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Florence “a fresco”

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Beaucoup de personnes confondent « une fresque » avec « une frise ».

Pour comprendre toute la difficulté de cet art, et l’apprécier à sa juste valeur dans divers lieux florentins, il faut en savoir un minimum sur les techniques utilisées à la Renaissance.

 

La Technique

D’abord, on dessine le croquis grandeur nature appelé CARTON sur de grandes feuilles de papier ou de parchemin.

Puis on découpe le carton en carrés. Chaque carré correspond à une journée de travail sur fresque.

On piquette des trous le long des lignes dessinées.

On enduit le mur d’une première couche de plâtre, qu’on laisse sécher.

Ensuite, chaque jour, on enduit une petite partie du mur avec une seconde couche de plâtre plus fin, et on y applique le carton percé correspondant au travail de la journée.

On frotte le carton avec un sac contenant de la poudre de charbon de bois. Le charbon de bois passe à travers les trous et laisse un croquis en pointillé sur le plâtre frais.

On réunit les points par un trait et on marque l’ombre avec de la couleur ocre (= sinope).

On mélange les peintures à l’eau (DETREMPE) dans des godets : on prépare à l’avance la quantité nécessaire aux 7 heures de la journée de travail.

Il faut peindre vite avant que le mur ne soit sec, car le plâtre doit absorber la couleur.

…et si on se trompe, il ne reste plus qu’à casser le plâtre et à recommencer !

Où admirer les plus belles fresques florentines?

A Florence, les fresques de la Renaissance sont légions.

Si vous montez à San Miniato al Monte, adorable église dont le parvis offre une des plus belles vues sur la ville, le mur droit en entrant montre encore une fresque inachevée qui vous permet de mieux comprendre ce travail préparatoire.

Si vous voulez vous régaler de fresques colorées, le choix est large.

Personnellement, je privilégie trois lieux.

Tout d’abord, au palais Medici-Ricardi, la fresque des rois-mages dans la chapelle, peinte par Benozzo Gozzoli, à la fin du XV°s. La fraîcheur des couleurs et des scènes font pardonner une perspective encore hésitante.

Ensuite, au couvent San Marco, les cellules et les couloirs décorés par Fra Angelico, avec une magnifique « Annonciation » scintillante en haut de l’escalier principal.

Enfin, et c’est ma préférée, la chapelle Brancacci, à Santa Maria del Carmine, réalisée par Masaccio, Masolino et Filippino Lippi. Une explosion de couleurs, de scènes et de portraits.

Pour le palais Medici-Ricardi et la chapelle Brancacci, la demande étant forte, il faut réserver avant d’y aller. Votre hôtelier, s’il est sympa, peut le faire pour vous !

D’autres fresques ornent les églises florentines, telles celles de Santa Maria Novella, par exemple.

Si vous vous êtes familiarisés avec cet art et qu’il vous plaît, un conseil : poussez au gré de vos visites les portes des églises et musées et appréciez le travail des artistes.



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