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L’usage du monde de Nicolas Bouvier : livre culte pour voyageurs curieux

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L’usage du monde de Nicolas Bouvier est un livre culte pour les voyageurs curieux, les amateurs d’horizons inconnus ou méconnus, les routards qui aiment le nomadisme, les rencontres et la désorganisation pour sortir des sentiers battus du tourisme de masse… Quand Nicolas Bouvier et Thierry Vernet, deux bourlingueurs devenus inséparables, traduisent leurs voyages en mot, cela donne L’Usage du monde… Acuité, style, humour et tendresse dans des récits de voyage qui mènent des Balkans jusqu’au coeur de l’Asie centrale…

usage du monde nicolas bouvierL’usage du monde de Nicolas Bouvier? Attention livre culte.

Culte pour tous ceux qui aiment voyager hors des sentiers battus et rebattus.

Pour ceux qui aiment sillonner sans ciller des pays peu touristiques mais d’une richesse humaine incommensurable.
Pour tous ceux qui voyagent désorganisés. Adeptes des agences de voyages, tour operator et autres avatars du tourisme de masse, attention ce livre peut vous ouvrir des horizons et des destinations inconnus, très dangereux en cas d’abus et d’accoutumance.

Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à se prouver qu’il se suffit à lui-même.
On est persuadé de commencer un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, vous déroute, vous révèle aussi !

Voilà il s’agit du récit, d’une lente et heureuse dérive au début des années cinquante (1953-54) entre Genève et le Khyber Pass (Afghanistan).
Récit de l’écrivain helvète Nicolas Bouvier, accompagné durant la grande majorité du parcours par le peintre Thierry Vernet (qui illustre de ses croquis, l’édition que je possède).


 «S’éblouir de tout dans le grand vent…» : Chacun son voyage


 

Nicolas Bouvier n’indique aucunement une marche à suivre, un manuel du parfait voyageur, chacun se fait son voyage et en ce sens le titre : “L’usage du monde” est parfait … user non pas au sens d’abuser, abimer mais au sens premier d’utiliser, la démonstration parfaite d’un usager du monde, à la manière de Victor Hugo, d’Alexandra David-Neil, Théodore Monod, et bien d’autres encore bien évidemment …

Il ne s’agit pas de visiter tel pays en un nombre de jours préalablement déterminé, puis sauter dans un avion de ligne et se retrouver moins d’une journée plus tard au point opposé sur la Planète Terre.
Dans “L’usage du monde”, tous les moyens de locomotion locaux sont utiles : que ce soit en voiture, que nos 2 “usagers” rafistolent au mieux et avec succès à chaque panne, à dos de mulets (lorsque la voiture fera défaut), en camion (celui-ci surchargé de sa charge marchande et humaine) escaladant par miracle de hauts sommets sur des routes aléatoires mais toujours vaincues, en autobus qui oublie parfois ses passagers fortuitement pour s’alléger, en pétrolette de fortune pour traverser des rivières bourbeuses mais jamais désespérantes, le désespoir ne trouve pas sa cause dans ce voyage, on s’en sort toujours!

 l'usage du monde nicolas bouvier

Nos voyageurs avaient aussi ce flegme, qui n’est qu’une forme de résistance, si nécessaire à la vie du voyage où les exaltés, les irascibles finissent toujours par se briser contre l’image qu’ils se font d’eux-mêmes. Car les rencontres se font évidemment, le voyage n’a ni frontière, ni nationalité, on est voyageur dès que l’on a pris la route mais parfois on oublie son objet.

D’ordinaire, la quarantaine venant, le vagabondage planétaire se désenchante et s’assombrit. La lassitude guète.
Les années s’ajoutent et le voyage tourne à la fuite et l’aventure, vidée de son contenu, se prolonge à coup d’expédients sans entrain. En voyageant, on s’aperçoit que si les voyages forment la jeunesse, ils la font terriblement passer aussi.

 

Nous traversons grâce à nos deux voyageurs : la Yougoslavie, la Turquie, la Roumanie, la Macédoine, l’Albanie, l’Anatolie, l’Arménistan, l’Iran, l’Irak, l’Afghanistan, … je vous laisse découvrir à travers la lecture si ce n’est du voyage à quoi ressemblaient (ressemblent encore ?) ces pays…

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Pour conclure, je dirais que finalement, ce qui constitue, l’ossature de l’existence, ce n’est ni la famille, ni la carrière, ni l’apparence voulue ou adoptée face aux autres, mais quelques instants de cette nature, de cette terre qui lorsqu’elle le veut bien distribue avec parcimonie ses trésors … à la mesure de notre générosité à vouloir en être des usagers respectueux …

L’usage du monde
Auteur : Nicolas Bouvier
Petite Bibliothèque Voyageurs
Langue: Français – 415p -10,64€
Editeur : Payot;
Édition : Petite bibliothèque 
ISBN-10: 222889401X
ISBN-13: 978-2228894012  
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