Comment créer un blog voyage ? : mes erreurs et déboires

Comment lancer un blog voyage ? est une question courante. De plus en plus d’apprentis ou futurs blogueurs  y ajoutent d’emblée l’hypothèse de gagner de l’argent grâce à son site. Il n’y a pas de recette idéale pour démarrer l’aventure du blog voyage (ou dans tout autre domaine). Plutôt que de vous donner mes conseils qui vous laisseraient croire que je connais la formule magique depuis 10 ans (je laisse ça aux experts professionnels et blogueurs spécialistes en blogging), je préfère partager mes expériences. Ces étapes de l’histoire de mon site et ces épreuves, mésaventures, m’ont appris et servi de leçons pour essayer de durer. Peut-être vous seront-elles utiles?!


Tant de blogueurs débutent et renoncent après quelques  semaines ou mois, quand ils voient à quel point l’activité est énergivore, contraignante, complexe et exigeante. Trop ne se sont pas demandés, comme moi au début, comment lancer un blog voyage pour ne pas s’exposer à trop de déboires. Ils abandonnent faute de temps ou de résultats satisfaisants par rapport à leurs attentes. Ils se découragent, perdent le feu sacré de l’élan initial et la motivation et le courage de travailler et faire des efforts. Ils  souffrent du manque de trafic ou d’intérêt de leurs visiteurs. Une poignée seulement émergent et deviennent des modèles, des références, des auteurs influents. 


Créer un blog voyage et bloguer ne s’improvise plus !

Beaucoup de blogueurs professionnels partageant leurs expériences ont un point commun : ils se sont lancés par jeu, à l’aventure, avec l’envie de partager leurs voyages. Au fil du temps, ils ont réalisé que bloguer était devenu en soi leur passion et ne se limite en rien à la réaction de contenus sur un blog. Autant au moins que la thématique qui les avait motivés à écrire. Il était question d’un loisir. Les blogueurs étaient amateurs et en tiraient leur fierté et leur légitimité avant que cette activité devienne de plus en plus marchande et que la professionnalisation élève le niveau d’exigences pour réussir.

A cela s’ajoute la principale contrainte à mon sens : s’adapter en permanence et mettre en place les évolutions attendues par Google. Supporter et se tenir suffisamment au courant pour bien s’informer. A ce jour, Google domine le monde et seul son bon vouloir garantit d’émerger, de survivre et de durer sur la toile. Il impose ses critères, change ses algorithmes et ses règles constamment et joue un rôle trop essentiel dans la réussite, au-delà de toutes compétences propres au blogueur. A titre d’exemple, j’ai subi une mésaventure en mai 2018 après avoir implanté un formulaire de newsletter mal codé par Sendinblue et j’ai vu toutes mes pages désindexé et perdu 95% de mon trafic en quelques heures. Il a fallu des jours après la correction pour retrouver le chemin de l’indexation. Je n’aurais pas trouvé la solution rapidement, 10 ans de mon travail étaient ruinés et je perdais presque 100% de mes revenus.

Les étapes essentielles pour créer un blog voyage facilement (en théorie)

Bien mesurer les obligations qu’entraîne le blogging devrait vous éviter les principales erreurs compromettantes pour un projet de blog voyage monétisable qui aura conjugué le fameux EAT cher à Google, l’autorité, l’expertise et la confiance pour les visiteurs et / ou  les clients.

Je les résumerai avec ces clés de la Stratégie dont on coche les cases une à une pour aboutir à la naissance d’un blog : notez que je n’ai pas mis de N pour nom car souvent le nom de domaine choisi correspond au nom même s’il n’y a pas d’obligation

Sur l’aspect pratique et technique sans lequel il n’y aura pas la deuxième phase :

Pour mieux vous représenter ces éléments, j’utiliserai l’analogie d’une maison : un site est une sorte de maison virtuelle avec des fondations, des pièces, des décorations, des  espaces et de la matière vivante à travers vos mots… L’ordre n’est pas forcément le même que dans une maison, quoique…. je préconise de réfléchir au choix de la plateforme avant d’acheter le serveur, la plateforme sera alors comme le croquis de votre maison telle que vous la rêvez

  1. P comme Plateforme ; choix de la plateforme qui propulsera votre blog
  2. S comme Serveur pour héberger votre site ; cela correspond au terrain où vous construirez. Autant dire que la fiabilité est essentielle pour éviter tout risque d’inondation ou de destruction qui mettrait en péril votre édifice
  3. D comme Domaine comme nom de domaine à savoir l’adresse où est trouvable votre site ; c’est l’adresse “administrative” sans laquelle les visiteurs n’accéderaient pas à votre maison
  4. A comme Architecture induisant thématiques et organisation ; en gros le plan pour aménager votre maison et l’ossature pour permettre à l’édifice d’être optimal en vue de son référencement
  5. T comme Thème ce qui ne correspond pas aux sujets abordés mais bien à le visuel de votre site et l’apparence n’est pas la seule à intervenir, puisqu’un thème rassemble des codes, reflète la logique de son créateur et comporte parfois des erreurs ou un manque de maîtrise, donc il faut le choisir avec grande attention.

Dans l’analogie de la maison, cela s’assimile ne s’assimile pas qu’à la décoration, et au-delà à toutes les finitions et aux éléments qui rendent la maison habitable et confortable. Un mauvais thème peut saboter tout le travail et nuire au référencement.

Sur l’aspect de la construction et de la diffusion :

  1. C comme Contenus reflétant connaissances, expériences afin de construire un environnement de confiance et d’interaction
  2. I comme Identité ou Image ; un terme que je ne cautionne pas toujours mais qui réunit le style d’écriture, les angles pour traiter les sujets, la personnalité que vous voulez mettre en évidence comme blogueur
  3. R comme Référencement pour faire apparaître vos contenus dans les résultats de recherche des moteurs
  4. V comme Visibilité pour renforcer la présence sur les réseaux sociaux
  5. E comme Expertise pour créer les contenus qui aboutissent à la reconnaissance et à l’éventuelle influence

Au final vous conclurez peut-être par M comme Marque dans le sens où vous aurez construit une image de marque qui allie autorité, expertise et confiance aux yeux des visiteurs, des clients et des moteurs. Et M rimera probablement avec monétisation.

Quelles que soient vos ambitions, débutez un blog comme s’il s’agissait d’un blog professionnel et investissez du temps pour vous informer et vous poser les bonnes questions!

Apprendre à gérer plusieurs métiers en un

Il y a dix ans, je débutais mon aventure sur IDEOZ sans trop savoir où je souhaitais aller, ni ce que je voulais faire sur un blog, ni où cela me mènerait. On me demande encore : mais quel est ton business model au fond? Je faisais des choix et les assumais ou les subissais, en traversant quelques interrogations de fond que je regrettais de ne pas m’être posée avant. Mais n’ayant jamais été structurée dans mon mode de fonctionnement ni organisée dans ma capacité de travail, j’évoluais un peu au hasard, suivant l’instant et donc l’instinct. Mes intuitions dans d’autres domaines s’avéraient bonnes. Pourquoi pas pour créer et développer un blog? Je ne connaissais rien au codage, ni aux serveurs, au référencement et je ne me doutais pas qu’il y avait une manière d’écrire pour le web.

En février 2011, je m’inscrivais comme autoentrepreneur à une époque où le métier de “blogueur professionnel” n’existait pas encore pour l’administration … J’avais bien du mal à trouver une activité correspondant de près ou de loin à la mienne. Je ne savais pas décrire la nature de mon travail ou de mes revenus, n’ayant rien à vendre à des clients comme dans toute activité commerciale classique. J’ai toujours bien du mal à donner une définition et un nom à mon métier. Non pas que blogueur  professionnel me dérange, mais reconnaissons que pour beaucoup, cela manque de sérieux et ce, malgré le potentiel de cet univers et son attractivité. L’apparition de la terminologie Blog professionnel à l’Insee en dit long sur l’explosion des blogs comme espace de réalisation professionnelle. Avec le recul, je mesure tout ce que mes erreurs et tâtonnements m’ont appris, les leçons tirées de mes expériences multiples. Etant curieuse, je me suis toujours autorisée à explorer les pistes de rémunération et d’évolution.

La blogosphère règne-t-elle sur l’internet en 2019? Le blogging dans le domaine du voyage ou tout autre domaine connaît son heure de gloire. Il y a 10 ans, ce support d’expression commençait à se démocratiser grâce à des plateformes permettant de se lancer dans un blog avec des outils clés en main. En quelques années, le blog a détrôné les communautés virtuelles et les forums et s’est développé concomitamment avec les réseaux sociaux. Les deux sont souvent associés, voire pour beaucoup indissociables.

Jamais il n’y a eu autant de blogueurs qui se lancent dans l’aventure avec des objectifs multiples et variés. Pour certains, l’idée est simplement de partager des billets, des humeurs, des expériences ou des conseils. Pour d’autres, il s’agit d’une solution de monétisation car ils ont été sensibles aux échos médiatiques de blogueurs influents capables de gagner (beaucoup d’argent) grâce à leurs sites ou à leurs vidéos. Les plus naïfs se laisseront tenter par les sirènes des vendeurs de rêves qui vous proposeront des formations pour créer votre blog ou le monétiser et gagner autant d’argent que les stars du net. Les marques se sont engouffrées dans la brèche et la plupart s’adossent à des blogs pour faire leur promotion (publireportage), ou créent le leur sur leur site  pour partager les expériences de leurs consommateurs ou donner des conseils. Entre les deux, il y a toute une palette d’expériences, mais finalement, les questions que l’on devrait se poser quand on a un projet de blog, sont presque toujours les mêmes. Les aborder en amont permet de structurer sa démarche et d’éviter quelques mauvaises surprises.

Prendre la mesure du projet et adopter immédiatement les réflexes professionnels

Qu’on se le dise, quel que soit l’objectif de son blog, il y a de moins en moins d’amateurisme dans le blogging. Même si on a pour simple désir de partager des contenus sur internet, il faut avoir pris connaissance de toutes les tâches à mener au quotidien ou du moins avec une grande régularité pour assurer son implantation, son référencement, sa visibilité, sa notoriété dans un troisième temps et sa monétisation quand on souhaite franchir le cap du blog professionnel comme complément de ressources ou comme métier?

Alors qu’il y a dix ans, on frappait à la porte d’un webmaster pour nous aider à créer un site, aujourd’hui, on trouve une foule de métiers, de spécialistes et on a l’impression d’être encore plus perdu. On peut avoir besoin d’un webdesigner (concepteur de l’architecture et du design), d’un codeur, d’un intégrateur. On découvre qu’on a ensuite besoin d’un référenceur pour donner au blog le maximum de chances d’attirer les moteurs de recherche et de positionner sur la première page de ses résultats et idéalement dans le trio de tête ses articles sur tel ou tel sujet.

Comment créer un blog voyage sans recourir à des professionnels ni investir dans une formation suppose une grosse curiosité d’autodidacte. Les bonnes pratiques de SEO suffisent en général pour débuter. Encore faut-il savoir ce qu’est le SEO?! Je le remarque en connaissance de cause. Je ne l’ai découvert que 4 ou 5 ans après avoir lancé IDEOZ, même si je baigne dans l’internet depuis plus de 23 ans. Parfois, quand le projet est avancé ou bute sur divers obstacle on recourra à un auditeur sémantique qu’on couplera à un audit technique … Pour certains développeurs, c’est même la base quand on a mal configuré un site et souhaite le faire évoluer.

En conclusion, il est essentiel de prendre la mesure de son projet de blog même s’il reste amateur. Au-delà du coût, qui peut longtemps rester modéré, il faut bien se représenter le travail d’acquisition de compétences et l’effort de patience et persévérance pour accepter que votre blog puisse longtemps rester peu ou pas visible, car cette quête devient de plus en plus ardue. En 2000, on indiquait jusqu’à 6 mois pour rester dans le bac à sable, sans aucune visibilité ni intérêt porté par un moteur. Aujourd’hui, un site peut ne jamais en sortir s’il ne respecte pas les normes techniques et de référencement dictées par Google et même un site (comme Ideoz, modestement) qui a été bien référencé, peut disparaître des positions …

Quelles questions aurais-je du me poser avant de lancer mon blog IDEOZ?

Comment partir sur de bonnes bases ? En se posant des questions en amont pour faire les choix en conscience, plutôt que de les subir, par négligence, comme ça m’est arrivé souvent!

Comme il est loin ce temps de l’insouciance ou de l’invisibilité, quand j’ai édité mon premier site il y a 20 ans parce que je rêvais de développer un site communautaire. Une connaissance m’avait suggéré de choisir un nom, d’acheter le nom d’un domaine et un hébergement à 1€ par mois et advienne que pourra… Il m’avait proposé d’installer une plateforme inconnue sûrement pour la plupart des acteurs aujourd’hui et il me restait juste à écrire ce que je voulais et à faire en sorte que cela intéresse d’éventuels visiteurs.

Mon site de l’époque nommé Esprits libres avait fini par représenter 150 000 contenus et des centaines de milliers de vues par mois, mais il n’y avait aucune vocation professionnelle, aucune stratégie ni objectif. Les professionnels du domaine étaient rares et accessibles uniquement pour les grosses entreprises qui se lançaient dans le numérique. La lassitude étant venue après 10 ans de fonctionnements dans cette dynamique, j’ai envisagé de créer mon projet Ideoz, et avec le recul, j’ai l’impression d’avoir juste reproduit à peu près la même stratégie, (ou absence de stratégie en réalité), le même système d’actions et de réactions (en fonction du résultat). A ceci près que rapidement, la problématique de devoir monétiser un blog voyage dans le respect de la réglementation française par rapport au droit du tourisme est apparue et l’urgence de pouvoir vivre de ce travail s’est imposée.

La professionnalisation n’étant pas forcément un objectif quand on se lance, on oublie trop souvent de se poser des questions essentielles en amont … Quand je parle de professionnalisation, je ne parle pas forcément de l’utilisation de son blog dans le cadre de son travail ou de transformation de son blog en outil de travail. C’est un point de vue personnel, mais je suis convaincue qu’aujourd’hui au vu des évolutions d’internet et des contraintes imposées par des moteurs comme Google, toute démarche même par passion pour partager sur un blog exige d’avoir une approche et une exigence professionnelles. Certes, vous n’avez pas besoin de devenir blogueur professionnel, ni d’acquérir toutes les casquettes pour être le meilleur blogueur possible, mais vous devez être conscient de tous les moments stratégiques où chaque choix peut avoir des conséquences négatives ou engendrer des problème.

Comme je le rappelais dans mon parcours de blogueuse professionnelle dans le domaine du voyage, je n’avais jamais imaginé faire un mon site mon métier et je n’avais donc pas pris le temps nécessaire de me poser et de mettre à plat tous les enjeux, les buts, les objectifs d’IDEOZ … J’aurais pu refaire un site “parfait” quand j’ai été amenée à trouver dans IDEOZ alors blog amateur une alternative pour sortir d’une errance professionnelle et du chômage. J’ai navigué sur le web depuis 10 ans un peu à l’aveuglette et ne le conseille pas à moins d’aimer les voyages toujours incertains et précaires… Ces choix font partie de ma personnalité et façon de fonctionner, j’aime fonctionner à l’instinct et je préfère la représentation mentale et l’application en ligne que le travail qui consiste à faire des brouillons et les retravailler jusqu’à l’obtention du résultat idéal. Je reconnais qu’une démarche studieuse aurait été plus efficace et il y aurait eu probablement un gain de temps et moins d’épreuves à traverser ou de problèmes à corriger.

Comment créer un blog voyage ? : mes erreurs et déboires 1

Prenez du temps pour poser toutes les questions et poser les jalons qui garantiront une évolution plus sûre et rapide dès que vous aurez lancé votre blog. Le goût de l’aventure, c’est stimulant, mais hasardeux. Bien que cette étape soit fastidieuse et laborieuse car non ancrée dans la réalité de la pratique,  cela devrait propulser plus rapidement votre blog et l’éventuel projet professionnel…

A savoir construire un projet à partir d’une réflexion à plusieurs niveaux:

  • Définir ses objectifs personnels et professionnels par rapport au blog et s’interroger sur les moyens à investir pour les concrétiser : il en découlera les questions sur le serveur mutualisé ou dédié?, la désignation de la plateforme évolutive ou d’un système fermé où la monétisation pourrait s’avérer impossible. Cela revient à s’interroger sur les motivations profondes qui nous donnent envie d’écrire sur internet ; qui cible-t-on? Pour quoi leur raconter? comment toucher ces personnes? Quand un blog devient un métier ou est contraignant, le plaisir initial s’étiole et laisse place à des obligations et la passion est mise à rude épreuve
  • choisir la plateforme qui permettra la meilleure évolution sur la durée grâce à une communauté active et solidaire et un grand nombre d’outils.

Sélectionner les plugins vraiment essentiels pour répondre à vos premiers besoins et en évitant de les multiplier pour éviter les conflits … Et à cette étape, il est prudent de prendre le temps de faire le tour des blogs sur le blogging qui abordent les plugins incontournables en vérifiant leur mise à jour, les notes reçues et les commentaires des utilisateurs

  • Construire l’architecture ; cette étape est cruciale pour garantir le référencement et on ne s’en doute jamais avant de se demander pourquoi les moteurs ne référencent pas nos pages?

L’ossature du blog, l’organisation des contenus, la catégorisation et ses niveaux devraient être mis sur papier pour le premier jet puis élaborés à partir d’un logiciel de mindmap comme l’open source Freemind permettant de poser les divers thèmes qu’on souhaite aborder et les divers sujets en découlant. La pire chose à faire et que 90% des blogueurs ont tendance à faire car ils se sont lancés par hasard sans apprendre auparavant, c’est bien de créer une architecture qui ne tient pas la route. Auriez-vous l’idée de construire une maison sans plan? La maison tiendrait-elle sans fondations solides? Relisez les 3 petits cochons 😉

  • Penser à une ligne éditoriale et à la valorisation des contenus ne m’a jamais semblé essentiel. Moins en tout cas que l’architecture. En 10 ans, les contenus de mon site ont beaucoup évolué, que ce soit sur le fond, leur approfondissement. A une époque, les articles, se devaient d’être le plus complet possibles car Google référençait un seul article par site sur un thème. Désormais, il est recommandé d’écrire un article par requête pour être au plus près de l’intention du visiteur et lui permettre de trouver facilement une réponse claire.

Cet élément peut évoluer et nécessite d’avoir déjà une vision claire de ses objectifs. Mais préparer à l’avance un ensemble d’articles reflétant les thématiques et le style de contenu s’avère une pratique efficace qu’une activité aléatoire ou trop fougueuse. S’ils sont prêts à être publiés régulièrement après la mise en ligne du blog, vous favoriserez les visites des moteurs et attirerez mieux les visiteurs.

Savoir anticiper pour ne pas se limiter à ses ambitions initiales

La monétisation est rarement à l’origine du lancement d’un site. Elle intervient quand un site est posé, référencé, attire du trafic et donc l’attention des marques. Il faut donc la distinguer de toute la réflexion de base. Mais elle peut rapidement devenir un objectif, puisqu’aujourd’hui, on voit des blogs de 6 mois ou 1 an, générer des revenus … Il y a dix ans, après un an, on espérait à peine commencer à trouver du trafic régulier…

J’entends par là qu’il vaut mieux toujours s’être donné les moyens d’aller loin dans son projet que de considérer qu’on débute et choisir de limiter ses perspectives. Même si à l’instant T vous ne comptez jamais professionnaliser ou monétiser votre blog, une approche rigoureuse et stratégique vous permettra de lancer un blog dans les meilleures conditions possibles pour faire évoluer votre projet sur des bases solides.

Quelle est mon autonomie technique ?

Comment devenir autonome si je pars de zéro et quel budget à prévoir?

Est-ce que je préfère être indépendant(e) dans le développement de mon projet ou cela m’est-il indifférent ? Suis-je prêt(e) à payer pour bloguer et si oui, quel budget est-ce que je veux accorder pour le lancement?

C’est à mon sens la question la plus essentielle. Comme on débute rarement en s’étant bien informé, on se retrouve confronté à des situations et des frais ou objectifs non maîtrisés. Souvent, on ignore tout ce que ce recouvre cette notion d’indépendance. Il ne s’agit pas juste d’être libre de pouvoir faire des choix pour son blog. Il y a une notion d’engagement et de propriété liée à ses obligations par rapport au nom de domaine et au serveur que le blog occupe. A cela s’ajoute une notion d’autonomie par rapport aux interventions possibles. Quand on a fait le choix d’une plateforme fournie clé en main gratuitement ou en payant, sur une structure commerciale, on n’a quasiment aucune marge d’évolution entre le lancement et l’aboutissement.

L’indépendance exige d’intégrer les obligations par rapport à la création et l’installation du serveur, la gestion de l’hébergeur et du domaine, la mise en place de la structure blog (plateforme) et des divers outils. Cela signifie que vous devrez mettre les mains dans le cambouis à tous les niveaux techniques et donc apprendre, lire, écouter des vidéos, éventuellement vous former en autodidacte ou en investissant. Cette prise de conscience ne manque pas d’effrayer beaucoup de blogueurs qui renoncent d’emblée car ils estiment que c’est trop compliqué. Or, une fois que leur site a pris forme à partir d’autres choix et qu’ils veulent le développer, ils réalisent les limites et doivent souvent reprendre de zéro.

Anticipez ! Prévoir son indépendance par rapport au serveur (achat du serveur et du nom domaine) et à la plateforme va impacter sur la suite du projet

Faire le choix d’une communauté comme Blogger, Wix ou équivalents pour se propulser est bien quand on ne connaît rien au blogging, mais cela devient un handicap quand le blog s’est développé et qu’il dépend entièrement de celui à qui il appartient. Vous n’êtes qu’un utilisateur ou un usager de votre espace et vous n’avez pas de marge de manoeuvre!

De cette réponse dépend le budget à prévoir pour développer le blog et acquérir des compétences et des connaissances en autodidacte ou à travers des lectures utiles qui synthétisent l’essentiel des questions pour réussir son blog ou encore des formations personnalisées ou le recours à des professionnels pour la réalisation, la maintenance, le support ou l’amélioration du référencement.

L’indépendance a un prix qui est raisonnable au début mais peut devenir plus conséquent quand le blog progresse : elle implique de disposer d’un serveur sur lequel on peut intervenir, de pouvoir travailler sur sa plateforme ou accepter que des tiers y travaillent à la tâche ou dans le cadre d’une collaboration durable. En général un serveur mutualisé donc partagé avec d’autres, fait l’affaire pour débuter. C’est le plus économique. En cas de besoins plus importants, vous pourrez toujours investir dans un serveur dédié avec plus de puissance, d’espace de stockage, de bande passante pour gérer votre trafic. On trouve des offres à partir de 3-5€ par mois, jusqu’à 15-20€ quand les besoins augmentent.

L’achat du nom de domaine est une autre étape décisive. Il est important de le choisir avec soin car c’est l’adresse de votre site et donc un indicateur d’identification.  Un nom et une adresse identiques, c’est la logique, bien que rien n’oblige à la suivre. Prenez garde à ce que le nom ne soit pas trop long car une adresse courte est toujours préférable, ne serait-ce que pour la retenir plus facilement même si tous les internautes utilisent les favoris pour conserver leurs adresses de sites.

J’ai opté pour OVH qu’un ami m’avait recommandé pour le serveur comme le nom de domaine. J’ai choisi le .fr en sachant que je ciblais un public francophone. Cela n’a pas une importance essentielle d’emblée. Le .com est plus concurrentiel puisqu’il référence des sites venant du monde entier. Le .org est réservé en général aux associations. La mention comme .fr renvoie à France, .ch, la suisse, .de l’Allemagne, .be, la Belgique. Cela identifie en quelque sorte l’origine du pays où est installé le blog ou le public que vise le site, sachant qu’en fonction des options retenues par les internautes pour leurs recherches sur les moteurs de recherche, les sites sont classés préférentiellement selon leur domaine. Grosso modo, si vous recherchez sur Google France, les sites .fr sont privilégiés par Google, puisqu’ils sont normalement en français et basés en France (légalement).

Budget à prévoir pour le nom de domaine : entre 7 et 13€/ an

Il faut toujours être très attentif pour toujours renouveler le domaine au risque de perdre tout le travail réalisé.

Quelle plateforme choisir pour pouvoir faire évoluer son blog voyage ?

Je ne vais pas vous énumérer toutes les solutions existantes, mais vous parler de mon choix.

J’ai opté pour WordPress (en  .org) et non pas WordPress.com sur les conseils d’un ami (mon seul conseiller pendant longtemps), Philippe qui était connaisseur et en qui j’avais confiance. Nous nous sommes interrogés par rapport aux plateformes comme Joolma, Dupral, et leurs contraintes pour une débutante comme moi. Tous les blogueurs débutants ne connaissent pas de telles personnes. WordPress.com est souvent la porte d’entrée. Mais on se retrouve rapidement bloqué dans la possibilité d’ajouter ou modifier des plugins, des thèmes, des solutions de monétisation. D’où l’importance de bien vérifier quel wordpress on a téléchargé.

Au-delà de la gestion des contenus, la prise en main de l’outil et la possibilité de trouver des personnes compétences pour intervenir en cas de problème obligent à se poser la question de la maîtrise technique et des coûts. WordPress est souvent ce qu’il y a de plus simple et pratique quand on ne connaît pas grand chose en matière de technique et qu’on ne veut pas se former. On ne change pas de plateforme facilement quand un site est lancé et tout transfert implique des prises de risques, donc s’interroger avec sérieux sur ses objectifs est une étape à ne pas négliger.

Je n’ai pas été déçue par les multiples possibilités de WordPress, ses plugins et templates, thèmes gratuits ou payants. Il y en a pour tous les goûts, toutes les envies et ambitions. C’est une plateforme ultra connue offrant des possibilités de développement quasi illimitée. Une référence à ce jour, avec une grosse communauté active et dynamique  partout dans le monde (y compris francophone) pour donner des informations et alerter en cas de problèmes, il est possible d’apprendre assez vite grâce à l’aide de ces connaisseurs. N’hésitez pas à poser la question sur des forums spécialisés ou les groupes facebook réunissant des blogueurs qui racontent leurs expériences et partagent leurs conseils.

Budget initial  : 0€ pendant les 5 premières années. WordPress.org est téléchargeable gratuitement et il existe des dizaines de milliers de plugins (outils pour faire évoluer les possibilités)

Le budget actuel est plus élevé mais acceptable au vu des résultats de progression ; il a varié au cours des 3 dernières années entre environ 200€ et 400€ / an) car il comprend l’achat annuel ou définitif de plusieurs outils et de leurs mises à jour : Elementor Pro (59€) ou Beaver Pro (99€), WP Rocket (39€) etc. Mais votre budget peut durablement rester limité voire nul.

Ces investissements étaient liés à mes incapacités techniques et à des recommandations pour améliorer les performances. On trouve des alternatives gratuites, mais j’ai préféré tester des outils payants qui faisaient l’unanimité pour voir si cela m’aiderait à progresser davantage. Pas toujours.

Quel thème choisir pour une bonne présentation et efficacité ?

L’habillage du blog est tout sauf un détail et ne comprend pas que des critères de goûts de couleur ou d’apparence. J’ai trop négligé cet aspect sans soupçonner tout ce qui allait avec le thème et j’ai perdu du temps.

Un thème n’est pas qu’une question de présentation, c’est un ensemble de codes qui permet de faire fonctionner la machine, d’organiser les contenus et idéalement d’aboutir à un visuel conforme à ses souhaits. Il faut en vérifier la pertinence du codage donc consulter les avis des autres utilisateurs pour s’assurer que le thème ne va pas pénaliser le développement du blog. Vous retrouverez ultérieurement mon expérience par rapport à la problématique du thème.

Je n’avais jamais mesuré à quel point le thème ne se limitait pas une présentation. Aujourd’hui encore, je me rends compte que j’ai pu agir de façon négligente en achetant des thèmes, parce qu’ils me plaisaient visuellement, et en ne supposant pas qu’ils affecteraient éventuellement toute la structure de mon site … Par analogie, je croyais qu’un thème revenait à repeindre une façade pour rénover le visuel extérieur de la maison et ses murs à l’intérieur et les rendre plus attractifs. Je ne me représentais pas que cela pouvait correspondre à la refonte totale de l’édifice et même parfois à une destruction de l’édifice pour en reconstruire un que les moteurs de Google pouvaient ne plus trouver aussi pertinent.

Après avoir fait les frais d’un choix aléatoire, je me rends compte de l’importance de s’informer beaucoup, ce qui exige aussi un temps disponible conséquent que je n’avais pas forcément, surtout si je restais néophyte sur le plan des apprentissages techniques. Comment vérifier qu’un thème est bien codé? Beaucoup de créateurs vantent leurs créations. Des commentaires d’utilisateurs peuvent aiguiller sur la perspicacité et réactivité du service après-vente et la durée de l’engagement. J’avais acquis la licence de 3 thèmes qui a priori étaient très achetés, très bien notés sur la plateforme Themeforest.

Même si j’avais compris qu’elle avait des pros et ses anti, cela ressemblait pour moi à un faux débat. Ce n’était pas parfait et au vu du prix, je ne m’attendais pas à ce que cela le soit, mais cela pouvait me dépanner. Je me doutais bien qu’un thème sur mesure était bien mieux car on pouvait le coder comme on l’entendait. Sauf que je ne savais pas coder, ne voulais pas me former dans ce sens, et n’avais pas les moyens de recourir à un webdesigner et un intégrateur.

Budget : gratuit

Pour investir ; comptez entre 30 et 60€ pour des thèmes tout faits sur Elegant themes, Themeforest, jusqu’à 150€ pour des constructeurs de page vous permettant de créer votre thème sur mesure comme Divi

A partir de 3 ou 4000€ pour un thème sur mesure par un professionnel

A partir de 1500€ pour personnaliser un thème tout fait


Comment faire évoluer un site sans être compétente en code?

Les constructeurs de thème, je les ai découverts avec ceux associés à chacun de mes thèmes. Je restais sensible à l’apparence visuelle au-delà de l’aspect lié à la mise en évidence de jolies photos (essentielles dans le domaine du voyage), car on m’avait assuré que c’était LA CLE de la réussite pour attirer les visiteurs, avant même le contenu que les internautes ne liront peut-être pas s’ils ne sont pas captés par le cadre, l’environnement, l’apparence du site. Soit. J’en doute en partie aujourd’hui, mais on ne peut pas ignorer cet aspect comme je l’avais fait pendant 5 ans lors du lancement de mon site en 2009.

J’ai donc mesuré la galère de tout devoir refaire, si je venais à changer de thème. Philippe m’avait mise en garde. J’ai retenu l’information, sans échapper aux conséquences des évolutions. N’étant guère changeante, je partais du principe que j’adoptais le thème qui me plairait pour de bon. J’ai gardé mon premier thème Smartmag pendant 4 ans avec satisfaction, jusqu’à ce que des problèmes résiduels de performances (notes F et E sur Gtmetrix) et les recommandations de diverses personnes que je considérais comme des connaisseurs crédibles, me convainquent d’en changer. C’était leur conviction si je voulais solutionner pour de bon les performances de téléchargement des pages et les erreurs amp et d’ergonomie mobiles générées par mon thème, qui n’était plus mis à jour par ses créateurs et n’avait pas été bien codé (selon plusieurs webdesigners).

J’ai donc activé un nouveau thème Cheerup payé 59 € sur la même plateforme, et choisi un peu sur le même principe que l’initial : faire le tour de tous les thèmes et les observer 5 secondes. Retenir ceux sur lesquels j’avais un coup de coeur. Continuer à les visualiser 5 secondes après une première sélection et ne garder que ceux où j’avais envie de rester et qui ressemblaient à ce que j’estimais être un site agréable et représentatif de l’image que je voulais donner de mon site.

J’avais entendu parler de thèmes à la mode qui semblaient faire l’unanimité, mais je ne me reconnaissais pas en eux. J’ai sûrement eu tort de ne pas m’orienter vers ces solutions dites légères, souples, très rapides.

Une fois mon thème activé, j’ai vu toutes mes pages voler en éclat ou disparaître puisque les constructeurs étaient différents. J’avais compris cette problématique dès mais 2018 quand je demandais à un webdeveloppeur quel conseil il me donnait pour améliorer le visuel de mes pages de guides et mes landing pages. Il me répondait que si je ne voulais pas apprendre, il fallait choisit un constructeur et le considérer comme si c’était mon thème. Il y aurait des tas de modèles pour m’inspirer et m’aider à devenir créative vu que je ne l’étais pas. Il m’installait Beaver pour que je puisse voir un peu comment cela ça fonctionnait et je trouvais la solution enthousiasmante et assez facile à prendre en main.

A l’issue de notre collaboration, n’ayant plus de mises à jour pour Beaver, s’est posée la question de savoir si je devais poursuivre avec Beaver ou en tester d’autres qui seraient peut-être meilleurs voire plus économiques. Je n’ai pas tenté Divi dont le prix était un frein, malgré le potentiel qu’on lui prêtait. Je suis partie vers Elementor dont les modèles me plaisaient davantage que ceux de Beaver. Je n’hésitais pas à payer pour la version pro afin d’accéder à ces blocs ou modèles sur lesquels j’avais flashé. Cela me semblait raisonnable comme investissement : 59€ / an. Rapporté au budget d’un professionnel, c’était un excellent rapport qualité prix.

Attention, je sais bien que les constructeurs ont leurs défauts et je les ai beaucoup expérimentés depuis que j’y recours. Sans que je m’en rende compte, ces pages ont posé des problèmes au niveau des balisages, des erreurs de balises vides que j’ai passées des heures à régler, après avoir passé un an et demi à ne même pas les imaginer. La baisse importante de mon trafic en janvier 2020 et des problèmes de mixed content et de sécurisation de page malgré le passage en https, m’ont permis de mettre le doigt sur une somme de problèmes et de détails, qui visuellement avaient été invisibles pour une blogueuse restée techniquement incompétente. Je réalise que par manque de maîtrise de cet outil, que je trouvais presque miraculeux tant il semblait facile à prendre en main et avec un potentiel important, j’ai multiplié les erreurs de balisages, les balises vides, les modèles utilisés eux-mêmes erronés ou mal codés. C’était presque de ne pas avoir à réfléchir pour avoir une jolie page. Encore fallait-il passer beaucoup de temps à passer un à un chaque blog pour vérifier qu’il n’y avait pas d’erreurs dont je ne soupçonnais déjà pas l’existence, donc la nécessité de les corriger!

Depuis, j’apprends à résoudre tout ce que je repère, au prix d’heures de recherche à l’aveuglette, en me demandant si j’aurais pu éviter autant d’erreurs et comment? Aurais-je du me former sur Elementor? Lire et voir tous les vidéos et articles parlant en détail de la technique de cet outil? Impossible pour moi, car en passant autant de temps au contact des visiteurs et potentiels clients pour mon activité, il ne me reste pas ce temps disponible pour me former.

Budget : Divi 89 $ par an ou 249 $ à vie

Elementor : gratuit – Elementor pro : 59 € par an – Elementor adds on : 39€ et une foule d’options payantes

Beaver : 99 € par an

Les évolutions sont permanentes et il est difficile de se faire un avis durable. Quand j’avais commencé mes recherches pour un thème, les constructeurs n’étaient pas encore sous les feux des projecteur comme aujourd’hui. Cela évolue si vite que je me sens toujours dépassée. A posteriori, je me dis que le choix de Divi à vie n’était pas onéreux comme je l’ai pensé initialement, même si cela reste un budget quand on n’a pas testé gratuitement l’outil pour s’assurer qu’il convient.

Quel serveur envisager pour héberger son site?

Il y a 10 ans, j’ai débuté avec un serveur “mutualisé”. Cela signifiait que je partageais les ressources mises à disposition par un hébergeur pour les divers sites installés sur ce serveur. Son avantage ? Elle est économique et pratique. Il n’y a pas à gérer de serveur. Il est pris en charge par l’équipe du site auprès duquel on souscrit un hébergement. Comptez un coût raisonnable entre 5 et 7,5 € / mois HT … Il y a des offres autour de 2 ou 3€, mais je préconise plutôt de vérifier la réactivité et le professionnalisme du service après-vente, car cela s’avère essentiel, quand on n’est pas soi-même très doué en technique. Beaucoup d’hébergeurs acceptent d’installer gratuitement les sites. Vérifiez le par écrit en contactant le SAV pour confier la tâche à ceux qui seront chargés de maintenir les performances et le service.

Quel hébergeur choisir? Bien que mon site n’ait pas été assez bien optimisé pour être supporté sur o2switch, j’ai été convaincue par l’efficacité et le professionnalisme de cet hébergement. Ils sont réactifs  7 jours sur 7. Un site débutant ou déjà bien développé et très bien optimisé trouvera un environnement idéal pour générer  d’excellentes performances en terme de temps de chargement des pages. Une offre unique claire et transparente avec un budget annuel de 72€ et une possibilité d’être remboursé sous 30 jours sans motif si vous souhaitez tester sans risque. Il me semble aussi que o2switch rembourse le temps d’hébergement restant chez votre ancien hébergeur si vous choisissez leur formule.

J’ai très vite vu mon site grossir grâce à des publications fréquentes. Je n’avais pas conscience de ce que représentait le trafic en progression et ce que ce trafic consommait en terme de mémoire, de ressources, ni à quel point le recours à des outils pour améliorer mon blog allait consommer encore plus de ces ressources. J’ai donc rapidement vu mon site saturé, des requêtes déboucher sur des pages blanches ou des phases d’inaccessibilité répétées. J’ai été rapidement à l’étroit dans l’offre mutualisée, car mon site n’avait pas été construit de manière rigoureuse et n’était pas optimisé. Je n’avais pas à ce moment là les moyens d’engager ces frais et ne mesurais pas les obligations qui m’auraient sûrement facilité la poursuite de l’aventure.

Plutôt que d’investir pour optimiser (terme que je ne connais pas encore), j’ai juste changé d’hébergement et sur les conseils de mon ami Philippe, créateur d’Open DSI, entreprise spécialisée sur les les solutions libres et open office, j’ai trouvé une alternative à coût encore raisonnable en vps (serveur virtuel) autour de 40€ par mois.

Actuellement, compte tenu des problèmes d’optimisation toujours persistants et de performances trop faibles du serveur vps, j’ai investi dans un dédié depuis 2019, afin d’avoir la liberté totale d’intervenir sur la structure. Le coût est de 88€ / mois sur One Provider et reste un investissement dans le cadre d’une activité qui ne génère pas des revenus constants. Il n’y a pas d’infogérance, ce qui suppose que je recoure à un gestionnaire de serveur, Philippe Scoffoni en l’occurrence, très professionnel, pour prendre en charge l’installation et les problèmes éventuels. Les solutions d’Infomaniak (Suisse) ou de 02switch en serveur physique dédié infogéré autour de 102€/ mois m’ont fait hésiter. Je m’en suis remise à Philippe car j’ai la chance d’avoir trouvé un professionnel qui est aussi un ami, donc la question de la confiance ne se posait pas ici comme elle a pu se poser dans d’autres circonstances quand j’ai voulu développer mon site.

J’ai connu des déboires sur 02switch que je souhaiterais développer pour éviter toute incompréhension sur mon propos. Pour toutes sortes de sites 02switch conviendra parfaitement. Mais cela ne fut hélas pas le cas pour mon site.

En novembre 2018 suite à des remarques persistantes sur la nécessité de changer de serveur pour essayer d’améliorer le fonctionnement de mon site qui était basé depuis 6 ans sur un serveur virtuel sur So you start pour un montant de 38€ par mois, j’ai fait un tour des offres disponibles. Les membres stratégiques du groupe WP Serarch console que je fréquentais assidûment à l’époque et dont je croyais les consignes, m’orientaient vers une offre infogérée à 150€ Ht hors de mes moyen. Autant dire qu’en basse saison, en plus des autres frais, ce n’était pas jouable pour maintenir mon activité, bien qu’on m’assurait qu’elle progresserait de façon conséquente grâce à un serveur optimal. J’ai consulté des groupes et forums, demandé conseils et le nom de 02witch revenait constamment, mais je ne pensais pas qu’une offre mutualisée à 5€ HT soit envisageable en venant d’un serveur virtuel. Néanmoins face à l’insistance de plusieurs personnes, j’ai évoqué la question avec le responsable de mon réseau, un ami, dont c’est le métier de base.

Ayant choisi 02switch pour son blog, Philippe était très satisfait par la qualité du service et la réactivité de l’équipe et m’a conseillé de demander si l’offre mutualisée était envisageable avec la configuration de mon site. Il m’a donné les informations techniques pour faire le profil de mon site et j’ai soumis la question. J’ai reçu une réponse rapide et favorable, m’expliquant qu’il n’y avait aucune raison que mon site ne puisse pas être hébergé. J’ai demandé naïvement quels étaient les risques et les possibilités si cela ne fonctionnait pas, car je restais dans l’appréhension. On m’a confirmé qu’il n’y avait aucune raison ni aucun site même de grosse taille, qui pouvait empêcher que le site soit hébergé. Un deuxième contact sur le support m’a dit la même chose, donc Philippe mon ami a effectué la migration.

Le premier jour a été idyllique. J’avais le sentiment d’avoir fait un excellent choix et une économie notable et appréciable à cette période. J’ai commencé à travailler sur mon site et à ressentir qu’il y avait pas mal de lenteurs. J’ai écrit au support qui a répondu que cela pouvait arriver. Sans plus. Puis une heure après, l’accès à mon tableau de bord a été rendu impossible, donc je me suis inquiétée. J’ai reçu une confirmation que le site était trop exigeant en ressources et qu’il fallait que 02switch envisage des modifications de paramètres … En attendant, le site était donc bloqué avec des limites de l’hébergement décidées par prévention, donc un trafic limité si limité que j’avais mes yeux pour pleurer (une dizaine de visiteurs par heure)…
J’alternais entre 504 Gateway Time-out
cPanel n’est plus accessible
Le site ideoz est inaccessible…

Je comprenais bien leur problème, mais ça ne changeait rien au mien, alors que je leur avais indiqué le trafic, les ressources, utilisées sur mon précédent hébergeur.

Visiblement, le cloudflare utilisé semblait envoyer beaucoup de requêtes mal formées ou de robots sur leurs serveurs ce qui entraînait une saturation de mon compte. Ce sont les mots reçus pour expliquer la suspension de mon compte même si celle-ci était momentanée, jusqu’à trouver une solution. Tout d’abord, passer sur leur DNS ce que j’ai accepté sans trop savoir ce que cela signifiait.

02switch 2 jours après a fait ses essais, qui se sont avérés catastrophiques a activé et paramétré xtremcache car il était impossible de travailler pour quelque tâche que ce soit, les temps de chargement étaient tellement longs que j’ai demandé comment modifier pour que mon site reste accessible pour les visiteurs dans des conditions acceptables. Le site est resté quasi inutilisable. Donc je les ai contactés et ils m’ont confirmé qu’ils avaient fait des modifications sur leur cache, appliqué des paramètres spécifiques à mon site, mais qu’ils n’arrivaient pas à faire mieux, sans impacter les autres sites.

Le message persistant était “Ce site est inaccessible Il se peut que la page Web à l’adresse soit temporairement inaccessible ou qu’elle ait été déplacée de façon permanente à une autre adresse Web.
ERR_FAILED”

Ils ont “déplacé le compte sur un serveur matériel isolé, cPanel sera à présent accessible par https://gremlins.o2switch.net:xxxx et un FTP hôte gremlins.o2switch.net” … Ils ont activé le cache sur tous les hôtes. Ca ne me parlait pas, vu que je suis ignare en matière technique, mais j’ai essayé de suivre les consignes en espérant que cela changerait la donne. Mon ami me disait qu’il ne voyait pas comment ça améliorerait et hélas, il avait raison.

Je cite :

Au niveau de la charge serveur il saturait toujours dès les premières tentatives de travail aux alentours de 80% de charge malgré extremcache et l’utilisation du CDN de Jetpack qu’ils avaient accepté pour voir si cela améliorait.

L’utilisation du backoffice de WordPress était très difficile et aboutissait dans 80% des cas vers des 504 gateway timeout
Le site est à environ 3000 visiteurs par jour seulement, ce qui est deux fois moins que le trafic moyen de la moyenne et haute saison, donc je savais que ce serait bien pire quand le trafic reprendrait vraiment.

L’utilisation de Cloudflare semblait avoir stabilisé la charge aux alentours de 40% jusqu’à l’incident et le changement de host (rosette vers gremlins) qui avait été tenté pour faire en sorte que mon site puisse refonctionner un peu mieux.

Je leur ai expliqué que ma problématique devenait totale car je ne recevais plus de revenus au vu du trafic réduit à peau de chagrin par rapport à ma norme de l’époque. Ils se sont excusés et m’ont proposé d’attendre un mois que les offres de dédié voient le jour, car elles n’existaient pas encore. J’ai accepté d’attendre en étant toujours désespérée puis comme rien ne venait, je les ai contactés pour savoir quand les dédiés sortiraient. Ils proposaient de m’installer le site gratuitement en compensation… Mais les dédiés avaient du retard et à force d’insistance en leur expliquant que c’était mon unique et modeste outil de travail ils m’ont proposé une offre serveur dédié infogéré qui était inabordable pour moi, même si ce sont des prix sûrement habituels. C’est simplement que mon activité liée au site ne me permettait pas un tel investissement au vu de mes ressources déjà variables et saisonnières.

1ere :
CPU Core i5-4650
Mémoire 32go,
2x250go RAID1 SSD

Tarif : 129€ HT/mois.

2eme :
CPU Xeon E5-2697v2
Mémoire 124go
2x250go RAID1 SSD

Tarif : 229€ HT/mois

Malgré mes déboires, j’ai recommandé à une amie de changer pour 02switch au lieu de wpserveur dont elle n’était pas satisfaite. Je sais que cela venait de mon site. J’ai regretté ce temps à la fois long et court qui m’a fait perdre un mois et demi et qui a été très préjudiciable. Mais ils ont remboursé mon investissement malgré le dépassement du délai. L’équipe qui gérait le support était réactive, d’ailleurs, cela avait participé à me convaincre car elle était quasi inexistante sur Soyoustart et cela devenait un problème, au-delà de l’infrastructure un peu obsolète sur laquelle mon site évoluait.

C’est donc à l’issue de cette mésaventure préjudiciable pour mon site que je suis passée sur une offre dédiée sur oneprovider.

Budget : entre 5 et 7€ / mois pour un hébergement mutualisé

A partir de 30-40€ / mois pour un serveur virtuel et au-delà de 75€/ mois pour un dédié et autour de 120-150€/ mois pour un serveur infogéré

Mon choix : le serveur d’IDEOZ me coûte 88€ / mois et environ 300€ en infogérance pour le maintien du service. Ce budget aurait pu être moins onéreux si j’avais effectué les bonnes optimisations. Mais je n’ai pas renouvelé l’essai après avoir été déçue par la collaboration avec le développeur.

Par où commencer pour bien réfléchir, trouver les meilleures ressources et construire votre blog voyage?

Quand sur divers groupes Facebook sur le blogging, je vois passer la question “comment se lancer dans un blog? quels sont vos conseils?” je renvoie à quelques sources que j’ai trouvées claires, fiables, solides et objectives. Pour répondre aux questionnements : par où commencer? il n’y a pas mieux! J’aurais aimé les connaître bien avant, cela m’aurait évité une certaine errance, certes instructive, mais qui m’a empêché d’évoluer dans mon projet d’IDEOZ de façon plus constructive et structurée.

Ma bible en matière de blogging : Notuxedo : apprenez à créer un blog performant

L’exploration du blog Notuxedo m’a été très utile pendant quelques années et m’a convaincue de m’abonner à la newsletter et au suivi du flux RSS pour ne pas rater un article. C’est le seul blog pour lequel j’ai fait cet effort. Certains articles ont été déclencheurs d’une prise de conscience sur la complexité du blogging et m’ont confirmée des intuitions que je pouvais avoir, sans savoir aussi bien les formuler, dans la mesure où je ne me sentais pas compétente sur le plan technique.

Plusieurs échanges m’ont fait presque oublier cette solitude du blogueur dont je souffre beaucoup. Je me sens souvent confrontée à des difficultés sans savoir comment en sortir? La réactivité de Marlène Viacin et son souci de répondre à tous les commentaires sont exemplaires. Divers articles m’ont aidée à changer d’options pour mes outils et m’assurer que je pouvais faire confiance aux recommandations. Le tour de force qu’elle réussit est d’aborder au moins six thématiques autour du blogging avec la même rigueur, une exigence intellectuelle et professionnelle, une approche simple et détaillée, qui permet de se rassurer quand on débute alors que beaucoup d’experts seront jargonneux et noieront sous les termes techniques. J’aime l’idée qu’elle ne vende rien sur son blog même si elle est experte en SEO.

Ici on a tous les sujets nécessaires pour débuter sereinement et avec des bases solides, se poser les bonnes questions, progresser et franchir les caps jusqu’à la monétisation. Je n’ai pas encore trouvé meilleur blog sur l’apprentissage du blogging et c’est pourquoi c’est le seul que je suis (tous blogs confondus). Et j’avais débuté bien avant que son auteur Marlène Viacin sauve mon site en août 2018 suite à une mésaventure de référencement dans laquelle j’aurais longtemps pu demeurer au risque de voir dix ans de travail disparaître en quelques heures. Merci à elle!

Mes références pour apprendre à améliorer les performances, le référencement et la visibilité de mon blog voyage

La deuxième porte sur la phase liée au référencement et à la visibilité : ce sont des groupes SEO Décollage immédiat et WP Search console, portés par le dynamique François Lamotte dont la sagesse, la disponibilité et les fines analyses qu’il propose en matière de référencement. L’équipe qui anime ces groupes est réactive et ne cherche pas juste à vendre des services. Ils accordent de leur temps pour donner des conseils avisés et cette démarche de solidarité se fait rare sur internet.

L’outil développé par Mitambo WP Search console offrait une perspective de réflexion très différente par rapport au référencement. Je l’ai connu, alors qu’il n’était pas encore officiellement lancé et François m’a proposé d’être béta testeur. J’ai ensuite pris un abonnement pour essayer de progresser sur des aspects que je n’aurais jamais identifiés sans les retours donnés par cet outil.

Les utilisateurs néophytes des plugins SEO (malgré 10 ans de pratique) dont je suis prennent parfois de mauvaises habitudes en voulant appliquer tous les critères préconisés par le plugin. Ici, le référencement est approché en terme d’intention, de perception, de compréhension des contenus. On découvre à quel point un article qu’on a écrit en croyant bien répondre aux questions peut être perçu très différemment par les moteurs de recherche comme Google. L’outil permet le diagnostic et donne des pistes pour améliorer cette perception et créer un maillage interne efficace. A ma grande surprise, des articles qui me semblaient complets étaient très mal perçus car il manquait ces mots clés, ces liens, ces formulations qui font toute la différence pour les moteurs et les séduisent…

Vous le constaterez, je suis un électron libre attachée à mon indépendance d’esprit, donc je ne suis aucun blog qui donnerait des conseils pour dire comment écrire un article pour le web et tout le tralala… Les articles de soi-disant blogueurs qui s’improvisent experts sont légions, racontent souvent la même chose plus ou moins bien et ne m’ont jamais rien apporté d’intéressant pour progresser.

Néanmoins, j’apprécie Blogbyyourself de Cécile Bayard. J’admire sa clarté, son didactisme, la structuration de sa pensée et son sens de la synthèse. J’avoue avoir été agacée par certains titres “choc” remplis de ce qui ressemblait à des “promesses” dignes de vendeurs de rêves vendant plutôt du vent. Mais j’ai passé outre cette fâcheuse impression liée à mes préjugés et ne l’ai pas regretté! J’ai fouillé avant de trouver des articles sérieux et permettant de bien maîtriser les bases du référencement et les solutions pour gagner en visibilité. Son blog est une bonne manière d’approcher le blogging amateur ou professionnel en commençant par les fondamentaux et les notions liées au SEO et à la visibilité. Elle propose des formations et un atelier pour travailler en groupe. Elle s’adresse principalement aux blogueurs qui débutent ou veulent se lancer dans un projet pro et bien faire les choses d’emblée. A retenir si vous envisagez une solution payante pour garantir l’acquisition d’une bonne autonomie.

Je butine sur Abondance, mais de loin en loin par manque de temps et parce que le problème principal de la multiplication des sources suppose confiance et assurance de la fiabilité…

Grâce à deux journées de conférences SEO Good Vibes organisées par un passionné, Walid de Light on SEO, j’ai plongé dans un monde aussi complexe que fascinant dont j’ai découvert que je ne savais rien ou presque malgré 10 ans de blogging.

Pour ne pas allonger cet article qui est déjà bien trop long, je vous renvoie aux conseils que j’ai retenus des experts seo pour améliorer la visibilité d’un site ou blog pour les moteurs de recherche à divers niveaux.

Maîtriser WordPress sur le plan technique

Il y a des ressources accessibles gratuitement et bien pratiques si on choisit de se lancer dans un blog voyage ou autre en apprenant les bases… Logiquement les références sont centrées sur l’apprentissage de WordPress, la plateforme de construction de site web la plus populaire du monde aujourd’hui, puisque plus de 30% des sites seraient propulsés par cet outil. Cela a contribué à l’époque à faciliter mon choix pour être sûre de ne pas renouveler l’erreur, commise il y a 20 ans lors de la création de mon premier site,  d’utiliser une plateforme collaborative marginale qui reposait sur des passionnés bénévoles.

Quand j’ai rencontré avec mon précédent site de graves problèmes ayant achevé l’aventure, je ne trouvais plus de connaisseurs capables de sauver mon travail, car beaucoup de ces geeks s’étaient lassés ou tournés vers d’autres supports. Avec WordPress, on est assuré de trouver de nombreux professionnels dans le monde entier et il ne faut pas hésiter à quitter la sphère de WordPress française pour découvrir le wordpress francophone et anglophone.

WP Marmite est très populaire et connu des français. Je ne suis pas convaincue par leur chaîne Youtube avec leurs vidéos courtes plutôt pensées pour fidéliser que pour apporter des contenus exigeants. J’avais souscrit à une formation gratuite pour débuter en référencement et ait été dépitée par les conseils. Et pourtant, dans l’ensemble leur site m’a apporté des réponses pertinentes pour trouver de bons plugins et les commentaires sont suivis et font l’objet de réactions de leurs auteurs.

Wp pour les nuls est riche en contenus, propose des comparatifs d’outils sérieux, clairs et pertinents pour choisir des plugins, mais pas seulement.

Grâce à ces ressources, j’ai pu répondre à une majorité de mes interrogations et de mes besoins pour développer l’environnement de mon site de manière raisonnéE. J’ai découvert des plugins heureusement gratuits pour la plupart et déjà très complet. D’autres payants, avec un abonnement par mois, par an ou pour une licence définitive. J’ai constaté qu’au fur et à mesure des années, les plugins s’orientaient vers des licences annuelles, donc des budgets plus onéreux à la base et qui exigent un renouvellement pour continuer à bénéficier des mises à jour.

J’ai investi dans un plugin de cache à l’époque où tout le monde vantait WP Rocket pour ses performances et la réduction du temps chargement des pages.

WP Rocket me coûté 39 € / an. Je pourrais obtenir des résultats assez proches avec des plugins de cache gratuits ou fremium et ne considère pas ce choix comme décisif, bien que j’aie souscrit d’emblée pour une offre d’un an et renouvelé pour 3 ans pour bénéficier des mises à jour, à une époque où la réduction de 50% m’invitait à maintenir mon choix.

Le développeur avec qui j’ai travaillé pendant 6 mois et donc je parle ci-après, m’a orientée vers les constructeurs de page pour compenser mon incompétence en matière de codage et de réalisation de pages web et pour juguler les problèmes liés à mon thème. Il s’agissait de trouver une solution intuitive et facile à utiliser qui me permette d’améliorer la présentation de mes pages, sans avoir à  changer mon thème, ce qui exigeait un énorme travail.

J’ai opté pour Beaver (99€ / an) sur son conseil, puis j’ai changé pour Elementor Pro (59€ / an). Cela a donné un côté beaucoup plus attractif et professionnel aux pages que je pouvais proposer à mes partenaires. J’aurais pu me limiter à Elementor gratuit, mais certains options de la version payante correspondaient à mes besoins et le coût reste raisonnable au vu du potentiel de l’outil.

Pour améliorer l’interactivité sur mon site, j’ai installé une solution de tchat payante et adopté Zendesk (13€/mois). Cet investissement a été payant, car il a amélioré mon taux de conversions de ventes et de découverte des services de mes partenaires grâce aux conseils que je donne aux visiteurs gratuitement.

Pour rendre mon référencement plus performant, j’ai investi pendant un an dans un outil original et qui m’a permis de comprendre quelle approche je devais avoir par rapport à la perception des contenus. WP Search console m’a été aussi utile que les conseils de l’équipe développant cet outil … C’était appréciable d’avoir leurs points de vue et recommandations et leur aide quand je ne comprenais pas quoi faire des données obtenues.

150 € / an et aujourd’hui 240 € HT…

Quelles questions et problématiques sont apparues avec la professionnalisation de mon blog voyage?

Avez-vous envie de vous confronter à la technique?

Mieux vaut y réfléchir avant de se lancer, car cela peut vite devenir une source de blocage ou de frustration et de découragement. Si vous ne voulez pas avoir à travailler sur la technique il est peu probable qu’une solution indépendante vous convienne, car cette étape est inévitable. Il y a des sites très complets et bien faits qui proposent des conseils gratuits ou des formations pour apprendre à créer son site de A à Z à l’instar de WP Marmite orienté vers ceux qui adoptent WordPress.

Sachez qu’à partir d’un certain niveau de développement et si vous voulez professionnaliser, il est probable que les besoins techniques soient de plus en plus importants… et onéreux. L’idée de vivre de son activité n’est réaliste que si on acquiert toutes les compétences pour ne pas avoir à passer par un développeur, un gestionnaire de réseau, un spécialiste en référencement…

En 2017, j’ai accepté l’idée de passer par un développeur pour me décharger des tâches inaccessibles pour moi et que je ne voulais pas apprendre à maîtriser et franchir de nouveaux objectifs grâce à la maîtrise d’un professionnel. J’ai payé 850€ ht d’entrée pour un forfait de 20h de travail sans savoir ce que comprendrait cette collaboration et ce afin d’effectuer en théorie les améliorations techniques bloquantes pour le temps de chargement des pages, l’affichage et autres détails qui font la différence selon les spécialistes, pour convaincre les moteurs de mieux classer les pages. Car tout l’intérêt des pages n’est pas que dans la qualité des contenus et la capacité à répondre à une question de façon pertinente. Il y a une part souvent sous-estimée par les débutants qui tient aux performances purement techniques : une alchimie à trouver entre les paramétrages du serveur, les outils mis en place sur la plateforme. J’ai constaté que ces optimisations n’étaient pas durables et n’entraînaient que des résultats momentanés. Peut-être n’ai-je pas frappé à la porte du bon développeur?

J’ai été convaincue par la proposition d’un forfait horaire à prix apparemment très compétitif. L’interlocuteur était basé à l’étranger, mais français. Donc aucun problème de compréhension. Je supposais que le prix horaire était justifié par le pays où il travaillait, car en France, les tarifs croisés restaient plus élevés. Cela me semblait confortable de disposer de 20h avec possibilité de travailler sur la durée à raison de 4 h environ par mois et je me rendis compte que j’avais mal estimé ce qui rentrait hypothétiquement dans cette durée.

Entre les échanges un peu brouillons des débuts pour savoir un peu ce qui avait été fait sur le site et pourquoi, comment, les conférences skype destinées à poser des jalons ou donner des conseils limités à trois ou quatre, que je devais exécuter, les 20 h n’ont pas été constructives ni instructives pour moi.

En guise de conseils techniques? : supprimer les tags et ne plus les utiliser, les remplacer par les catégories, bien faire des redirections après chaque suppression de lien, et mettre en place un système de téléchargement pour les supports de type ebooks (le plus pertinent!) pour ne pas laisser ces contenus en accès sans le conditionner par l’obtention d’un email. Assez banal même s’il est toujours important de rappeler les évidences.

Côté monétisation, cela passait par la suppression d’un script trop lent d’un de mes partenaires équivalent à Adsense, et le remplacement par une ressource tournée autour des hôtels beaucoup moins rentable, mais censée ne pas ralentir le site. Il réfléchissait à la création d’un plugin pour faciliter les affiliations. C’était d’ailleurs mon problème de devoir continuellement courir après les liens cassés des affiliés qui changent de régies. Un enfer à l’échelle d’un gros site. Je lui demandais une solution pratique qui s’est traduite par la création d’un groupe “affiliation” dans le plugin redirections. A priori, l’idée me semblait bonne, mais avec le recul je me demande si elle n’a pas précipité mes déboires par rapport à Google.

Quant aux actions ou interventions concrètes fixées par le développeur dont je pensais qu’il était là pour effectuer des tâches inaccessibles pour moi, je ne saurais dire ce qui a été réalisé. Je m’en veux de ne pas avoir été plus réactive. Une fois l’échéance arrivée, je demandais un bilan des actions pour les présenter à un éventuel nouveau développeur, car je manifestais mon mécontentement. Je n’eus aucun retour, au prétexte qu’il avait fait les choses sans les conserver en fonction de ce qui avait été dit lors des échanges et qu’il ne pouvait pas lister les réalisations pour que je ne sois pas amenée à payer à nouveau pour la même chose.

J’ai fait appel à un prestataire avec trop de légèreté et de naïveté, sans précaution de base sur la vérification de la réputation, des réalisations déjà faites par ce professionnel. Je me suis dit qu’il était forcément compétent puisqu’il avait lui aussi un blog de voyage dédié à une destination proche de celles que je traitais et j’espérais que cette expérience m’aiderait à franchir aussi un cap dans mon plan de monétisation. Notamment la mise en place des bons programmes, la sélection des supports les plus efficaces, un meilleur positionnement.

Je n’ai pas pensé à exiger un contrat, ni à faire préciser par écrit ce que contenait la prestation de services même de manière théorique. Choisir un collaborateur pour travailler sur son site, c’est un peu comme si on donnait les clés de sa maison à un inconnu. Certes, il est censé être professionnel et améliorer le fonctionnement du site. Mais rien ne le garantit et quand la confiance a été rompue, les conséquences peuvent être pénibles. On ne peut visiblement pas demander un engagement de résultats sur ce que les développeurs appellent les performances.  Du moins, c’est ce que j’ai compris par la suite quand j’ai demandé précisément ce qui avait été fait sur le site et que j’ai eu une fin de non recevoir avec pour excuse que je n’aurais pas appliqué quelques consignes anecdotiques.

Ma première erreur par rapport à l’engagement avec le développeur a été de payer sans avoir un cahier des charges clair et précis des problèmes à résoudre et des tâches à effectuer. Cela m’aurait permis d’avoir un devis moins flou.

Je suis sortie de cette expérience avec un sentiment d’amertume et d’insatisfaction et l’impression de ne pas savoir comment faire confiance ni à qui? C’est finalement comme confier presque toutes les clés de sa maison à un inconnu et le laisser y travailler, sans avoir la compétence pour évaluer ce qu’il fait, ni la pertinence de ces choix et leur durée. Finalement obtenir une note de performance meilleure sur GTMetrix valable uniquement dans l’instant T m’a semblé onéreux pour un résultat concrètement peu évaluable.

Le paiement chez ce type de professionnels en freelance est en général à l’heure (à partir de 45-55€ / heure) ou au forfait pour réduire ce coût. D’où mon choix d’une formule de 20h en considérant que c’était déjà un temps satisfaisant pour améliorer IDEOZ. Mais comme il est difficile d’évaluer à l’avance le nombre d’heures nécessaires, je ne suis pas convaincue d’avoir fait le bon choix. Pour faire face à mes objectifs, il eut fallu investir dans un audit technique. Raisonnablement. Or le budget était environ de 2500 à 4000€. Cette annonce fut un frein évident dans ma réflexion pour faire progresser les performances et optimiser mon site. Compte tenu du niveau de mon chiffre d’affaires, ce budget était irréaliste, même si j’aurais aimé croire la promesse que cela améliorerait mon trafic, et mes revenus.

J’ai constaté par la suite que le choix d’un vrai professionnel consciencieux pour effectuer l’audit était très compliqué quand on manque de compétence et doit souvent faire confiance sans maîtriser tous les tenants et les aboutissants. Sans compter que l’audit n’est jamais qu’une recherche et analyse des freins et problèmes techniques. Il existe aussi des audits sémantiques spécifiquement tournés autour du SEO. C’est dire que les investissements peuvent vite chiffrer et pénaliser la viabilité.

Un audit implique ensuite de dégager le budget en vue de la résolution et la correction des points faibles par un développeur et / ou un responsable SEO. Il est rare de pouvoir les régler par soi-même, quand on souffre de grandes lacunes ou limites techniques.

Si vous envisagez de monétiser dans un cadre professionnel, n’hésitez pas à investir dès le lancement pour que votre site soit optimisé et opérationnel. Budget à 4 chiffres à prévoir. Corriger les erreurs coûte souvent beaucoup plus cher et rénover un site mal conçu est plus compliqué que de repartir de zéro en bâtissant un vrai projet avec ses objectifs et une connaissance préalable des enjeux du seo.

Quand un site a été mal construit, un audit peut s’avérer inéluctable et nécessite un sacré investissement doublé par le budget d’intervention. Convertir l’investissement en rapport suppose de beaucoup travailler pour accepter des changements qui ne correspondent pas toujours à sa propre vision des choses. A noter aussi que les résultats obtenus par une optimisation ne sont jamais forcément durables / permanents.

Faut-il déposer son nom de site pour le protéger?

Quand on achète un nom de domaine, il est protégé normalement pendant la période de l’achat. Il peut être acheté du moment qu’il est disponible, c’est-à-dire que vous avez renoncé à ce nom de domaine. Faut-il un site en .com ou .fr ou autre? J’ai choisi .fr pour me positionner sur le web francophone et parce que mon blog était déclaré en France. Il dépend donc de la législation française. Je n’ai pas opté pour un plugin de traduction multilingue, laissant les visiteurs choisir leurs options pour comprendre.

Pour le nom même du site, à distinguer du nom de domaine, c’est un choix qui s’impose quand on souhaite protéger ses contenus et son nom comme s’il s’agissait d’une marque. Mais c’est une démarche complexe qui a un coût. Cela évite les problèmes en cas de sites concurrents ou de sites professionnels qui feraient jouer leur influence pour obliger à changer de nom. Consultez le site INPI pour enregistrer votre nom. J’aurais du le faire car quelques années après, j’ai vu apparaître un site important sur un autre domaine (immobilier) qui a choisi le même nom et qui grâce à ses moyens a pu garantir une excellente visibilité en ne me laissant qu’une place sur la recherche par le nom IDEOZ.

Quel statut un blogueur doit-il adopter dès qu’il génère des revenus ?

Il n’y a pas de bonne réponse valable pour tous les lecteurs. Sachez que le fait de générer des revenus suppose que vous adoptiez un statut, car il ne suffit pas de les déclarer auprès des impôts sur la déclaration de revenus en utilisant la section “divers”. La déclaration se fait à partir du 1er euro!

La majorité des systèmes de rémunération imposent que vous rédigiez vos factures, même si vous ne les produisez que pour être en conformité avec la réglementation. Qui dit facture dit numéro siren – siret, numéro de tva intracommunautaire, déclarations aux douanes pour les revenus perçus depuis des sociétés basées hors de France (ou de votre pays) en Europe.

En gros, vous choisissez Adsense de Google pour générer de l’argent avec l’affichage de publicités, cela signifie que :

  1. – vous créez un compte, insérez les codes et déclarez la validation de votre site
  2. vous percevez les revenus mensuellement si le plafond est atteint
  3. vous rédigez une facture chaque mois pour ces revenus avec toutes les obligations légales (que vous adressez en théorie à Google même s’il s’en moque)…
  4. Vous déclarez la valeur des revenus auprès du portail pro douanes en effectuant une DES
  5. vous les déclarez sur la déclaration de revenus dans la case correspondant à l’activité et au statut (bic, bcn selon la catégorisation donnée par l’insee)

Un statut comme la microentreprise entraînera le paiement de charges sociales (entre 22-25%) selon la catégorisation de votre activité. Si vous optez comme beaucoup le font pour la microentreprise (ancienne autoentreprise), vous devrez payer après la première année, la CFE (ancienne taxe professionnelle) si votre revenu est supérieur à 5000€ par an. S’il ne l’est pas ce ne sera pas forcément une bonne nouvelle puisqu’une somme inférieure ne vous permettra probablement pas de cotiser pour la retraite. Il y a donc un revers à tout. Les charges donnent accès à la sécurité sociale et à l’éventuelle cotisation pour la retraite, si vos revenus correspondent au minimum exigé (par mois, par trimestre, ou sur l’année). Prévoyez pour les activités libérales ou commerciales non marchandes, un montant autour de 12000€ par an pour que les cotisations soient validées.

Aujourd’hui, la création d’une autoentreprise s’accompagne de contraintes administratives comme l’inscription de la société auprès du tribunal des greffes. Il est recommandé (et même obligatoire selon certaines activités) de souscrire à une assurance pour couvrir les risques éventuels.

Si l’entrepreneuriat n’est pas dans vos ambitions, optez pour le portage salarial. Cela aura un coût autour de 50% donc pour 20€ gagnés, il vous en restera grosso modo 10€ au final, mais vous n’aurez pas à vous embarrasser dans des démarches et la gestion d’une entreprise.

Garder l’oeil ouvert en permanence pour ne pas négliger son travail après 10 ans

10 ans de boulot continu pèsent dans la tête et le corps. Ce n’est pas une lassitude qui gagne, mais plutôt une forme de saturation et de difficulté de maîtrise et de gestion sur la durée. J’aurais pu croire qu’à force de travailler sur internet, j’apprendrais de plus en plus. J’ai plutôt l’impression de savoir de moins en moins. Et je ne sais pas comment mieux faire, sans avoir à sacrifier tel ou tel aspect de mon métier de blogueuse professionnelle qui s’est surtout convertie en base d’informations tout terrain et en conseillère de séjours.

J’imagine tous les blogueurs voyage qui consacrent beaucoup de leur temps à voyager, à prendre et entretenir des contacts avec des partenaires, sans négliger leur vie personnelle et familiale et les contraintes du quotidien voire un métier à temps plein sans rapport avec le blogging. Ces blogueurs qui ne semblent pas investir beaucoup dans leurs blogs (du moins selon leur aveu) pour qu’il émerge. Ils semblent devenir influents presque facilement en se formant en technique pour être autonomes et performants sur les bases incontournables qui peuvent handicaper un projet, en SEO pour être visibles, en marketing pour séduire, en monétisation pour compléter ou obtenir leurs revenus. Je ne les envie pas et je souhaite pas devenir influente, mais je m’interroge. Comment font-ils pour tout faire à la fois et visiblement si bien?

Il faut tellement s’informer sur le SEO, toujours être disposée à suivre les consignes imposées par Google, suivre les évolutions permanentes susceptibles de changer la donne et d’ébranler l’édifice malgré 10 ans d’efforts, consulter les mises à jour et leurs effets et comprendre ce qu’il faudrait retravailler.

A l’échelle d’un site de 7500 publications, des milliers de pages de plus de 5000 discussions de forums, je suis perdue et de plus en plus incapable de tout de rester au four et au moulin comme je le devrais. Ecrire des articles, suivre toutes les consignes de publication, d’optimisation, informer sur Facebook, sur mon tchat, sur d’autres sites. Si en plus, il faut aller sur la search console pour consulter les backlinks pour désavouer les liens nocifs, suivre les positions des mots clés, comprendre ce qui techniquement n’est pas optimal, trouver les solutions, alors que je n’y connais toujours rien en technique. Cela paraît de plus en plus mission impossible. Et pourtant, il le faudrait.

Je prends conscience chaque jour davantage de mon incapacité à assumer tout ce que je devrais faire et maîtriser ou connaître, et tous les outils que je devrais utiliser. Quand la saison débute, je me dédie à temps plein aux voyageurs que j’aide dans leurs préparatifs. Avec un peu de visibilité comme celle acquise pendant des années, j’ai aussi connu le sentiment d’invasion. Les voyageurs me posaient toutes leurs questions 7J/7, presque 24h sur 24 puisque tous ne vivent pas en France ou ne préparent pas au même moment.

Le corollaire pour une activité économique est que le choix se fait entre les visiteurs, potentiels clients même s’ils ne m’achètent rien personnellement ni directement, la gestion des partenaires qui paient pour être mis en valeur et le soin qu’il faut continuellement porter à Google pour qu’il fréquente le site et le référence bien. Or, je n’y arrive pas. Je passe même à côté de situations préjudiciables par manque de réflexes de consulter et d’apprendre à utiliser la Search console de Google Webmasters et Google Analytics. Je n’ai jamais été sensible aux statistiques, ni au marketing. La compréhension de ces outils est donc pour moi un défi qui supposerait d’avoir du temps et des capacités pour me former en autodidacte ou investir dans une formation.

Le coût d’une formation par un professionnel sérieux étant inaccessible, je me limitais à fureter pour apprendre sur des groupes, des blogs et forums fréquentés par des professionnels ou des initiés. Mais comment tout gérer et appréhender, même si à la faveur de la crise du coronavirus, j’ai retrouvé un peu de temps pour me concentrer sur le site à nouveau, alors que depuis janvier, la saison avait reprise pour les futurs voyageurs que j’espérais aider et accompagner dans leurs préparatifs activement. Je ne saurais jamais comment font les wonder woman et super man qui semblent être sur tous les fronts professionnels, personnels. J’ai beau avoir transformé mon site en activité professionnelle, je n’arrive plus à trouver l’énergie pour apprendre constamment, me tenir au courant de tout. Je trouve déjà que je fais beaucoup d’efforts dans de nombreux domaines. Je remarque néanmoins que cette difficulté est nuisible, dans la mesure où elle me confronte à toutes mes limites et lacunes. Elle met négativement en exergue tout le travail que je n’arrive pas accomplir et tous les investissements techniques que je ne peux pas engager, faute de trouver un professionnel qui travaillerait à la tâche avec des interventions ponctuelles et non un engagement plus onéreux.

En ce premier semestre 2020, je constate une baisse de trafic, déjà débutée en 2019 et m’interroge sur les changements techniques à opérer pour régler ces éléments qui semblent déplaire à Google. Bien que j’aie dépassé les mauvaises ondes liées à la première expérience avec un développeur free-lance, je serais disposée à en solliciter un nouveau, car je ne sais toujours pas comment mettre les mains dans le cambouis. Trop peur de causer encore plus de préjudices. Pas le temps ni l’envie de devenir compétente dans une discipline qui ne m’intéresse pas et pour lesquelles je suis psychologiquement bloquée. Je connais mes limites et sais que cela ne me servirait à rien d’essayer. Le recours à un professionnel s’avère indispensable, mais compliqué. J’ai frappé la porte de plusieurs sites d’assistance spécialistes de WordPress. En vain. Soit, ils n’ont pas répondu, soit ils m’ont expliqué que pour le peu qu’ils voyaient de mon site, il était impossible de faire un budget réaliste de moins de 5000€. Un choc.

Je ne doute pas que les prix soient honnêtes, mais forcément, impossible encore d’investir tous ces euros qui me laisseraient avec des ressources très limitées. J’espérais pouvoir obtenir des devis pour des tâches spécifiques que je saurais définir grâce à l’aide de Philippe. Impossible. Aucun retour. Probablement que ce n’est pas pertinent de travailler à la tâche? En tout cas, aucun de mes interlocuteur n’a été en mesure de répondre à mes diverses demandes. Grâce à Philippe, je dégageais quelques problèmes plus précis et demandais spécifiquement des interventions pour corriger des erreurs amp persistantes, améliorer les performances de téléchargement des pages. Le seul devis reçu me suggérait une meilleure utilisation de WP Rocket (visiblement mal paramétré) et la sélection de meilleurs plugins que les actuels, la sauvegarde de la base de données une fois par semaine (ce que j’ai déjà dans la gestion du serveur).

Oubliant la demande au même interlocuteur d’un devis pour un thème sur mesure (prix de départ évalué à 5000€ auquel j’ai rétorque que c’était hors budget), j’ai été surprise de recevoir un seul devis de 1500€ qui ne me semblait pas correspondre à ma demande initiale. C’était plutôt un “forfait de maintenance” pour “optimiser au maximum possible vos performances en tenant compte des contraintes techniques initiales (hébergement, thème, extensions). Il faut assurer un suivi régulier avec des sauvegardes hebdomadaires sécurisées, les mises à jours, les analyses de sécurité et la surveillance du serveur.”.

Sur le papier, je comprenais que l’absence de maintenance de mon site expliquait la crise vis-vis d’un moteur comme Google qui était confronté à plein d’anomalies et en avait eu assez. Sauf que je n’ai pas pu engager ce montant, d’autant que la crise du coronavirus est venue aggraver la donne et a réduit mes revenus à peau de chagrin. Heureusement que les régies paient avec des mois de retard ce qui fait oublier que sans ces délais, mes revenus seraient à 0€. Dans un tel contexte, investir devient encore plus difficile que cela l’a été tout au long de l’histoire de mon projet.

Peut-être IDEOZ est-il un vaste brouillon plein d’erreurs, un puzzle composites de périodes, d’interventions, d’essais aléatoires plus ou moins concluants?! Je paie le prix fort de ces erreurs et échecs, qui me valent de moins plaire à Google et de voir fondre mon trafic de 80% et mes gains de 98%… J’en garde le meilleur : l’héritage de cette mémoire qui s’est inscrite dans mon esprit, dans mon corps, plus que sur une toile insondable, d’où on peut facilement disparaître hélas. Dans le fond, mon mon site n’est pas qu’un outil ou un support de travail, mais une expérimentation par rapport à moi-même et mon rapport au monde.

Si vous êtes blogueur voyage, n’hésitez pas à compléter cette liste avec vos propres expériences… et si vous ne l’êtes pas, pourriez-vous parler de voyage sur votre blog ?

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Sandrine Monllor (Fuchinran)

Voyageuse dès le berceau, je nourris un amour viscéral pour les pays d'Europe centrale et orientale, avec une prédilection pour les Balkans (notamment l'Ex-Yougoslavie...). Dans ces terres, qui m'ont enseigné beaucoup de leçons, au fil de quinze ans de découvertes, de rencontres et de hasards… je me retrouve parfois… tant elles sont insoumises, contrastées, passionnelles et contradictoires. J’essaie de me montrer curieuse de tout, de mettre de côté mes idées reçues, de découvrir les pays depuis les sites incontournables jusqu’aux plus inattendus, insolites ou traditionnels quitte à me perdre pour mieux me laisser surprendre. Je privilégie les rencontres, repas et hébergements chez les habitants, pour explorer les traditions, les cultures, l’histoire et les plaisirs culinaires typiques. J'essaie de faire d'Ideoz un espace éclectique et tourné vers les échanges et la rencontre avec les différences. Historienne, anthropologue et ethnologue de formation.   Me contacter par mail? En savoir plus sur moi et sur le projet IDEOZ Voyage...

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