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Voyage en Chine ou les tribulations de trois faguoren : des préparatifs à Beijing (1)

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Les trois faguorens en question ne sont autres que ceux qui ont parcouru l’Iran… en mai 2006 ! Nous optons pour le circuit “historique” proposé par Lonely Planet, à ceci près que nous ne le faisons pas dans le même sens (pour cause de fête nationale, qui encombre routes, avions, trains et hôtels…).

(* ça veut dire Français, en mandarin !)

Les préparatifs.

Les trois faguorens en question ne sont autres que ceux qui ont parcouru l’Iran… en mai 2006 !

Nous optons pour le circuit “historique” proposé par Lonely Planet, à ceci près que nous ne le faisons pas dans le même sens (pour cause de fête nationale, qui encombre routes, avions, trains et hôtels…).

Ceci étant, nous devons réserver notre hôtel à l’arrivée à Beijing : ce sera fait par l’intermédiaire d’Expédia.

Nous devons réserver également un trajet en avion de Beijing vers Dunhuang et le retour vers Xi’An ainsi que les hôtels à Dunhuang, Xi’An et Hua Shan …

Pour Xi’An, c’est facile : nous réservons un hôtel Ibis.

Pour le reste, et c’est là que les choses se corsent, nous faisons appel et confiance à une agence chinoise (Chine Evasion), dégottée sur Internet.

C’est vrai, notre interlocuteur écrit un excellent français mais nous avons des problèmes de compréhension et tout nous semble fort lent alors qu’Internet c’est quand même super rapide!

Bref, il n’y a plus de place “économique” sur le vol Beijing Dunhuang, seulement des premières (l’armée aurait réquisitionné les places !).

Problème sur les hôtels : ce ne sont pas ceux choisis par nous, mais ceux avec lesquels travaille l’agence qu’elle retient, et encore, l’un deux est rayé de la liste car il ne prend pas les paiements à distance…Bon, tout parait, vu d’ici, terriblement compliqué et nous n’aurons bouclé nos réservations que 5 jours seulement avant notre départ.

Et cerise sur le gâteau, nous devons virer les fonds non sur le compte de l’agence mais sur le compte du patron de l’agence (dit le “boss”), personne physique…Imaginez faire un chèque à l’ordre de M.Spinetta, président d’Air France !

En clair, je me suis posé la question de la réalité de l’agence jusqu’au bout… (en fait, elle existe bien…).

Pour les visas, les choses vont être beaucoup plus simples : le consulat est parfaitement organisé pour les traitements de masse…

Pour déposer les dossiers, un cerbère, qui vous fait asseoir par rang de 5 dans des siéges baquets type sécurité sociale et l’on progresse de rang en rang jusqu’au guichet… des guichets types SNCF, ça va vite !

Pour retirer les dossiers : deux guichets, un où l’on paye et l’autre où l’on retire le précieux passeport…

En avant pour l’aventure !

Absolument indispensable : le guide de conversation édité par le Guide du Routard !

Merci, Marie d’y avoir pensé !

Mardi 25/09/2007.Paris/ Beijing.

Le vol choisi est le vol du soir (18 heures 55, Air France): nous arriverons à Beijing le lendemain en fin de matinée.

Poids de la valise : 15,9 Kg et 81,4 Kg pour le bonhomme ! On verra ce que cela donnera au retour…

Avis affiché au niveau du contrôle de police : “suivre la ligne jaune”, c’est bien le moins quand on se rend en Chine !

Dans l’avion, un siège est réservé à l”interprète”.

Mercredi 26/09/2007.Beijing.

Attention : une fois l’avion posé et arrivé sur son aire de déchargement, pas question de quitter son siège sans avoir obtenu de la part des Autorités Chinoises l’autorisation de débarquement, et cela est rappelé plusieurs fois par le chef de cabine qui fait rasseoir l’audacieux qui ose se lever !

Passage rapide des contrôles de police, à noter un compteur à disposition du passager qui peut ainsi noter son degré de satisfaction (ou l’inverse) en appuyant sur un bouton : on juge ainsi la rapidité et l’amabilité des fonctionnaires de police…Idée à retenir !pour un Pékin propre !

Un peu de change, recherche d’un taxi (il y en a beaucoup) mais le chauffeur ne sait pas trop où est l’hôtel.

C’est un problème récurrent : les chauffeurs de taxi ne disposent pas de plan de ville, n’ont pas de lunettes (c’est très cher !), alors pas facile de s’y retrouver même si nous avons toujours pris soin de donner nos adresses en chinois.

Ce qui frappe, d’entrée de jeu, c’est l’immensité de la ville, la multitude de gratte-ciel (habitations et bureaux, plus ou moins beaux) sans plan d’urbanisme apparemment bien défini (il faut dire qu’il y a trente ans, il n’y avait aucun immeuble à étage, donc tout parait neuf).

Ce qui surprend, c’est aussi une circulation très dense mais qui reste fluide : on a vraiment l’impression d’être dans des   autos tamponneuses mais dont le but est d’éviter tout contact. A ce niveau c’est de l’art !

scéne de rue.Ce qui étonne, c’est la qualité des voitures : elles sont neuves ou quasiment, et le nombre d’Audi (de préférence, les gros modèles, toujours noires et aux vitres teintées) au Km carré, dépasse ce que l’on peut imaginer, y compris dans les capitales occidentales.

Où est passé Mao ?

Enfin, nous arrivons au Red Wall, un hôtel bien situé, tout près de la Cité Interdite.

Le taxi nous délivre une facture automatiquement imprimée sur son tableau de bord.

Pour avoir accès à nos chambres, réservées et payées à l’avance, il nous faut laisser chacun une caution de 500 yuans (soit 50 euros).

Dans chaque chambre, un petit comptoir de présentation de produits en vente : préservatifs, rasoir, jeux de cartes et aussi un “médicament” (probablement un spermicide) censé tuer les germes du HIV et des MST…

Une fois installés, nous sortons visiter la Cité Interdite : énormément de monde. Il est vrai que nous entrons dans la période dite de la “golden week”, celle de la semaine de congé payé des Chinois…cité interdite.

cité interdite.cité interdite.cité interdite.

Puis, nous déambulons autour de la Cité Interdite pour remonter à notre hôtel.

Beaucoup de circulation, beaucoup de vélos et de scooters et aussi beaucoup de vélos électriques…cité interdite.

Aux arrêts de bus (le numéro du bus est peint sur le trottoir), des placeuses chargées d’organiser les files d’attente, perpendiculaires au trottoir. Elles sont armées d’un microphone.

Il est 18 heures, la nuit tombe sur Beijing et il se met à pleuvioter.

Nous décidons d’aller manger près de notre hôtel, dans une gargote tenue certainement par un musulman (caractères arabes à l’entrée et sourate sur un mur).

La salle est propre, à la Chinoise (mieux vaut ne pas poser son sac à dos sur le sol carrelé !).

A la table qui jouxte la notre, 6 locaux qui dévorent force brochettes, plats de légumes, nouilles…et comme nous manifestons un intérêt évident pour la nourriture qu’ils ingurgitent, une jeune convive, qui parle trois mots d’anglais (c’est souvent suffisant !), nous propose de nous servir sur leur plateau car ils en ont trop ! Imaginez une scène comme celle là à Paris (ou ailleurs !).

Dîner simple : brochettes de poulet, riz, soupe, une bière et une eau, le tout pour 30 yuans, soit un euro par personne.

Après dîner petite balade et achat de 4 oranges, 1 banane, 1 pêche, fruits qui vont nous coûter aussi cher que le dîner.

Nous apprendrons le lendemain, que les oranges de couleur orange sont des produits d’importation, donc chers, alors que les oranges à peau verte sont produites localement…et sont à un prix raisonnable.

Programme de demain : prendre contact avec l’agence Chine Evasion pour visite des tombeaux Qing et de la Grande Muraille de Simatai…

Jeudi 27/09/2007.Beijing.

Notre premier petit déjeuner en terre chinoise ! Nous le prenons dans un petit bouiboui le long de la Cité Interdite : crêpes fourrées aux légumes, sortes de petits pains, café, thé (il y a beaucoup de feuilles de thé dans l’eau chaude)…Tout ça est assez difficile à avaler, car la “formule” petit déjeuner n’existe pas en réalité (sauf dans les hôtels ayant l’habitude de recevoir des touristes occidentaux) : il s’agit en fait d’ingurgiter un repas identique au déjeuner ou au dîner.

scène de rue. Nous achetons une carte de téléphone car nous avons à contacter l’agence Chine Evasion pour notre programme de demain.

Pas facile de téléphoner d’une cabine : certaines sont en panne, d’autres refusent obstinément de suivre les instructions affichées (en anglais, heureusement !), bref, après plusieurs essais infructueux, nous réussissons à joindre l’agence, non sur le poste fixe, mais sur le mobile.

scène de rue.

Pierre va voir ce qu’il peut faire et doit nous rappeler ce soir vers 19 heures.

Nous, nous partons visiter le palais d’Eté où nous allons passer la journée.

Visiblement, les jeux olympiques sont passés par là (comme dans toute la ville): certains bâtiments sont refaits à neuf. Tout est très propre.

Les massifs de fleurs : il y en a partout ! mais quand on s’approche, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de terre du tout : les fameux massifs sont, en fait, des fleurs en pots plastiques noirs serrés les uns contre les autres et déposés à même le sol…

Nous allons déjeuner d’une saucisse piquée sur un bâtonnet et d’un bol de nouilles lyophilisées.

Palais d'été.

Palais d'été.Palais d'été.

Dans un des jardins du Palais, un Chinois va nous offrir des haricots cuits à écosser : c’est très bon et comme il voit bien que nous apprécions, il va nous donner tout son paquet.

Vers 15 heures, le temps se couvre et nous rentrons à l’hôtel. Beaucoup de circulation.

Vu à Beijing !

Un conseil pour les propriétaires de chiens parisiens ou d’ailleurs !

Quand votre chien s’apprête à crotter, mettre un papier journal sur le sol, inviter le chien à s’y placer, attendre le résultat des courses, rouler le papier journal en boule et le jeter !

C’est plus facile que de ramasser à la main les excréments de votre animal familier !

A 19 heures 30, Pierre n’a toujours pas rappelé…Nous cherchons à le joindre sur son portable, mais sans succès : la journée de demain parait bien compromise !

scène de rue. Nous partons dîner (il est tard pour un Chinois qui dîne en général vers 18 heures 30).Palais d'été.

Sur notre chemin, nous rencontrons une Basque qui habite à Shanghai depuis 5 ans, Monsieur, qui y travaille, s’y plaît beaucoup. Elle s’y ennuie depuis 5 ans.

Nous visitons un supermarket : le dépôt des sacs à dos est obligatoire. Nous achetons de l’eau, des bonbons (à distribuer, pas à manger), et trois gâteaux blancs pour notre petit déjeuner du matin.

Le dîner se passe fort bien, la carte est en anglais (approximatif !) et nous dépensons 109 yuans à nous trois soit 10 euros par tête, ce qui est beaucoup !

Un problème au moment de le commande : lorsque Marie commande une soupe, la serveuse nous amène trois bols de soupe.

Ce problème de commande va nous poursuivre tout au long de notre périple : il semble que les Chinois ne puissent pas comprendre qu’à trois il puisse y avoir trois repas différents…nous sommes censés manger tous les trois la même chose, d’où des plâtrées…

Nous sortons une carte de la ville pour nous repérer par rapport aux tours de la Cloche et du Tambour que nous souhaitons visiter : aussitôt, un cycliste s’arrête pour nous demander si nous avons besoin d’aide, puis ce sera un commerçant…

C’est dire que contrairement à une idée toute faite qui était mienne, je le confesse, le Chinois est attentif aux étrangers…

Bref, nous prenons un taxi qui stationne devant l’hôtel : mais le chauffeur ne comprend pas où nous voulons aller ! Il fait appel à son dernier client, lequel ne comprend pas non plus mais qui a l’idée de téléphoner avec son portable à un ami qui parle anglais…Mais difficile d’expliquer par téléphone ce que nous voulons…Heureusement, notre Pékinois si aimable revient vers nous : il a compris où nous voulions aller…Nous voilà sauvés !

Le taxi va nous y conduire pour 10 yuans (ce qui est le montant de la prise en charge, laquelle est variable selon les villes, par exemple, c’est 6 yuans à Xi An).

Nous nous promenons donc dans le quartier des deux tours : il fait nuit, il est tard (22 heures passées), mais les boutiques de coiffeur sont encore ouvertes.

Nous retournons à l’hôtel, je vérifie auprès de la réception : pas d’appel téléphonique…

C’est à 23 heures 15, alors que je glisse doucement dans les bras de Morphée, que Pierre va appeler…Il n’a aucune possibilité à nous offrir, ni pour demain, ni pour après demain…Il me dit que ce sont les vacances et que tout est surbooké…Me suggère de prendre un taxi et m’indique un ordre de prix : 1.000 yuans pour la journée.

Vendredi 28/09/2007. Beijing.

Nous décidons de prendre notre petit déjeuner au bout de la rue perpendiculaire à notre hôtel dans un café qui loue des vélos : pour tout dire, c’est un café où nous pouvons prendre des petits déjeuners à la continentale…

Le triporteur...

Le vélo taxi...Le triporteur...Et forcément, le dépanneur !

Le patron de ce café (l’Alley Café) a tout compris : il offre une nourriture occidentale, loue des vélos, met à disposition l’Internet gratuit pour ses clients, est en cheville avec une agence de voyage…avec laquelle nous allons faire affaire : l’histoire est bouclée en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire…Demain matin rendez vous à l’hôtel pour un départ à 7 heures, destination : les tombeaux Qing et Simataï. Le tout pour 1.800 yuans, chauffeur et guide anglophone inclus.

Aujourd’hui, c’est la journée vélo ! Mais avant de partir à la conquête des couloirs à vélo (nombreux, larges, bien aménagés – il faut dire que les Chinois viennent du vélo pour aller vers l’automobile, mouvement inverse du nôtre qui revenons de l’auto vers le vélo-), nous décidons de nous promener dans le parc de la Colline de Charbon (il est interdit de fumer dans le parc !).

Le parc de la colline de charbon.

Beaucoup de monde dans ce parc et surtout des gens qui font leur gymnastique quotidienne au son d’un lecteur de K7.

Il règne une atmosphère de paix et de joie, loin des encombrements de la ville toute proche et de sa grisaille.

Si je dois choisir une image de Pékin et de ses rues, ce sera celle de cette jeune femme, d’une trentaine d’années, belle, heureuse, dansant avec son bébé qu’elle tient à bout de bras…La reine Marie...

La visite du parc se poursuit et nous escaladons la colline principale (108 mètres, s’il vous plaît !). Là, Marie va poser pour l’éternité, déguisée en impératrice : tout est bien si ce n’était les chaussures…

Puis, nous prenons nos vélos et partons au gré de notre humeur et du parcours suggéré par Lonely Planet…Facile de rouler en vélo dans les rues de Pékin : les pistes cyclables sont nombreuses et bien protégées ou bien respectées).

Visite de Hutongs (ruelles anciennes aux constructions basses, parfois rénovées, le plus souvent délabrées, insupportables quant aux conditions d’hygiène élémentaires…), achat d’une pâtisserie à un marchand ambulant, visite du temple du ciel, flânerie le long d’un lac…et nous reviendrons à notre hôtel la nuit tombée (bien sûr, les vélos de Pékin n’ont ni phare ni catadioptre mais les autres usagers de la route sont très attentifs aux vélos, même de nuit…).

Hutong de luxe...

Le temple du ciel, ça inspire !Le temple du ciel.Le temple du ciel.

Samedi 29/09/2007. Les tombeaux Qing et Simataï, où notre première rencontre avec la Grande Muraille !

Départ de l’hôtel à 7 heures du matin…le retour se fera à 19 heures 20 !

Notre guide est une toute jeune femme, parlant un bon anglais. Normalement, elle ne travaille pas le samedi.

Fille de paysans, elle aide financièrement ses parents qui ne pourraient pas s’en sortir sans elle, car ils ont dû emprunter pour qu’elle puisse faire ses études à l’université (anglais et civilisation américaine).

sur la route des tombeaux...

Les tombeaux.les tombeaux.les tombeaux.

Nous commençons par la visite des tombeaux Qing.

Et là, j’ai une grande surprise : je fais connaissance avec les toilettes à la Chinoise !

Une fois visité le tombeau de l’impératrice Cixi (haut lieu touristique), diligenté par une envie pressante, je me précipite vers les toilettes : l’endroit est très propre mais…il y a 5/6 trous alignés les uns à coté des autres, de 50 cm en 50 cm, creusés à même la terre, aucune cloison entre ceux ci, et un local est accroupi sur l’un de ces trous, pantalon baissé, regard absent, en pleine défécation ! C’est tout de même un spectacle étonnant !

Précision : de tout notre voyage, ce fut la seule toilette “communautaire” que j’aie rencontrée.

tombeau de l'impératrice.

tombeau de l'impératrice.tombeau de l'impératrice.tombeaiu de l'impératrice.

Déjeuner dans un restaurant, cher déjeuner (210 yuans à trois), celui de l’agence dont une des spécialités est le poulet aux champignons. Très vite, émergent de la cassolette les deux pattes maigres et griffues du volatile…

Puis visite du site de Simataï : c’est une porte d’accès, assez civilisée (téléphérique) à la Grande Muraille. Mais comme nous avons passablement traîné en route, nous n’aurons qu’un quart d’heure de circulation sur la Grande Muraille !

mais, si ! c'est la grande muraille, même qu'ils sont assis dessus !

La grande muraille.

Retour à Beijing, toujours beaucoup de circulation.

Nous réservons auprès du bagagiste de l’hôtel un taxi pour demain matin (notre avion décolle à 7 heures 20). Le bagagiste demande 250 yuans, nous refusons et finissons par transiger à 200 yuans. C’est du vol (si je puis dire, car il s’agit de prendre l’avion !) et nous le savons, mais comme nous devons partir à 5 heures du matin, nous ne nous voyons pas chercher un taxi à une heure aussi matinale.

Dimanche 30/09/2007. Beijing Dunhuang.

Nous sommes dans le hall de l’hôtel à 5 heures du matin. Nous récupérons nos cautions sauf Jean qui se voit retenir 13 yuans pour utilisation de la bouilloire mise à disposition dans chaque chambre (à moins qu’il ne s’agisse d’un ou deux sachets de thé).

Le taxi nous emmène rapidement à l’aéroport (à cette heure, pas beaucoup de circulation).

Comme nous voyageons (une fois n’est pas coutume !) en première classe, nous passons les contrôles de police dans une filière spécialement aménagée, loin des autres passagers…

Puis nous attendons, non dans la salle d’enregistrement, mais dans un lounge (salle d’allure tout à fait soviétique) réservée à la 1° classe, où nous pouvons déjeuner (café, thé Lipton, œufs, plats locaux…) et même utiliser Internet.

Vient l’heure de l’embarquement : nous sommes conduits directement à l’avion par un minibus à 4 passagers dont nous 3.

Il n’y a que 8 places en première dans cet avion, comble par ailleurs : présence de groupes, comme le Chinese Culture Club, et d’américains portant fièrement le pins d’Harvard.

Rien ne nous permet de déceler la présence de l’armée populaire chinoise (ou alors ce serait vraiment des anciens combattants…), comme le prétendait l’agence de voyage…

Arrivée sous une pluie légère.

La ville est neuve et tirée au cordeau.

Notre hôtel est majestueux mais tout à fait dans le style soviétique (en tout cas, pour ce qui concerne le hall d’accueil, immense et froid).

La pluie, la pluie : c’est ce qui explique que les grottes (nous sommes venus de Beijing exprès pour les visiter) soient fermées au public.

Reste à espérer une accalmie pour demain !

Donc, nous avons à tuer le temps (celui d’une après midi)…

Déjeuner (très long, mais ce n’est pas grave, 52 yuans à 3), rencontre d’un couple de Français, 66 ans chacun, qui se balade en Chine depuis déjà quelques semaines et qui nous font part de leurs expériences.

le gardien du parking.

restaurant de rue.un écolier avec son tabouret !une partie de dominos.

Visite du musée, poussiéreux…Une seule salle en chinois/anglais, les autres exclusivement en chinois.

Visite du marché, bien pourvu en produits de toute sorte.

C’est l’heure de la sortie de l’école (nous sommes dimanche 17 heures…) et les gamins, cartable au dos, rentrent chez eux avec leur tabouret de plastique à la main…une rentrée d'école ou le transport scolaire.

Court retour à l’hôtel, la pluie a enfin cessé (qu’en sera-t-il demain ?).

Jean se fait cirer les chaussures et bien sûr, contestation au moment de payer (nous avons eu le tort, et ce ne sera pas la dernière fois) de ne pas demander au préalable le coût du service…

Dîner dans le marché dans une petite boutique très propre où l’on mange à la vue des passants (certains nous font des petits signes amicaux de la main).

Balade dans la rue avant de rentrer à l’hôtel, Marie va se faire masser les pieds (pour 70 yuans), il est neuf heures quand elle y entre, et dix quand elle en sort, soit une ½ heure par pied !

Lundi 01/10/2007. Dunhuang et ses grottes !

Le tapis de l’ascenseur est changé tous les jours et il est “daté” : ce qui permet de savoir immédiatement quel jour on est…

Miracle ! Il ne pleut pas!

Donc, ce matin, visite des grottes de Mogao.

Nous nous y rendons en taxi, il nous reprendra vers midi.

Nous rencontrons sur place un charmant jeune couple de Français, kinés tous les deux et qui ont tout quitté (c’est-à-dire tout vendu) pour s’offrir un voyage autour du monde, d’un an ou plus si affinité…Ils partent du principe (pas faux!) qu’ils devront travailler jusqu’à 75 ans avant de pouvoir partir à la retraite, donc autant profiter maintenant de ce temps de jeunesse (ils ont 26 et 21 ans) pour voyager.

Cela fait près de 9 mois qu’ils circulent (ils s’arrêtent de temps en temps pour exercer leur métier et se remplir les poches avant de repartir). Et elle a bien besoin de fromage, de pain frais et de vin (du Médoc de préférence !).

Nous allons être 5 pour faire la visite des grottes avec une guide francophone, tout à fait intelligible. La visite ne peut se faire qu’avec un guide et les photos sont interdites.

De retour à Dunhuang, nous déjeunons de délicieux raviolis, rue Shichang Xiang.

Puis taxi à nouveau, pour les grottes aux mille Bouddhas. Visite décevante, car peu de grottes ouvertes sauf à accepter de payer directement au gardien un surcoût déraisonnable à nos yeux.

Il nous demande 200 yuans et nous n’avons pas le réflexe de discuter de la somme (nous ne sommes sur le territoire que depuis peu…).

Sur le chemin du retour, nous demandons au chauffeur de nous arrêter dans la vieille ville de Dunhuang (reconstituée), c’est un décor de cinéma et il a d’ailleurs servi comme tel !

Nous filons voir la dune (120 yuans de droit d’entrée, c’est trop cher pour voir une dune de sable reconvertie en parc d’attractions avec ULM, chameaux, petit train…).

scène de rue.

Nous décidons d’aller boire un verre à une guest house toute proche. Le patron nous accueille chaleureusement et va nous offrir une grappe de raisin sans pépin à la peau très fine (délicieuse).

Puis, à 18 heures 30, nous retrouvons notre taxi pour un retour en ville.

Notre dîner va être un désastre au point de vue prix : nous le prenons dans le marché de nuit et nous nous faisons plumer en beauté, mais comme nous n’avons pas demandé avant de nous asseoir les prix, nous payons la somme pharamineuse (toutes choses étant égales par ailleurs) de 150 yuans pour trois fois rien !

Achat d’un sachet d’abricots séchés (avec leur amande, c’est très bon) pour 30 yuans (la vendeuse en voulait 40).

le désert.

Au lieu de me rendre la monnaie sur le billet de 50 yuans que je lui donne, elle me tend un deuxième paquet…

Je décide d’ailler faire un tour du côté de la maison du pied et je m’y fait masser.un marchand d'épices.

Instruit par l’expérience de notre dîner, je discute du prix demandé et accepte à 60 yuans.

J’entre dans une petite salle à quatre fauteuils, genre fauteuil première classe avion, où je me retrouve seul avec 008, ma masseuse, toute jeune, aux joues bien roses, mais pas frêle pour un sou ! Il y a même la télé, mais je ne demande pas à ce qu’elle soit allumée.

En fait, il n’y a pas que les pieds qui sont en cause dans cette histoire : il y aussi les doigts des mains, les bras, les mollets, le cou et le dos.

Bref, une heure qui fait du bien !

La suite des tribulations en Chine à Xi’An

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