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Paris-Saïgon, 16 000 km en 2 CV dans l’esprit de Larigaudie (Cortès et Flichy)

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paris-saïgonDans la lignée de la « Croisière Jaune » et dans l’esprit des routards des années 60/70, Edouard Cortès et Jean Baptiste Flichy décident de rallier Paris à Saïgon en 2 CV en se lançant sur les traces de leurs illustres prédécesseurs, Guy de Larigaudie et Roger Drapier qui furent les premiers à réussir pareil exploit en 1938. Il semble que de nos jours ce périple automobile soit tout aussi difficile. Il leur a fallu franchir 16 000 km de routes et de pistes à travers 15 pays plus ou moins accueillants. Un voyage de six mois qui vira à l’épopée. En Roumanie, ils décident de découper le toit de la 2CV pour la transformer en décapotable, histoire de se retrouver plus près des gens et des éléments… A Kaboul, ils cassent le châssis et sauvent leur aventure en en récupérant un coulé dans le béton d’un mur depuis plus de trente ans ! La frontière du Myanmar (Birmanie) leur est irrémédiablement fermée. Alors ils font embarquer la vaillante deuche sur un cargo et prennent l’avion pour « sauter » ce pays particulièrement inhospitalier. Au Cambodge, suite à un accident, l’arbre de direction et l’axe des roues faussé, ils doivent rouler sans pouvoir tourner à gauche. Qu’importe, ils termineront en roulant en crabe et en forçant les deux dernières frontières…
Un livre passionnant dans l’esprit de ceux d’Ella Maillard ou de Nicolas Bouvier qui prouve que l’aventure sans moyens pharamineux est encore possible aujourd’hui. Que de contacts chaleureux, amicaux, mais aussi que de tribulations, pannes et ennuis de toutes sortes au cours de ce long périple. Ce livre tient plus de la transcription de carnet de route que du véritable récit de voyage bien retravaillé. Il est un peu dommage que certains pays, comme ceux d’Europe et même la Turquie soient évoqués de manière très superficielle et que le style soit si peu soigné que répétitions et lourdeurs y foisonnent. Néanmoins, on y trouve quelques belles réflexions ou citations telles que : « Lorsque les dieux meurent et que les systèmes de valeur s’écroulent, l’homme ne trouve qu’une chose : son corps. La drogue, le sexe, la violence sont des substituts naturels à la disparition des dieux. » (Malraux)
« Tu t’étonnes d’avoir voyagé si loin, d’avoir tant varié les itinéraires, sans avoir dissipé la tristesse et la douleur de ton cœur : c’est l’âme qu’il te faut changer, non pas le climat. » (Sénèque



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