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Comment lancer un blog voyage : quelles questions se poser pour éviter les erreurs?

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Comment lancer un blog? est une question courante. De plus en plus d’apprentis ou futurs blogueurs  y ajoutent d’emblée l’hypothèse de gagner de l’argent avec un blog. Il n’y a pas de recette idéale pour démarrer l’aventure du blog voyage (ou dans tout autre domaine). Tant de blogueurs débutent un blog et renoncent après quelques  semaines ou mois, quand ils voient à quel point l’activité est énergivore, contraignante, complexe et exigeante. Ils abandonnent faute de temps ou de résultats satisfaisants par rapport à leurs attentes. Ils se découragent, perdent le feu sacré de l’élan initial et la motivation et le courage de travailler et faire des efforts. Ils  souffrent du manque de trafic ou d’intérêt de leurs visiteurs. Une poignée seulement émergent et deviennent des modèles, des références, des auteurs influents. 


Bloguer ne s’improvise plus!

Beaucoup de blogueurs professionnels partageant leurs expériences ont un point commun : ils se sont lancés par jeu, à l’aventure, avec l’envie de partager leurs voyages. Au fil du temps, ils ont réalisé que bloguer était devenu en soi leur passion et ne se limite en rien à la réaction de contenus sur un blog. Autant au moins que la thématique qui les avait motivés à écrire. Il était question d’un loisir. Les blogueurs étaient amateurs et en tiraient leur fierté et leur légitimité avant que cette activité devienne de plus en plus marchande et que la professionnalisation élève le niveau d’exigences pour réussir.

A cela s’ajoute la principale contrainte à mon sens : s’adapter en permanence et mettre en place les évolutions attendues par Google. Supporter et se tenir suffisamment au courant pour bien s’informer. A ce jour, Google domine le monde et seul son bon vouloir garantit d’émerger, de survivre et de durer sur la toile. Il impose ses critères, change ses algorithmes et ses règles constamment et joue un rôle trop essentiel dans la réussite, au-delà de toutes compétences propres au blogueur. A titre d’exemple, j’ai subi une mésaventure l’année dernière après avoir implanté un formulaire de newsletter mal codé par Seedinblue et j’ai vu toutes mes pages désindexé et perdu 95% de mon trafic en quelques heures. Il a fallu des jours après la correction pour retrouver le chemin de l’indexation. Je n’aurais pas trouvé la solution rapidement, 10 ans de mon travail étaient ruinés et je perdais presque 100% de mes revenus.

Bien mesurer les obligations qu’entraîne le blogging devrait vous éviter les principales erreurs compromettantes pour un projet de blog voyage monétisable qui aura conjugué le fameux EAT cher à Google, l’autorité, l’expertise et la confiance pour les visiteurs et / ou  les clients.

Je les résumerai avec ces clés de la Stratégie dont on coche les cases une à une pour aboutir à la naissance d’un blog : notez que je n’ai pas mis de N pour nom car souvent le nom de domaine choisi correspond au nom même s’il n’y a pas d’obligation

Sur l’aspect pratique et technique sans lequel il n’y aura pas la deuxième phase :

Pour mieux vous représenter ces éléments, j’utiliserai l’analogie d’une maison : un site est une sorte de maison virtuelle avec des fondations, des pièces, des décorations, des  espaces et de la matière vivante à travers vos mots… L’ordre n’est pas forcément le même que dans une maison, quoique…. je préconise de réfléchir au choix de la plateforme avant d’acheter le serveur, la plateforme sera alors comme le croquis de votre maison telle que vous la rêvez

  1. P comme Plateforme ; choix de la plateforme qui propulsera votre blog
  2. S comme Serveur pour héberger votre site ; cela correspond au terrain où vous construirez. Autant dire que la fiabilité est essentielle pour éviter tout risque d’inondation ou de destruction qui mettrait en péril votre édifice
  3. D comme Domaine comme nom de domaine à savoir l’adresse où est trouvable votre site ; c’est l’adresse “administrative” sans laquelle les visiteurs n’accéderaient pas à votre maison
  4. A comme Architecture induisant thématiques et organisation ; en gros le plan pour aménager votre maison et l’ossature pour permettre à l’édifice d’être optimal en vue de son référencement
  5. T comme Thème ce qui ne correspond pas aux sujets abordés mais bien à le visuel de votre site et l’apparence n’est pas la seule à intervenir, puisqu’un thème rassemble des codes, reflète la logique de son créateur et comporte parfois des erreurs ou un manque de maîtrise, donc il faut le choisir avec grande attention.

Dans l’analogie de la maison, cela s’assimile ne s’assimile pas qu’à la décoration, et au-delà à toutes les finitions et aux éléments qui rendent la maison habitable et confortable. Un mauvais thème peut saboter tout le travail et nuire au référencement.

Sur l’aspect de la construction et de la diffusion :

  1. C comme Contenus reflétant connaissances, expériences afin de construire un environnement de confiance et d’interaction
  2. I comme Identité ou Image ; un terme que je ne cautionne pas toujours mais qui réunit le style d’écriture, les angles pour traiter les sujets, la personnalité que vous voulez mettre en évidence comme blogueur
  3. R comme Référencement pour faire apparaître vos contenus dans les résultats de recherche des moteurs
  4. V comme Visibilité pour renforcer la présence sur les réseaux sociaux
  5. E comme Expertise pour créer les contenus qui aboutissent à la reconnaissance et à l’éventuelle influence

Au final vous conclurez peut-être par M comme Marque dans le sens où vous aurez construit une image de marque qui allie autorité, expertise et confiance aux yeux des visiteurs, des clients et des moteurs. Et M rimera probablement avec monétisation.

 

Quelles que soient vos ambitions, débutez un blog comme s’il s’agissait d’un blog professionnel et investissez du temps pour vous informer et vous poser les bonnes questions!

Il y a dix ans, je débutais mon aventure sur IDEOZ sans trop savoir où je souhaitais aller, ni ce que je voulais faire sur un blog, ni où cela me mènerait. Je faisais des choix et les assumais ou les subissais, en traversant quelques interrogations de fond que je regrettais de ne pas m’être posée avant. Mais n’ayant jamais été structurée dans mon mode de fonctionnement, j’évoluais un peu au hasard, suivant l’instant. Je ne connaissais rien au codage, aux serveurs, au référencement et je ne me doutais pas qu’il y avait une manière d’écrire pour le web.

En février 2011, je m’inscrivais comme autoentrepreneur à une époque où le métier de “blogueur professionnel” n’existait pas encore pour l’administration … J’avais bien du mal à trouver une activité correspondant de près ou de loin à la mienne. Je ne savais pas décrire la nature de mon travail ou de mes revenus, n’ayant rien à vendre à des clients comme dans toute activité commerciale classique. J’ai toujours bien du mal à donner une définition et un nom à mon métier. Non pas que blogueur  professionnel me dérange, mais reconnaissons que pour beaucoup, cela manque de sérieux et ce, malgré le potentiel de cet univers et son attractivité. L’apparition de la terminologie Blog professionnel à l’Insee en dit long sur l’explosion des blogs comme espace de réalisation professionnelle. Avec le recul, je mesure tout ce que mes erreurs et tâtonnements m’ont appris, les leçons tirées de mes expériences multiples. Etant curieuse, je me suis toujours autorisée à explorer les pistes de rémunération et d’évolution.

La blogosphère règne-t-elle sur l’internet en 2019? Le blogging dans le domaine du voyage ou tout autre domaine connaît son heure de gloire. Il y a 10 ans, ce support d’expression commençait à se démocratiser grâce à des plateformes permettant de se lancer dans un blog avec des outils clés en main. En quelques années, le blog a détrôné les communautés virtuelles et les forums et s’est développé concomitamment avec les réseaux sociaux. Les deux sont souvent associés, voire pour beaucoup indissociables.

Jamais il n’y a eu autant de blogueurs qui se lancent dans l’aventure avec des objectifs multiples et variés. Pour certains, l’idée est simplement de partager des billets, des humeurs, des expériences ou des conseils. Pour d’autres, il s’agit d’une solution de monétisation car ils ont été sensibles aux échos médiatiques de blogueurs influents capables de gagner (beaucoup d’argent) grâce à leurs sites ou à leurs vidéos. Les plus naïfs se laisseront tenter par les sirènes des vendeurs de rêves qui vous proposeront des formations pour créer votre blog ou le monétiser et gagner autant d’argent que les stars du net. Les marques se sont engouffrées dans la brèche et la plupart s’adossent à des blogs pour faire leur promotion (publireportage), ou créent le leur sur leur site  pour partager les expériences de leurs consommateurs ou donner des conseils. Entre les deux, il y a toute une palette d’expériences, mais finalement, les questions que l’on devrait se poser quand on a un projet de blog, sont presque toujours les mêmes. Les aborder en amont permet de structurer sa démarche et d’éviter quelques mauvaises surprises.

Qu’on se le dise, quel que soit l’objectif de son blog, il y a de moins en moins d’amateurisme dans le blogging. Même si on a pour simple désir de partager des contenus sur internet, il faut avoir pris connaissance de toutes les tâches à mener au quotidien ou du moins avec une grande régularité pour assurer son implantation, son référencement, sa visibilité, sa notoriété dans un troisième temps et sa monétisation quand on souhaite franchir le cap du blog professionnel comme complément de ressources ou comme métier?

Alors qu’il y a dix ans, on frappait à la porte d’un webmaster pour nous aider à créer un site, aujourd’hui, on trouve une foule de métiers, de spécialistes et on a l’impression d’être encore plus perdu. On peut avoir besoin d’un webdesigner (concepteur de l’architecture et du design), d’un codeur, d’un intégrateur. On découvre qu’on a ensuite besoin d’un référenceur pour donner au blog le maximum de chances d’attirer les moteurs de recherche et de positionner sur la première page de ses résultats et idéalement dans le trio de tête ses articles sur tel ou tel sujet. Les bonnes pratiques de SEO suffisent en général pour débuter. Encore faut-il savoir ce qu’est le SEO?! Je le remarque en connaissance de cause. Je ne l’ai découvert que 4 ou 5 ans après avoir lancé IDEOZ, même si je baigne dans l’internet depuis plus de 23 ans. Parfois, quand le projet est avancé ou bute sur divers obstacle on recourra à un auditeur sémantique qu’on couplera à un audit technique … Pour certains développeurs, c’est même la base quand on a mal configuré un site et souhaite le faire évoluer.

Quelles questions aurais-je du me poser avant de lancer mon blog IDEOZ et partir sur de bonnes bases ?

La professionnalisation n’étant pas forcément un objectif quand on se lance, on oublie trop souvent de se poser des questions essentielles en amont … Quand je parle de professionnalisation, je ne parle pas forcément de l’utilisation de son blog dans le cadre de son travail ou de transformation de son blog en outil de travail. C’est un point de vue personnel, mais je suis convaincue qu’aujourd’hui au vu des évolutions d’internet et des contraintes imposées par des moteurs comme Google, toute démarche même par passion pour partager sur un blog exige d’avoir une approche et une exigence professionnelles. Certes, vous n’avez pas besoin de devenir blogueur professionnel, ni d’acquérir toutes les casquettes pour être le meilleur blogueur possible, mais vous devez être conscient de tous les moments stratégiques où chaque choix peut avoir des conséquences négatives ou engendrer des problème.

Comme je le rappelais dans mon parcours de blogueuse professionnelle dans le domaine du voyage, je n’avais jamais imaginé faire un mon site mon métier et je n’avais donc pas pris le temps nécessaire de me poser et de mettre à plat tous les enjeux, les buts, les objectifs d’IDEOZ … J’aurais pu refaire un site “parfait” quand j’ai été amenée à trouver dans IDEOZ alors blog amateur une alternative pour sortir d’une errance professionnelle et du chômage. J’ai navigué sur le web depuis 10 ans un peu à l’aveuglette et ne le conseille pas à moins d’aimer les voyages toujours incertains et précaires… Ces choix font partie de ma personnalité et façon de fonctionner, j’aime fonctionner à l’instinct et je préfère la représentation mentale et l’application en ligne que le travail qui consiste à faire des brouillons et les retravailler jusqu’à l’obtention du résultat idéal. Je reconnais qu’une démarche studieuse aurait été plus efficace et il y aurait eu probablement un gain de temps et moins d’épreuves à traverser ou de problèmes à corriger.

Prenez du temps pour poser toutes les questions et poser les jalons qui garantiront une évolution plus sûre et rapide dès que vous aurez lancé votre blog. Le goût de l’aventure, c’est stimulant, mais hasardeux. Bien que cette étape soit fastidieuse et laborieuse car non ancrée dans la réalité de la pratique,  cela devrait propulser plus rapidement votre blog et l’éventuel projet professionnel…

A savoir construire un projet à partir d’une réflexion à plusieurs niveaux:

  • définir ses objectifs personnels et professionnels par rapport au blog et s’interroger sur les moyens à investir pour les concrétiser : il en découlera les questions sur le serveur mutualisé ou dédié?, la désignation de la plateforme évolutive ou d’un système fermé où la monétisation pourrait s’avérer impossible. Cela revient à s’interroger sur les motivations profondes qui nous donnent envie d’écrire sur internet ; qui cible-t-on? Pour quoi leur raconter? comment toucher ces personnes? Quand un blog devient un métier ou est contraignant, le plaisir initial s’étiole et laisse place à des obligations et la passion est mise à rude épreuve
  • choisir la plateforme qui permettra la meilleure évolution sur la durée grâce à une communauté active et solidaire et un grand nombre d’outils.

Sélectionner les plugins vraiment essentiels pour répondre à vos premiers besoins et en évitant de les multiplier pour éviter les conflits … Et à cette étape, il est prudent de prendre le temps de faire le tour des blogs sur le blogging qui abordent les plugins incontournables en vérifiant leur mise à jour, les notes reçues et les commentaires des utilisateurs

  • construire l’architecture ; cette étape est cruciale pour garantir le référencement et on ne s’en doute jamais avant de se demander pourquoi les moteurs ne référencent pas nos pages?

L’ossature du blog, l’organisation des contenus, la catégorisation et ses niveaux devraient être mis sur papier pour le premier jet puis élaborés à partir d’un logiciel de mindmap comme l’open source Freemind permettant de poser les divers thèmes qu’on souhaite aborder et les divers sujets en découlant. La pire chose à faire et que 90% des blogueurs ont tendance à faire car ils se sont lancés par hasard sans apprendre auparavant, c’est bien de créer une architecture qui ne tient pas la route. Auriez-vous l’idée de construire une maison sans plan? La maison tiendrait-elle sans fondations solides? Relisez les 3 petits cochons 😉

  • penser à une ligne éditoriale et à la valorisation des contenus ne m’a jamais semblé essentiel. Moins en tout cas que l’architecture.

Cet élément peut évoluer et nécessite d’avoir déjà une vision claire de ses objectifs. Mais préparer à l’avance un ensemble d’articles reflétant les thématiques et le style de contenu s’avère une pratique efficace qu’une activité aléatoire ou trop fougueuse. S’ils sont prêts à être publiés régulièrement après la mise en ligne du blog, vous favoriserez les visites des moteurs et attirerez mieux les visiteurs.

La monétisation est rarement à l’origine du lancement d’un site. Elle intervient quand un site est posé, référencé, attire du trafic et donc l’attention des marques. Il faut donc la distinguer de toute la réflexion de base. Mais elle peut rapidement devenir un objectif, puisqu’aujourd’hui, on voit des blogs de 6 mois ou 1 an, générer des revenus … Il y a dix ans, après un an, on espérait à peine commencer à trouver du trafic régulier…

 

Savoir anticiper pour ne pas se limiter à ses ambitions initiales

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J’entends par là qu’il vaut mieux toujours s’être donné les moyens d’aller loin dans son projet que de considérer qu’on débute et choisir de limiter ses perspectives. Même si à l’instant T vous ne comptez jamais professionnaliser ou monétiser votre blog, une approche rigoureuse et stratégique vous permettra de lancer un blog dans les meilleures conditions possibles pour faire évoluer votre projet sur des bases solides.

Quelle est mon autonomie technique : comment devenir autonome si je pars de zéro et quel budget à prévoir?

Est-ce que je préfère être indépendant(e) dans le développement de mon projet ou cela m’est-il indifférent ? Suis-je prêt(e) à payer pour bloguer et si oui, quel budget est-ce que je veux accorder pour le lancement?

C’est à mon sens la question la plus essentielle. Comme on débute rarement en s’étant bien informé, on se retrouve confronté à des situations et des frais ou objectifs non maîtrisés. Souvent, on ignore tout ce que ce recouvre cette notion d’indépendance. Il ne s’agit pas juste d’être libre de pouvoir faire des choix pour son blog. Il y a une notion d’engagement et de propriété liée à ses obligations par rapport au nom de domaine et au serveur que le blog occupe. A cela s’ajoute une notion d’autonomie par rapport aux interventions possibles. Quand on a fait le choix d’une plateforme fournie clé en main gratuitement ou en payant, sur une structure commerciale, on n’a quasiment aucune marge d’évolution entre le lancement et l’aboutissement.

L’indépendance exige d’intégrer les obligations par rapport à la création et l’installation du serveur, la gestion de l’hébergeur et du domaine, la mise en place de la structure blog (plateforme) et des divers outils. Cela signifie que vous devrez mettre les mains dans le cambouis à tous les niveaux techniques et donc apprendre, lire, écouter des vidéos, éventuellement vous former en autodidacte ou en investissant. Cette prise de conscience ne manque pas d’effrayer beaucoup de blogueurs qui renoncent d’emblée car ils estiment que c’est trop compliqué. Or, une fois que leur site a pris forme à partir d’autres choix et qu’ils veulent le développer, ils réalisent les limites et doivent souvent reprendre de zéro.

Anticipez ! Prévoir son indépendance par rapport au serveur (achat du serveur et du nom domaine) et à la plateforme va impacter sur la suite du projet

Faire le choix d’une communauté comme Blogger, Wix ou équivalents pour se propulser est bien quand on ne connaît rien au blogging, mais cela devient un handicap quand le blog s’est développé et qu’il dépend entièrement de celui à qui il appartient. Vous n’êtes qu’un utilisateur ou un usager de votre espace et vous n’avez pas de marge de manoeuvre!

De cette réponse dépend le budget à prévoir pour développer le blog et acquérir des compétences et des connaissances en autodidacte ou à travers des lectures utiles qui synthétisent l’essentiel des questions pour réussir son blog ou encore des formations personnalisées ou le recours à des professionnels pour la réalisation, la maintenance, le support ou l’amélioration du référencement.

L’indépendance a un prix qui est raisonnable au début mais peut devenir plus conséquent quand le blog progresse : elle implique de disposer d’un serveur sur lequel on peut intervenir, de pouvoir travailler sur sa plateforme ou accepter que des tiers y travaillent à la tâche ou dans le cadre d’une collaboration durable. En général un serveur mutualisé donc partagé avec d’autres, fait l’affaire pour débuter. C’est le plus économique. En cas de besoins plus importants, vous pourrez toujours investir dans un serveur dédié avec plus de puissance, d’espace de stockage, de bande passante pour gérer votre trafic. On trouve des offres à partir de 3-5€ par mois, jusqu’à 15-20€ quand les besoins augmentent.

L’achat du nom de domaine est une autre étape décisive. Il est important de le choisir avec soin car c’est l’adresse de votre site et donc un indicateur d’identification.  Un nom et une adresse identiques, c’est la logique, bien que rien n’oblige à la suivre. Prenez garde à ce que le nom ne soit pas trop long car une adresse courte est toujours préférable, ne serait-ce que pour la retenir plus facilement même si tous les internautes utilisent les favoris pour conserver leurs adresses de sites.

J’ai opté pour OVH qu’un ami m’avait recommandé pour le serveur comme le nom de domaine. J’ai choisi le .fr en sachant que je ciblais un public francophone. Cela n’a pas une importance essentielle d’emblée. Le .com est plus concurrentiel puisqu’il référence des sites venant du monde entier. Le .org est réservé en général aux associations. La mention comme .fr renvoie à France, .ch, la suisse, .de l’Allemagne, .be, la Belgique. Cela identifie en quelque sorte l’origine du pays où est installé le blog ou le public que vise le site, sachant qu’en fonction des options retenues par les internautes pour leurs recherches sur les moteurs de recherche, les sites sont classés préférentiellement selon leur domaine. Grosso modo, si vous recherchez sur Google France, les sites .fr sont privilégiés par Google, puisqu’ils sont normalement en français et basés en France (légalement).

Budget à prévoir pour le nom de domaine : entre 7 et 13€/ an

Il faut toujours être très attentif pour toujours renouveler le domaine au risque de perdre tout le travail réalisé.

 

Quelle plateforme choisir pour pouvoir faire évoluer son blog voyage ?

Je ne vais pas vous énumérer toutes les solutions existantes, mais vous parler de mon choix.

J’ai opté pour WordPress (en  .org) et non pas WordPress.com sur les conseils d’un ami qui était connaisseur et en qui j’avais confiance. Nous nous sommes interrogés par rapport aux plateformes comme Joolma, Dupral, et leurs contraintes pour une débutante comme moi. Tous les blogueurs débutants ne connaissent pas de telles personnes. WordPress.com est souvent la porte d’entrée. Mais on se retrouve rapidement bloqué dans la possibilité d’ajouter ou modifier des plugins, des thèmes, des solutions de monétisation. D’où l’importance de bien vérifier quel wordpress on a téléchargé.

Au-delà de la gestion des contenus, la prise en main de l’outil et la possibilité de trouver des personnes compétences pour intervenir en cas de problème obligent à se poser la question de la maîtrise technique et des coûts. WordPress est souvent ce qu’il y a de plus simple et pratique quand on ne connaît pas grand chose en matière de technique et qu’on ne veut pas se former. On ne change pas de plateforme facilement quand un site est lancé et tout transfert implique des prises de risques, donc s’interroger avec sérieux sur ses objectifs est une étape à ne pas négliger.

Je n’ai pas été déçue par les multiples possibilités de WordPress, ses plugins et templates, thèmes gratuits ou payants. Il y en a pour tous les goûts, toutes les envies et ambitions. C’est une plateforme ultra connue offrant des possibilités de développement quasi illimitée. Une référence à ce jour, avec une grosse communauté active et dynamique  partout dans le monde (y compris francophone) pour donner des informations et alerter en cas de problèmes, il est possible d’apprendre assez vite grâce à l’aide de ces connaisseurs. N’hésitez pas à poser la question sur des forums spécialisés ou les groupes facebook réunissant des blogueurs qui racontent leurs expériences et partagent leurs conseils.

Budget initial  : 0€ pendant les 5 premières années. WordPress.org est téléchargeable gratuitement et il existe des dizaines de milliers de plugins (outils pour faire évoluer les possibilités)

Le budget actuel est plus élevé mais acceptable au vu des résultats de progression ; il a varié au cours des 3 dernières années entre environ 200€ et 400€ / an) car il comprend l’achat annuel ou définitif de plusieurs outils et de leurs mises à jour : Elementor Pro (59€) ou Beaver Pro (99€), WP Rocket (39€) etc. Mais votre budget peut durablement rester limité voire nul.

Ces investissements étaient liés à mes incapacités techniques et à des recommandations pour améliorer les performances. On trouve des alternatives gratuites, mais j’ai préféré tester des outils payants qui faisaient l’unanimité pour voir si cela m’aiderait à progresser davantage. Pas toujours.

Quel thème choisir pour une bonne présentation et efficacité? 

L’habillage du blog est tout sauf un détail et ne comprend pas que des critères de goûts de couleur ou d’apparence. J’ai trop négligé cet aspect sans soupçonner tout ce qui allait avec le thème et j’ai perdu du temps.

Un thème n’est pas qu’une question de présentation, c’est un ensemble de codes qui permet de faire fonctionner la machine, d’organiser les contenus et idéalement d’aboutir à un visuel conforme à ses souhaits. Il faut en vérifier la pertinence du codage donc consulter les avis des autres utilisateurs pour s’assurer que le thème ne va pas pénaliser le développement du blog. Vous retrouverez ultérieurement mon expérience par rapport à la problématique du thème.

Budget : gratuit

Pour investir ; comptez entre 30 et 60€ pour des thèmes tout faits sur Elegant themes, Themeforest, jusqu’à 150€ pour des constructeurs de page vous permettant de créer votre thème sur mesure comme Divi

A partir de 3 ou 4000€ pour un thème sur mesure par un professionnel

A partir de 1500€ pour personnaliser un thème tout fait

Quel serveur envisager pour héberger son site?

Il y a 10 ans, j’ai débuté avec un serveur “mutualisé”. Cela signifiait que je partageais les ressources mises à disposition par un hébergeur pour les divers sites installés sur ce serveur. Son avantage ? Elle est économique et pratique. Il n’y a pas à gérer de serveur. Il est pris en charge par l’équipe du site auprès duquel on souscrit un hébergement. Comptez un coût raisonnable entre 5 et 7,5 € / mois HT … Il y a des offres autour de 2 ou 3€, mais je préconise plutôt de vérifier la réactivité et le professionnalisme du service après-vente, car cela s’avère essentiel, quand on n’est pas soi-même très doué en technique. Beaucoup d’hébergeurs acceptent d’installer gratuitement les sites. Vérifiez le par écrit en contactant le SAV pour confier la tâche à ceux qui seront chargés de maintenir les performances et le service.

Quel hébergeur choisir? Bien que mon site n’ait pas été assez bien optimisé pour être supporté sur o2switch, j’ai été convaincue par l’efficacité et le professionnalisme de cet hébergement. Ils sont réactifs  7 jours sur 7. Un site débutant ou déjà bien développé et très bien optimisé trouvera un environnement idéal pour générer  d’excellentes performances en terme de temps de chargement des pages. Une offre unique claire et transparente avec un budget annuel de 72€ et une possibilité d’être remboursé sous 30 jours sans motif si vous souhaitez tester sans risque. Il me semble aussi que o2switch rembourse le temps d’hébergement restant chez votre ancien hébergeur si vous choisissez leur formule.

J’ai très vite vu mon site grossir grâce à des publications fréquentes. Je n’avais pas conscience de ce que représentait le trafic en progression et ce que ce trafic consommait en terme de mémoire, de ressources, ni à quel point le recours à des outils pour améliorer mon blog allait consommer encore plus de ces ressources. J’ai donc rapidement vu mon site saturé, des requêtes déboucher sur des pages blanches ou des phases d’inaccessibilité répétées. J’ai été rapidement à l’étroit dans l’offre mutualisée, car mon site n’avait pas été construit de manière rigoureuse et n’était pas optimisé. Je n’avais pas à ce moment là les moyens d’engager ces frais et ne mesurais pas les obligations qui m’auraient sûrement facilité la poursuite de l’aventure.

Plutôt que d’investir pour optimiser (terme que je ne connais pas encore), j’ai juste changé d’hébergement et sur les conseils de mon ami Philippe, créateur d’Open DSI, entreprise spécialisée sur les les solutions libres et open office, j’ai trouvé une alternative à coût encore raisonnable en vps (serveur virtuel) autour de 40€ par mois.

Actuellement, compte tenu des problèmes d’optimisation toujours persistants et de performances trop faibles du serveur vps, j’ai investi dans un dédié depuis 2019, afin d’avoir la liberté totale d’intervenir sur la structure. Le coût est de 88€ / mois sur One Provider et reste un investissement dans le cadre d’une activité qui ne génère pas des revenus constants. Il n’y a pas d’infogérance, ce qui suppose que je recoure à un gestionnaire de serveur, Philippe Scoffoni en l’occurrence, très professionnel, pour prendre en charge l’installation et les problèmes éventuels. Les solutions d’Infomaniak (Suisse) ou de 02switch en serveur physique dédié infogéré autour de 102€/ mois m’ont fait hésiter. Je m’en suis remise à Philippe car j’ai la chance d’avoir trouvé un professionnel qui est aussi un ami, donc la question de la confiance ne se posait pas ici comme elle a pu se poser dans d’autres circonstances quand j’ai voulu développer mon site.

Budget : entre 5 et 7€ / mois pour un hébergement mutualisé

A partir de 30-40€ / mois pour un serveur virtuel et au-delà de 75€/ mois pour un dédié et autour de 120-150€/ mois pour un serveur infogéré

Mon choix : le serveur d’IDEOZ me coûte 88€ / mois et environ 300€ en infogérance pour le maintien du service. Ce budget aurait pu être moins onéreux si j’avais effectué les bonnes optimisations. Mais je n’ai pas renouvelé l’essai après avoir été déçue par la collaboration avec le développeur.

Par où commencer pour bien réfléchir, trouver les meilleures ressources et construire votre blog voyage?

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Quand sur divers groupes Facebook sur le blogging, je vois passer la question “comment se lancer dans un blog? quels sont vos conseils?” je renvoie à quelques sources que j’ai trouvées claires, fiables, solides et objectives. Pour répondre aux questionnements : par où commencer? il n’y a pas mieux! J’aurais aimé les connaître bien avant, cela m’aurait évité une certaine errance, certes instructive, mais qui m’a empêché d’évoluer dans mon projet d’IDEOZ de façon plus constructive et structurée.

Ma bible en matière de blogging : Notuxedo : apprenez à créer un blog performant

 

L’exploration du blog Notuxedo m’a été très utile et m’a convaincue de m’abonner à la newsletter et au suivi du flux RSS pour ne pas rater un article. C’est le seul blog pour lequel j’ai fait cet effort. Certains articles ont été déclencheurs d’une prise de conscience sur la complexité du blogging et m’ont confirmée des intuitions que je pouvais avoir, sans savoir aussi bien les formuler, dans la mesure où je ne me sentais pas compétente sur le plan technique. Plusieurs échanges m’ont fait presque oublier cette solitude du blogueur dont je souffre beaucoup. Je me sens souvent confrontée à des difficultés sans savoir comment en sortir? La réactivité de Marlène Viacin et son souci de répondre à tous les commentaires sont exemplaires. Divers articles m’ont aidée à changer d’options pour mes outils et m’assurer que je pouvais faire confiance aux recommandations. Le tour de force qu’elle réussit est d’aborder au moins six thématiques autour du blogging avec la même rigueur, une exigence intellectuelle et professionnelle, une approche simple et détaillée, qui permet de se rassurer quand on débute alors que beaucoup d’experts seront jargonneux et noieront sous les termes techniques. J’aime l’idée qu’elle ne vende rien sur son blog même si elle est experte en SEO.

Ici on a tous les sujets nécessaires pour débuter sereinement et avec des bases solides, se poser les bonnes questions, progresser et franchir les caps jusqu’à la monétisation. Je n’ai pas encore trouvé meilleur blog sur l’apprentissage du blogging et c’est pourquoi c’est le seul que je suis (tous blogs confondus). Et j’avais débuté bien avant que son auteur Marlène Viacin sauve mon site en août 2018 suite à une mésaventure de référencement dans laquelle j’aurais longtemps pu demeurer au risque de voir dix ans de travail disparaître en quelques heures. Merci à elle!

Mes références pour apprendre à améliorer le référencement et la visibilité de mon blog voyage

La deuxième porte sur la phase liée au référencement et à la visibilité : ce sont des groupes SEO Décollage immédiat et WP Search console, portés par le dynamique François Lamotte dont la sagesse, la disponibilité et les fines analyses qu’il propose en matière de référencement. L’équipe qui anime ces groupes est réactive et ne cherche pas juste à vendre des services. Ils accordent de leur temps pour donner des conseils avisés et cette démarche de solidarité se fait rare sur internet.

L’outil développé par Mitambo WP Search console offre une perspective de réflexion très différente par rapport au référencement. Les utilisateurs du très populaires Yoast dont je suis prennent parfois de mauvaises habitudes en voulant appliquer tous les critères préconisés par le plugin. Ici, le référencement est approché en terme d’intention, de perception, de compréhension des contenus. On découvre à quel point un article qu’on a écrit en croyant bien répondre aux questions peut être perçu très différemment par les moteurs de recherche comme Google. L’outil permet le diagnostic et donne des pistes pour améliorer cette perception et créer un maillage interne efficace. A ma grande surprise, des articles qui me semblaient complets étaient très mal perçus car il manquait ces mots clés, ces liens, ces formulations qui font toute la différence pour les moteurs et les séduisent…

Vous le constaterez, je suis un électron libre attachée à mon indépendance d’esprit, donc je ne suis aucun blog qui donnerait des conseils pour dire comment écrire un article pour le web et tout le tralala… Les articles de soi-disant blogueurs qui s’improvisent experts sont légions, racontent souvent la même chose plus ou moins bien et ne m’ont jamais rien apporté d’intéressant pour progresser.

Néanmoins, j’apprécie Blogbyyourself de Cécile Bayard. J’admire sa clarté, son didactisme, la structuration de sa pensée et son sens de la synthèse. J’avoue avoir été agacée par certains titres “choc” remplis de ce qui ressemblaient à des “promesses” dignes de vendeurs de rêves vendant plutôt du vent. Mais j’ai passé outre cette fâcheuse impression liée à mes préjugés et ne l’ai pas regretté! J’ai fouillé avant de trouver des articles sérieux et permettant de bien maîtriser les bases du référencement et les solutions pour gagner en visibilité. Son blog est une bonne manière d’approcher le blogging amateur ou professionnel en commençant par les fondamentaux et les notions liées au SEO et à la visibilité. Elle propose des formations et un atelier pour travailler en groupe. Elle s’adresse principalement aux blogueurs qui débutent ou veulent se lancer dans un projet pro et bien faire les choses d’emblée. A retenir si vous envisagez une solution payante pour garantir l’acquisition d’une bonne autonomie.

Je butine sur Abondance, mais de loin en loin par manque de temps et parce que le problème principal de la multiplication des sources suppose confiance et assurance de la fiabilité…

Maîtriser WordPress sur le plan technique

Il y a des ressources accessibles gratuitement et bien pratiques si on choisit de se lancer dans un blog voyage ou autre en apprenant les bases… Logiquement les références sont centrées sur l’apprentissage de WordPress, la plateforme de construction de site web la plus populaire du monde aujourd’hui, puisque plus de 30% des sites seraient propulsés par cet outil. Cela a contribué à l’époque à faciliter mon choix pour être sûre de ne pas renouveler l’erreur, commise il y a 20 ans lors de la création de mon premier site,  d’utiliser une plateforme collaborative marginale qui reposait sur des passionnés bénévoles. Quand j’ai rencontré avec mon précédent site de graves problèmes ayant achevé l’aventure, je ne trouvais plus de connaisseurs capables de sauver mon travail, car beaucoup de ces geeks s’étaient lassés ou tournés vers d’autres supports. Avec WordPress, on est assuré de trouver de nombreux professionnels dans le monde entier et il ne faut pas hésiter à quitter la sphère de WordPress française pour découvrir le wordpress francophone et anglophone.

WP Marmite est très populaire et connu des français. Je ne suis pas convaincue par leur chaîne Youtube avec leurs vidéos courtes plutôt pensées pour fidéliser que pour apporter des contenus exigeants. J’avais souscrit à une formation gratuite pour débuter en référencement et ait été dépitée par les conseils. Et pourtant, dans l’ensemble leur site m’a apporté des réponses pertinentes pour trouver de bons plugins et les commentaires sont suivis et font l’objet de réactions de leurs auteurs.

Wp pour les nuls est riche en contenus, propose des comparatifs d’outils sérieux, clairs et pertinents pour choisir des plugins, mais pas seulement.

Grâce à ces ressources, j’ai pu répondre à une majorité de mes interrogations et de mes besoins pour développer l’environnement de mon site de manière raisonnéE. J’ai découvert des plugins heureusement gratuits pour la plupart et déjà très complet. D’autres payants, avec un abonnement par mois, par an ou pour une licence définitive. J’ai constaté qu’au fur et à mesure des années, les plugins s’orientaient vers des licences annuelles, donc des budgets plus onéreux à la base et qui exigent un renouvellement pour continuer à bénéficier des mises à jour.

J’ai investi dans un plugin de cache à l’époque où tout le monde vantait WP Rocket pour ses performances et la réduction du temps chargement des pages.

WP Rocket me coûté 39 € / an. Je pourrais obtenir des résultats assez proches avec des plugins de cache gratuits ou fremium et ne considère pas ce choix comme décisif, bien que j’aie souscrit d’emblée pour une offre d’un an et renouvelé pour 3 ans pour bénéficier des mises à jour, à une époque où la réduction de 50% m’invitait à maintenir mon choix.

Le développeur avec qui j’ai travaillé pendant 6 mois et donc je parle ci-après, m’a orientée vers les constructeurs de page pour compenser mon incompétence en matière de codage et de réalisation de pages web et pour juguler les problèmes liés à mon thème. Il s’agissait de trouver une solution intuitive et facile à utiliser qui me permette d’améliorer la présentation de mes pages, sans avoir à  changer mon thème, ce qui exigeait un énorme travail.

J’ai opté pour Beaver (99€ / an) sur son conseil, puis j’ai changé pour Elementor Pro (59€ / an). Cela a donné un côté beaucoup plus attractif et professionnel aux pages que je pouvais proposer à mes partenaires. J’aurais pu me limiter à Elementor gratuit, mais certains options de la version payante correspondaient à mes besoins et le coût reste raisonnable au vu du potentiel de l’outil.

Pour améliorer l’interactivité sur mon site, j’ai installé une solution de tchat payante et adopté Zendesk (13€/mois). Cet investissement a été payant, car il a amélioré mon taux de conversions de ventes et de découverte des services de mes partenaires grâce aux conseils que je donne aux visiteurs gratuitement.

Pour rendre mon référencement plus performant, j’ai investi pendant un an dans un outil original et qui m’a permis de comprendre quelle approche je devais avoir par rapport à la perception des contenus. WP Search console m’a été aussi utile que les conseils de l’équipe développant cet outil … C’était appréciable d’avoir leurs points de vue et recommandations et leur aide quand je ne comprenais pas quoi faire des données obtenues.

150 € / an et aujourd’hui 240 € HT…

Quelles questions et problématiques sont apparues avec la professionnalisation de mon blog voyage?

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Avez-vous envie de vous confronter à la technique?

Mieux vaut y réfléchir avant de se lancer, car cela peut vite devenir une source de blocage ou de frustration et de découragement. Si vous ne voulez pas avoir à travailler sur la technique il est peu probable qu’une solution indépendante vous convienne, car cette étape est inévitable. Il y a des sites très complets et bien faits qui proposent des conseils gratuits ou des formations pour apprendre à créer son site de A à Z à l’instar de WP Marmite orienté vers ceux qui adoptent WordPress.

Sachez qu’à partir d’un certain niveau de développement et si vous voulez professionnaliser, il est probable que les besoins techniques soient de plus en plus importants… et onéreux. L’idée de vivre de son activité n’est réaliste que si on acquiert toutes les compétences pour ne pas avoir à passer par un développeur, un gestionnaire de réseau, un spécialiste en référencement…

En 2017, j’ai accepté l’idée de passer par un développeur pour me décharger des tâches inaccessibles pour moi et que je ne voulais pas apprendre à maîtriser et franchir de nouveaux objectifs grâce à la maîtrise d’un professionnel. J’ai payé 850€ d’entrée pour un forfait de 20h de travail sans savoir ce que comprendrait cette collaboration et ce afin d’effectuer en théorie les améliorations techniques bloquantes pour le temps de chargement des pages, l’affichage et autres détails qui font la différence selon les spécialistes, pour convaincre les moteurs de mieux classer les pages. Car tout l’intérêt des pages n’est pas que dans la qualité des contenus et la capacité à répondre à une question de façon pertinente. Il y a une part souvent sous-estimée par les débutants qui tient aux performances purement techniques : une alchimie à trouver entre les paramétrages du serveur, les outils mis en place sur la plateforme. J’ai constaté que ces optimisations n’étaient pas durables et n’entraînaient que des résultats momentanés. Peut-être n’ai-je pas frappé à la porte du bon développeur?

J’ai fait appel à un prestataire avec trop de légèreté et de naïveté, sans précaution de base sur la vérification de la réputation, des réalisations déjà faites par ce professionnel. Je me suis dit qu’il était forcément compétent puisqu’il avait lui aussi un blog de voyage dédié à une destination proche de celles que je traitais et j’espérais que cette expérience m’aiderait à franchir aussi un cap dans mon plan de monétisation. Notamment la mise en place des bons programmes, la sélection des supports les plus efficaces, un meilleur positionnement.

Je n’ai pas pensé à exiger un contrat, ni à faire préciser par écrit ce que contenait la prestation de services même de manière théorique. Choisir un collaborateur pour travailler sur son site, c’est un peu comme si on donnait les clés de sa maison à un inconnu. Certes, il est censé être professionnel et améliorer le fonctionnement du site. Mais rien ne le garantit et quand la confiance a été rompue, les conséquences peuvent être pénibles. On ne peut visiblement pas demander un engagement de résultats sur ce que les développeurs appellent les performances.  Du moins, c’est ce que j’ai compris par la suite quand j’ai demandé précisément ce qui avait été fait sur le site et que j’ai eu une fin de non recevoir avec pour excuse que je n’aurais pas appliqué quelques consignes anecdotiques.

Ma première erreur par rapport à l’engagement avec le développeur a été de payer sans avoir un cahier des charges clair et précis des problèmes à résoudre et des tâches à effectuer. Cela m’aurait permis d’avoir un devis moins flou. Le paiement chez ce type de professionnels en freelance est en général à l’heure (à partir de 45-55€ / heure) ou au forfait pour réduire ce coût. D’où mon choix d’une formule de 20h en considérant que c’était déjà un temps satisfaisant pour améliorer IDEOZ. Mais comme il est difficile d’évaluer à l’avance le nombre d’heures nécessaires, je ne suis pas convaincue d’avoir fait le bon choix. Pour faire face à mes objectifs, il eut fallu investir dans un audit technique. Raisonnablement. Or le budget était environ de 2500 à 4000€. Cette annonce fut un frein évident dans ma réflexion pour faire progresser les performances et optimiser mon site. Compte tenu du niveau de mon chiffre d’affaires, ce budget était irréaliste, même si j’aurais aimé croire la promesse que cela améliorerait mon trafic, et mes revenus.

J’ai constaté par la suite que le choix d’un vrai professionnel consciencieux pour effectuer l’audit était très compliqué quand on manque de compétence et doit souvent faire confiance sans maîtriser tous les tenants et les aboutissants. Sans compter que l’audit n’est jamais qu’une recherche et analyse des freins et problèmes techniques. Il existe aussi des audits sémantiques spécifiquement tournés autour du SEO. C’est dire que les investissements peuvent vite chiffrer et pénaliser la viabilité.

Un audit implique ensuite de dégager le budget en vue de la résolution et la correction des points faibles par un développeur et / ou un responsable SEO. Il est rare de pouvoir les régler par soi-même, quand on souffre de grandes lacunes ou limites techniques.

Si vous envisagez de monétiser dans un cadre professionnel, n’hésitez pas à investir dès le lancement pour que votre site soit optimisé et opérationnel. Budget à 4 chiffres à prévoir. Corriger les erreurs coûte souvent beaucoup plus cher et rénover un site mal conçu est plus compliqué que de repartir de zéro en bâtissant un vrai projet avec ses objectifs et une connaissance préalable des enjeux du seo.

Quand un site a été mal construit, un audit peut s’avérer inéluctable et nécessite un sacré investissement doublé par le budget d’intervention. Convertir l’investissement en rapport suppose de beaucoup travailler pour accepter des changements qui ne correspondent pas toujours à sa propre vision des choses. A noter aussi que les résultats obtenus par une optimisation ne sont jamais forcément durables / permanents.

Faut-il déposer son nom de site pour le protéger?

Quand on achète un nom de domaine, il est protégé normalement pendant la période de l’achat. Il peut être acheté du moment qu’il est disponible, c’est-à-dire que vous avez renoncé à ce nom de domaine. Faut-il un site en .com ou .fr ou autre? J’ai choisi .fr pour me positionner sur le web francophone et parce que mon blog était déclaré en France. Il dépend donc de la législation française. Je n’ai pas opté pour un plugin de traduction multilingue, laissant les visiteurs choisir leurs options pour comprendre.

Pour le nom même du site, à distinguer du nom de domaine, c’est un choix qui s’impose quand on souhaite protéger ses contenus et son nom comme s’il s’agissait d’une marque. Mais c’est une démarche complexe qui a un coût. Cela évite les problèmes en cas de sites concurrents ou de sites professionnels qui feraient jouer leur influence pour obliger à changer de nom. Consultez le site INPI pour enregistrer votre nom. J’aurais du le faire car quelques années après, j’ai vu apparaître un site important sur un autre domaine (immobilier) qui a choisi le même nom et qui grâce à ses moyens a pu garantir une excellente visibilité en ne me laissant qu’une place sur la recherche par le nom IDEOZ.

Quel statut un blogueur doit-il adopter dès qu’il génère des revenus? 

Il n’y a pas de bonne réponse valable pour tous les lecteurs. Sachez que le fait de générer des revenus suppose que vous adoptiez un statut, car il ne suffit pas de les déclarer auprès des impôts sur la déclaration de revenus en utilisant la section “divers”. La déclaration se fait à partir du 1er euro!

La majorité des systèmes de rémunération imposent que vous rédigiez vos factures, même si vous ne les produisez que pour être en conformité avec la réglementation. Qui dit facture dit numéro siren – siret, numéro de tva intracommunautaire, déclarations aux douanes pour les revenus perçus depuis des sociétés basées hors de France (ou de votre pays) en Europe.

En gros, vous choisissez Adsense de Google pour générer de l’argent avec l’affichage de publicités, cela signifie que :

  1. – vous créez un compte, insérez les codes et déclarez la validation de votre site
  2. vous percevez les revenus mensuellement si le plafond est atteint
  3. vous rédigez une facture chaque mois pour ces revenus avec toutes les obligations légales (que vous adressez en théorie à Google même s’il s’en moque)…
  4. Vous déclarez la valeur des revenus auprès du portail pro douanes en effectuant une DES
  5. vous les déclarez sur la déclaration de revenus dans la case correspondant à l’activité et au statut (bic, bcn selon la catégorisation donnée par l’insee)

Un statut comme la microentreprise entraînera le paiement de charges sociales (entre 22-25%) selon la catégorisation de votre activité. Si vous optez comme beaucoup le font pour la microentreprise (ancienne autoentreprise), vous devrez payer après la première année, la CFE (ancienne taxe professionnelle) si votre revenu est supérieur à 5000€ par an. S’il ne l’est pas ce ne sera pas forcément une bonne nouvelle puisqu’une somme inférieure ne vous permettra probablement pas de cotiser pour la retraite. Il y a donc un revers à tout. Les charges donnent accès à la sécurité sociale et à l’éventuelle cotisation pour la retraite, si vos revenus correspondent au minimum exigé (par mois, par trimestre, ou sur l’année). Prévoyez pour les activités libérales ou commerciales non marchandes, un montant autour de 12000€ par an pour que les cotisations soient validées.

Aujourd’hui, la création d’une autoentreprise s’accompagne de contraintes administratives comme l’inscription de la société auprès du tribunal des greffes. Il est recommandé (et même obligatoire selon certaines activités) de souscrire à une assurance pour couvrir les risques éventuels.

Si l’entrepreneuriat n’est pas dans vos ambitions, optez pour le portage salarial. Cela aura un coût autour de 50% donc pour 20€ gagnés, il vous en restera grosso modo 10€ au final, mais vous n’aurez pas à vous embarrasser dans des démarches et la gestion d’une entreprise.

Si vous êtes blogueur voyage, n’hésitez pas à compléter cette liste avec vos propres expériences… et si vous ne l’êtes pas, pourriez-vous parler de voyage sur votre blog ?




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A propos de l'auteur

Voyageuse dès le berceau, je nourris un amour viscéral pour les pays d'Europe centrale et orientale, avec une prédilection pour les Balkans (notamment l'Ex-Yougoslavie...). Dans ces terres, qui m'ont enseigné beaucoup de leçons, au fil de quinze ans de découvertes, de rencontres et de hasards… je me retrouve parfois… tant elles sont insoumises, contrastées, passionnelles et contradictoires. J’essaie de me montrer curieuse de tout, de mettre de côté mes idées reçues, de découvrir les pays depuis les sites incontournables jusqu’aux plus inattendus, insolites ou traditionnels quitte à me perdre pour mieux me laisser surprendre. Je privilégie les rencontres, repas et hébergements chez les habitants, pour explorer les traditions, les cultures, l’histoire et les plaisirs culinaires typiques. J'essaie de faire d'Ideoz un espace éclectique et tourné vers les échanges et la rencontre avec les différences. Historienne, anthropologue et ethnologue de formation.   Me contacter par mail? En savoir plus sur moi et sur le projet IDEOZ Voyage...

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