munich en photos

    Une exposition à découvrir à l’hôtel de ville de Munich

    Der neue Blick auf München

    Le photographe munichois Rainer Viertlböck expose 16 photographies sur trois étages à l’Hôtel de ville de Munich (neues Rathaus), situé sur la Marienplatz. Il jette un nouveau regard fascinant en adoptant des perspectives inhabituelles. Ses photographies, qui  sont autant d’ hommages à sa ville natale, ouvrent de nouveaux horizons. Le photographe a eu recours aux technologies les plus contemporaines pour réaliser ses photos, telles le vol en hélicoptère, l’utilisation de drones télécommandés ou d’élévateurs. Le photographe fut le premier Allemand à décrocher le International Photography Award.
     
    Der neue Blick auf München
     
    A l’occasion de la visite de l’expo, on pourra  découvrir l’Hôtel de ville de Munich de l’intérieur et, pourquoi pas, monter au sommet de sa tour pour découvrir Munich de son point central.
    Jusqu’à février 2015
    Du lundi au jeudi de 8 à 17 heures
    et le vendredi de 8 à 12 heures

    Source: muenchen.de


    Exposition Frank Wedekind au Deutsches Theatermuseum

    Le monde de Wedekind ; Théâtre, eros et provocation


     
    L’expo nous introduit dans le monde de Frank Wedekind (1864-1918), qui est surtout connu aujourd’hui comme dramaturge pour ses drames Frühlings Erwachen, L’éveil du printemps, une “tragédie enfantine”, et La boîte de Pandore (dont s’est en partie inspiré Alban Berg pour son opéra Lulu*), deux pièces qui avaient fait scandale lorsqu’elles avaient été montées, mais qui sont depuis lors devenues deux grands classiques du théâtre moderne.
     
    Franziska 
    En dehors de ces deux succès, Wedekind écrivit encore une vingtaine de pièces de théâtre, qui sont pour la plupart aujourd’hui tombées dans l’oubli. On y retrouve les grands thèmes qui ont été au centre de sa réflexion:l a relation entre l’homme et la femme, la manière dont la société aborde la sexualité et en général, le rapport au corps, les relations entre l’artistique et le commercial. Avec déjà une approche de la question du genre (gender): l’exposition présente p.ex. des caricatures de Wedekind dans lesquelles il représente des hommes se travestissant. Dans L’éveil du printemps l’on découvre des adolescents en proie à l’éveil de leur sexualité, un texte relevant à l’époque de la pornographie puisqu’il y décrit plusieurs actes d’autoérotisme, de masturbation collective et évoque sans complexe l’avortement, autant de thèmes considérés alors comme tabous. Ou encore cette pièce de théâtre, Franziska, où une femme, comme un Faust inversé, ayant vu la manière dont se déroule le mariage de ses parents, refuse de mener une vie d’asservissement, et décide de vivre pendant deux ans comme un homme pour jouir de la liberté que procure cet état. Un pacte est passé avec un homme, Kurz, à qui elle appartiendra une fois les deux années écoulées.
     
    L’exposition s’intéresse encore aux autres aspects de la créativité prolifique de Wedekind: le Wedeking poète, l’écrivain satirique,  le comédien, le chanteur ou le publicitaire, avec notamment la présentation de quelques publicités qu’il a conçues pour le bouillon Maggi.  Une constante chez cet homme-orchestre se trouve dans son goût de la provocation, omniprésente dans son oeuvre que l’exposition nous invite à (re)découvir.
     
    L’exposition munichoise, une ville où Wedekind a passé une grande partie de son existence, dépeint également l’influence de l’oeuvre théâtrale de Wedekind dans les oeuvres cinématographiques, la musique et la bande dessinée.
     
    *Pour Lulu, Alban Berg s’est inspiré de deux oeuvres de Frank Wedekind: La Boîte de Pandore (Die Büchse der Pandora) et L’Esprit de la terre (Erdgeist). Berg avait assisté à une représentation de La Boîte de Pandore en 1905 dans une production de Karl Kraus mais n’a commencé son opéra qu’en 1929 après avoir terminé son autre opéra, Wozzeck. A noter que le Bayerische Staatsoper présentera une nouvelle mise en scène de Lulu la saison prochaine. Première le 25 mai.
     
    Où et quand?
     
    L’exposition Wedekinds Welt peut se visiter au Deutsches Theatermuseum de Munich jusqu’au 11 janvier 2015.

    Galeriestr. 4a (Hofgartenarkaden), 80539 München

    Tous les jours sauf le lundi de 10 à 16 heures. Fermé le 1er novembre, les 24 et 25 décembre et le 1er janvier. 
     
    Crédit photographique: Deutsches Theatermuseum

     

    Munich dans les timbres poste  allemands (1953-2012)

    Au cours des 60 dernières années, Munich a été représentée à  de nombreuses reprises dans les timbres poste allemands de la Deutsche Bundespost (fondée en 1947). Le premier timbre au motif munichois de cette période est imprimé pour commémorer le cinquantième anniversaire du Deutsches Museum (1953). Puis, le motif munichois reviendra régulièrement:  l’exposition des transports de Munich (1953), les 800 ans de Munich (1958), le Théâtre National (1964), la Résidence, les Propylées, la Glyptothèque et la statue de la Bavaria(une série pour les jeux olympiques de 1972, sortie en 1970), les jeux olympiques en 1972 avec quatre timbres consacrés à l’Olympiapark, les 75 ans du Deutsches Museum (1978), la commémoration d’un vol en ballon lors de l’Oktoberfest de 1820 (1978), l’exposition internationale de jardinage en 1983, une nouvelle Bavaria en 1987, le parc olympique (1993), les 500 ans de la Frauenkirche de Munich (1994, ci-dessus), le Parlement bavarois (Bayerischer Landtag, 1998), le Bayern München champion de la coupe allemande de football 1999, les 100 ans du Deutsches Museum (2003), le Viktualienmarkt, le Stade de l’Arena à Munich (FIFA 2006), le Centre juif de Munich (2007), les Propylées de Leo von Klenze (2009),  et enfin les 200 ans de  ans de l’Oktoberfest (2010), enfin les 175 ans de la Vieille Pinacothèque. La liste n’est pas exhaustive, on pourrait encore citer par exemple des timbres consacrés à des journées ecclésiales évangéliques ou catholiques organisées à Munich. 

     
     
     
    Datei:DBP 1953 167 Verkehrsausstellung.jpg
     

    Datei:DBP 1978 963 Deutsches Museum.jpg

    Datei:DBP 1978 964 Jugend Luftfahrt.jpg

    Datei:DPAG1998-03-12-LandesparlamentBayern.jpg

    Datei:Stamp Germany 2003 - 100 Jahre Deutsches Museum.jpg

    Datei:Stamp Germany 2003 MiNr2356 Viktualienmarkt.jpg

    Datei:DPAG-20060203-Muenchen.jpg

    Datei:DPAG 2010 44 Oktoberfest.jpg

    Datei:Deutsche Briefmarke 175 Jahre Alte Pinakothek.jpg

 
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A propos de l'auteur

Luc Le Belge est expatrié à Munich, en Bavière et vous fait découvrir la belle ville de Munich aux multiples attraits et à l’actualité culturelle très dense, mais aussi la société bavaroise, qui est si particulière en Allemagne…Un Belge à Munich : le blog

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