Nicée (Nikaia) près de Bursa

niceeLa ville (Niicée) se situe dans un bassin fertile à l’extrémité orientale du lac Ascanion-Lac İznik, entouré par une chaîne de collines au nord et au sud. Le mur ouest Ancien évêché, la ville était complètement entourée par 5 km de murs d’une hauteur de 10 m, renforcés de plus de cent tours. Eux-mêmes étaient entourés par un double fossé sur la partie terrestre. De grandes portes sur les trois côtés terrestres étaient les seules entrées dans la ville.


Nicée, au carrefour important de la Galatie et de la Phrygie

Nicée (en grec ancien: Νικαία / Nikaia, victoire) fut fondée vers 316 av. J.-C. par le roi macédonien Antigone le Borgne, sur un site sans doute plus ancien. Il avait pris le contrôle de la plus grande partie de l’Asie mineure après le décès de d’Alexandre le Grand, sous les ordres duquel il avait servi comme général. Il donna son nom à cette nouvelle ville: Antigoneia. Nicée devint ensuite la capitale du royaume de Bithynie qui devait être annexé en 74 avant J.-C. à l’Empire romain. Cette domination ne pénalisa pas la ville qui se développa encore et se dota même de nouveaux remparts, d’un théâtre antique, de bains et de temples. Le christianisme s’y imposa facilement.

La ville était bâtie sur un carrefour important entre la Galatie et la Phrygie, elle avait donc un commerce actif. Elle paraît avoir perdu de son importance pendant le début de l’empire romain quelques centaines d’années après. Mais cela changea complètement avec la division de l’empire entre l’est et l’ouest. La partie orientale connue ensuite comme l’empire byzantin en fit une protection au sud de sa capitale Constantinople. La plus grande partie de l’architecture et des travaux défensifs furent érigés à cette période vers 300 avant que des tremblements de terre ne les ruinent.

En 325, eut lieu le premier concile de l’Église catholique (c’est-à-dire universelle). Ce concile de Nicée, sous le règne de Constantin Ier, élabora le Symbole de Nicée et condamna l’Arianisme.

Le monument principal de la ville : l’église de Sainte Sophie (en grec Αγια Σοφια / Agia sofia la sainte sagesse (divine)) fut construite par Justinien Ier au VIe siècle au milieu de la ville (sur le modèle de celle du même nom à Constantinople), et le deuxième concile en 787 y discuta de la question des icônes

Le fait que l’ Iznik tombe dans les mains des Turcs a partir de 1078 Cet événement déclencha la première croisade à la demande de Byzance et les armées de toute l’Europe convergèrent jusqu’à mettre en 1097 le siège devant la ville. N’ayant pu piller celle-ci parce que Byzance l’avait occupée avant eux, les croisés furent mécontents.

Constantinople tomba plus tard en 1204 aux mains des armées européennes de la quatrième croisade qui installèrent l’empire latin de Constantinople. Il avait peu de contrôle sur la région et plusieurs petits royaumes byzantins virent le jour comme l’Épire et Trébizonde. Cependant ce fut Nicée qui forma le noyau de l’empire byzantin avec Théodore Lascaris. Ses successeurs agrandirent lentement leurs domaines et en 1259 Michel VIII Paléologue usurpa le trône. Il prit Constantinople sur les Latins en 1261 et restaura l’empire byzantin.

En 1331 la ville tomba aux mains des Ottomans qui la renommèrent İznik. Avec la prise de Constantinople en 1453, la ville perdit de l’importance sauf à devenir un centre local de fabrication de céramique au XVIIe siècle. Puis cette industrie se déplaça à Istanbul.

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