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Page: une ville dans le désert d’Arizona

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lacpowellEn décembre 2008, alors que la crise s’abat autour de nous, je m’en vais courageusement aux USA quelques jours, histoire de prendre le pouls de l’Uncle Sam, et surtout de prendre enfin quelques jours de repos. L’extrême ouest est ma destination…… après un court séjours dans l’Oregon et l’état de Washington (bordure pacifique) je me rends dans l’ouest traditionnel (grand Canyon, etc..) et me voici à passer la nuit à Page, Arizona.

J’ai quitté le parc national de Zion en début d’après-midi après une seconde visite en deux jours.
Je descends vers le Grand canyon, dont j’évite la North Rim (rive nord, accessible en été seulement, la route est actuellement ocupée pour cause de neige) et roule sur ces routes limitées à 60 mph en écoutant mon émission de radio favorite de garisson Kaylor, >The prairie home companion<.
Le paysage est désertique, la minéralité prend tout son sens, surtout en hiver, les roches sont superbes, et je traverse à un moment donné Vermillion cliffs (les falaises couleur vermillion).Je m’arrêterais bien un peu partout, sauf que le soir tombe à cinq heures et quelques et que je n’ai guère envie de rouler de nuit. Pourtant, après un arrêt a un point de vue superbe, particulièrement sur Vermillion cliffs, je redescend sur le canyon, et c’est déjà nuit noire avant que j’en emprunte le pont, et remonte de l’autre côté pour rejoindre la route de grand Canyon village, que j’éviterais, puisque je vais en sens inverse sur Page.
Tout semble petit de loin mais il y a presque une quinzaine de kilomètres de remontée, puis sur le plateau il faut revenir vers le dam (le barrage qui est à l’origine de l’implantation de la ville de Page) et c?est non sans un certain plaisir finalement que je retrouve de la circulation (ca faisait bien longtemps que je n’avais croisé personne, un peu à vous dégouter de tomber en panne à cette heure là en cet endroit là)..

Situation

A cinq heures de Phoenix et cinq heures de Las Vegas (en voiture), la petite ville de Page (pppééééddge) qui se dit être une des communautés les plus récentes des Etats-unis sur son site Internet est en effet une ville champignon agréable mais sans âme au bord de la Colorado river (enfin, a deux kilomètres du bord, mais vu l’immensité locale on dira au bord) qui a poussé lors de la construction du barrage, donnant naissance en amont au Lac Powell.Ledit Lac Powel étant devenu un endroit touristique, un petit aéroport s’est installé en plein désert, quelques barraques l’ont jouxté, puis les hôtels, l’odeur du fric les ayant alléchés se ont agglomérés, on a fait les rues, construit quelques pavillons, puis la graine a donné naissance a un développement presque non anarchique et pas désagrable.

Il n’y a rien de vraiment beau à Page même, on en vient pas ici pour visiter la ville.
Le barrage a été construit à partir de 1956, l’ensemble des baraquements ne s’est transformé en ville (Un peu moins de 10 000 habitants aujourd’hui) qu’en 1975.
La jeunesse de certaines villes me surprend toutjours.
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A voir ici

Pas la ville, je l’ai déjà dit. Si vous arrivez de nuit, vous ne verrez rien.

De bon matin, en contrebas, le Lac powell, lequel n’est pas vraiment ovale au sens des lacs suisses, mais est fait d’un certain nombre de convolutions et de petites rentrées latérales dont certaines valent la visite (Antelope Canyon particulièrement).Sur le lac lui-même, on peut faire du bateau, faire une croisière, mais malheureusement tout est horriblement cher en saison. Pour ma part, vu l’environnement désertique je ne trouve pas le lac lui-même génial donc je me passe, particulièrement en ce début décembre, de la croisière touristique.

Le Glen Canyon Dam.
Ce barrage se visite, et il est finalement assez intéressant, au bout du grand Canyon que forme la Colorado river, et en limite du lac Powell que sa présence a contribué à créer.
Ce morceau de béton en contrebas de la route a finalement totalement remodelé le paysage ambiant.
Le désert, mais pas grand-chose à visiter réellement. Il est omni-présent depuis une centaine de kilomètres, et il le sera encore pendant au moins aussi longtemps dans toutes les directions.
Je ne suis finalement venu que pour lui, et pour pouvoir le contempler en dehors des périodes touristiques, pendant lesquelles les américains en congé lambinent le long des routes. D’où que vous veniez, ou que vous partiez, c’est beau.

Le pont sur le Colorado, mais il est vite vu. Il permet à la highway de traverser la rivière, et de voir un instant le barrage.Le ferry sur le colorado, a une demi-heure de route, ce qui est autre chose : En effet je ne sui pas arrivé par le pont sur le colorado et le barrage, mais en passant par en bas, et en remontant. Dommage, c’était de nuit, mais pour avoir fait cet itinéraire plusieurs fois de jours, je peux vous dire que c’est magnifique, et qu’après tant de dizaines de kilomètres de désert sec et aride, on contemple l?eau avec bonheur.

Les vermillons cliffs au loin.
C’est un ensembel formidable, mais tout le désert dans les environs vaut par les couleurs de ses roches..

La ville, les hotels

Hors saison, les hôtels de Powell sont étrangement calme, et je vous signale qu’il n’est pas mauvais d’y faire une halte, en ce qui concerne votre portefeuille : Il faut compter 50 à 60 dollars petit déjeuner inclus pour un hotel de chaine, soit 40 à 48 euros environ.Le courtyard by mariott que j’ai déjà testé vaut l?arrêt.

Le Holiday Inn express: J’y séjourne cette fois. J’ai payé 57 dollars taxes incluses, avec petit déjeuner, internet gratuit wifi, mais pas de salle de sport. Transcrit en euros, on tombe à 43 euros environ.Sont présents aussi deux Best western à l’entrée du village, plus touristiques.

En hiver quelques restaurants sont ouverts, mais ils ont assez calmes, disons qu’on mange correctement pur moin d’une quinzaine de dollars, soit 10 à 11 euros. Je n’ose imaginer l’été en revanche..

Viste, en footing, le dimanche matin

Il doit faire moins deux ou moins trois, le froid est vif, mais heureusement le soleil est la, et le vent absent.
En sortant de l’Holiday Inn plein Est, je tombe vite sur les barrières de l’aéroport. Celui-ci dont la fonction commerciale semble être quasi-nulle en hiver possède une partie ‘petits avions’ importante.
C’est dommage, sa présence m’empêche d’aller courir sur le désert, et je dois redescendre le long du grillage sur un peu plus d’un kilomètre et ses infrastructures pour pouvoir m’échapper, cette fois en direction du lac.Celui-ci est loin (environ 3 kilomètres) mais comme nous sommes en hauteur tout a fait visible. Je descends des collines avec un peu de végétation de type non luxuriant (rien au-dela de trente centimètres du sol) puis m’avise bientôt que- vu que cela fait plus d’une demi-heure que je cours- je ferais bien de me remettre sur le chemin du retour.

Je traverse deux ou trois collines, puis remonte en dessous des premières villas qui ont toute la vue, zigzage tant bien que mal entre rocs et broussailles, afiin de remonter un niveau du premier Best Westerns, puis un peu plus haut du second.10h30, ce dimanche, personne dans les rues, juste un pick-up qui vient de me doubler, je ne sais pas si la population est blanche a cent pour cent, ou partiellement indienne puisque nous sommes en territoire indien.
A l’hotel par exemple, le service hier soir était fait par une indienne, efficace, mais peu amène.

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Conclusion

Une ville champignon qui procure un arrêt sympathique, et particulièrement bon marché en hiver, au bord du Colorado.



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