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L’Islande à travers ses écrivains ; voyage littéraire en Islande (Littérature islandaise)

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Découvrez l’Islande à travers la littérature islandaise, ses écrivains et leurs romans, qui invitent à un voyage littéraire en Islande, au fil des mots de Haldör Laxness, Gunnar Gunnarsson, Steinum Sigurdardottir ou encore Vigdis Grimsdottir…

Littérature islandaise : Lectures glacées mais pas glaciales

                                         

islande vieux village

Quittons maintenant le continent américain pour rejoindre la vieille Europe en réservant notre première étape à  l’Islande, ce morceau du continent qui semble parti à la conquête des terres de l’Ouest et qui a certainement, aussi, servi d’étape aux Vikings qui ont poussé leurs expéditions jusqu’en terres qu’on ne désignait pas encore comme américaines. L’occasion de découvrir la  littérature islandaise, des œuvres souvent sombres inspirées par un climat qui confine les êtres dans des espaces clos, par la religion qui incline à la culpabilité et par l’insularité qui limite les échanges. Mais, pour montrer qu’il ne faut pas généraliser, j’ai choisi Gunnar Gunnarsson comme hôte pour notre séjour et une petite fable très fraîche que j’ai lue dans l’avion au retour d’un voyage dans des îles ensoleillées pour me préparer au choc
climatique qui m’attendait en France. Et, pour meubler cette étape, je vous présenterai trois auteurs qui couvrent la presque totalité du siècle écoulé en commençant par le Prix Nobel local, Haldör Laxness, et en suivant avec deux femmes de lettres reconnues dans leur île et au-delà : Steinum Sigurdardottir et Vigdis Grimsdottir.

 


Le Berger de l’avent de Gunnar Gunnarsson


Une nouvelle ? Un peu ! Une fable ? Probablement ! Un conte de Noël ? Certainement ! En tout cas, une bien belle petite histoire que celle de Benedikt, ce brave et simple berger islandais qui, comme chaque année, à l’époque de l’Avent, part dans le froid, la neige et le blizzard à la recherche des moutons égarés qui n’ont pas rejoint le troupeau avant l’arrivée de l’hiver. Mais pour son vingt-septième périple après ses vingt-sept ans, son voyage prend une tournure plus difficile encore qu’à l’accoutumée mais il ne reculera pas pour autant devant les obstacles pour accomplir la mission qu’il s’est fixée en compagnie de ses fidèles acolytes, son bélier et son chien.

Et, c’est une forme de crèche qu’il reconstitue avec son bélier pour bœuf, son chien pour âne et les moutons qu’il récupère pour aller à la rencontre de celui qui pourrait un jour devenir leur guide comme un nouveau Christ en ce monde.

Un beau conte de l’Avent où religion et paganisme, croyance et tradition se mêlent en une douce harmonie car si Dieu préside aux cieux et à la destinée, la nature et ses éléments déchaînés imposent le respect et fixent la véritable valeur des hommes qui savent les défier avec courage et humilité.

Une fable aussi qui nous rappelle que les plus faibles et les plus fragiles ont, eux aussi, leur place dans le grand troupeau de l’humanité et que les vrais héros sont souvent les plus obscurs et les plus  humbles.

En savoir plus sur Gunnar Gunnarsson… (1889 – 1975)


Station atomique d’Haldör Laxness


 

Laxness (1902 – 1998) est sans conteste possible, l’écrivain le plus célèbre d’Islande et son talent et sa production prolifique, 60
livres au moins, lui ont valu le Prix Nobel de littérature en 1955. Dans « Station atomique », il emprunte le chemin de la polémique et de la lutte sociale pour s’élever contre l’installation d’une base atomique en Islande et stigmatiser tous ceux qui ont largement profité de « l’américanisation » de l’île en exploitant la crédulité du reste de la population. Un livre aussi pour défendre la spécificité de la culture islandaise face à la standardisation importée par les faiseurs d’argent.  


Le voleur de vie – Steinum Sigurdardottir


 

Le voleur de vie, c’est l’histoire d’Alda une aristocrate cruelle et solitaire qui tombe amoureuse d’un homme marié et plus jeune qu’elle. Un amour impossible dont elle ne sait pas, elle ne peut pas sortir. Steinum (1950 -….) dit elle-même : « elle a toujours tout contrôlé dans sa vie mais elle est rejetée malgré tout. C’est la peur la plus profonde : la peur d’être rejetée par l’être aimé. » Ce livre mêle texte et poèmes et a été porté au cinéma.  


Je m’appelle Isbjörg. Je suis lion de Vigdis Grimsdottir 


 

Isbjörg est en prison, elle a commis un meurtre et elle raconte son histoire à son avocat qu’elle entraîne dans son
monde qui comporte ses souvenirs mais aussi ses rêves et ses fantasmes. Il est bien difficile de comprendre l’histoire réelle de cette fille, mais son monologue dessine progressivement son univers et son implacable descente aux enfers où la folie, la mort et la sexualité cohabitent en un cocktail explosif. Mais, toujours elle voudra rester la plus forte car elle est « lion ».

Denis BILLAMBOZ

 

billamboz

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