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Les Roumains et la bière ; une histoire d’amour

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Les Roumains aiment la bière. Pourtant, les chiffres des ventes et de la consommation de bière en Roumanie affichent un recul important de plus de 10%. Analyse économique du rapport des roumains à la bière…

 

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Les ventes de bière sur le marché roumain ont reculé jusqu’à 8 millions d’hectolitres, soit une baisse de 11% durant la première moitié de l’année 2010, par rapport à la même période de l’année dernière, a fait savoir l’Association des brasseurs de Roumanie. Cette dernière réunit trois filiales des compagnies mondiales Heineken, SAB Miller et Carlsberg, auxquelles s’associent Bergenbier, une société détenue par le fonds d’investissements CVC Capital Partners ainsi que le brasseur local Romaqua Group.

Shachar Shaine, président de United Romanian Breweries Bereprod, filiale du groupe Carlsberg en Roumanie, estimait dans une interview au quotidien Ziarul Financiar que les baisses enregistrées sur le marché ont été moins importantes que celle de la première moitié de l’année précédente.

En 2009, les ventes de bière sur le marché local se sont élevées à 17 millions 600 mille hectolitres, soit 13% en moins par rapport à 2008, leur montant dépassant un milliard d’euros. Par conséquent, la consommation de bière par habitant a chuté de 93 litres en 2008 à 81 litres en 2009.
Jan Derck van Karnebeck est président de l’Association des Brasseurs de Roumanie et de la compagnie Heineken Roumanie :
« La baisse est le résultat de la crise économique qui a également affecté l’industrie de la bière. Certes, cela a entraîné aussi un recul de la consommation par habitant. L’industrie de la bière se retrouve au niveau enregistré en 2006. On ne saurait en être satisfaits, mais c’est là le résultat logique d’un climat, et je me réfère à l’année 2009, où les défis n’ont fait pas défaut et où les consommateurs ont restreint leurs dépenses. La bonne nouvelle, c’est que les importations ont régressé alors que les exportations ont augmenté, voire dépassé les importations. Cela témoigne d’une meilleure qualité de la bière en Roumanie qui s’est traduite par une diminution des importations ».

En effet, les importations ont passé entre 2008 et 2009 de 0,5 millions à 0,17 millions d’hectolitres, alors que les exportations ont progressé, durant la même période, de 0,06 millions d’hectolitres à près de 0,17 millions. La bière emballée dans des bouteilles en plastique a eu, avec 46,7%, la part de marché la plus importante. Viennent ensuite la bière en bouteille, avec 35,5%, la bière en cannette, avec 14,8% et la bière pression avec 3,2%. Les investissements faits par les 5 membres de l’Association des brasseurs de Roumanie se sont montés en 2009 à 105 millions d’euros. Jan Derck van Karnebeck revient au micro :
« Nous continuons à faire des investissements importants. Il s’agit d’investissements dans les fabriques qui ont besoin d’être modernisées afin d’améliorer la qualité, ainsi que dans l’augmentation des capacités de production. Il y a ensuite les investissements sur les débouchés, plus précisément dans des réfrigérateurs. Tous ces investissements donc se sont poursuivis en 2009. Je crois que l’industrie de la bière montre qu’à long terme elle réussit. La récession sera terminée un beau jour et nous sommes convaincus que la fin de la crise trouvera l’industrie roumaine de la bière dans une position confortable ».

Le président de United Romanian Breweries, Shachar Shaine, évoque dans ce qui suit les autres caractéristiques du marché local de la bière :
«Le marché de la bière figure parmi les plus compétitifs de Roumanie. Il n’est pas contrôlé par un seul fabricant qui en détienne plus de 30 – 40%. En Roumanie il y a 6 brasseurs qui représentent plus de 90% de la consommation. On ne saurait oublier les autres petits brasseurs locaux. C’est un marché représentatif pour les multinationales commes les 4 réunies au sein de notre association. La publicité dans ce domaine est très active, le domaine est à 100% privé. C’est grâce à tous ces facteurs que nous avons une contribution importante vis-à-vis de l’Etat roumain, vu entre autres les accises et la TVA que nous payons».

La chute des ventes a bien évidemment entraîné des restructurations. Le quotidien Ziarul Financiar notait récemment que le nombre de brasseries est passé entre 1994 et 2010 de 125 à moins d’une vingtaine. Près de 520 salariés de ce marché ont été licenciés entre 2009 et 2010, suite à la fermeture de 5 fabriques importantes, dont celles de Haţeg, rachetée par Heineken, d’Azuga, propriété d’Ursus Breweries, et de Blaj, appartenant à Bergenbier Roumanie, étaient de grandes dimensions.

En 2009, c’est Ursus Breweries qui a eu la part du marché la plus importante, point de vue des ventes. Notons qu’Ursus Breweries est la filiale en Roumanie du groupe international SAB Miller et qu’elle détient 4 brasseries. Les positions suivantes sont occupées dans l’ordre par Heineken Roumanie, Bergenbier, ainsi que par United Romanian Breweries Bereprod.

(Aut. Cristian Mihu ; trad : Alexandra Pop)



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