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Pourquoi aller en Arménie lors de vos prochaines vacances?

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Pourquoi aller en Arménie? Si la question est posée, c’est surtout parce que ce petit pays du Caucase reste une destination confidentielle, qui a longtemps été une terre réservée à un tourisme haut de gamme très limité. Pourtant, les raisons ne manquent pas. Des patrimoines méconnus répondant aux attentes des voyageurs curieux et exigeants, un peuple chaleureux témoignant d’un sens de l’accueil rare, une cuisine condensant plusieurs influences orientales, des infrastructures pour les hébergements et les transports qui répondent s’améliorent d’année en année, tout est réuni pour faire de l’Arménie une destination originale et mystérieuse.

Aller en Arménie : un choix atypique

L’Arménie n’est pas forcément la destination à laquelle on pense spontanément pour passer ses vacances. Longtemps assez fermé, l’Arménie apparaissait comme un pays associé dans l’imaginaire aux diverses tragédies qui l’ont frappé, entre le XIXème et le XXème siècle à l’instar du génocide arménien perpétré par les Turcs à partir de 1915, ou du séisme de 1988 qui a dévasté la région de Sipak. Pourtant, aujourd’hui, l’Arménie a entamé sa marche vers la modernité notamment à travers l’évolution de sa capitale Erevan. Cette ancienne république de l’URSS n’est indépendante que depuis 1991 et a connu depuis quelques épisodes agités. Les frontières avec la Turquie n’ont pas été réouverte avant 2005, tandis que l’Arménie s’est opposée à l’Azerbaidjan sur la question de l’enclave du  Haut-Karabagh pour laquelle aucune solution n’a été trouvée. Il n’empêche que le pays s’est enfin stabilisé sur le plan politique, ce qui aide à l’aborder de façon plus apaisée. 

Une nature dominée par les montagnes du Caucase

Soucieuse de préserver son riche héritage culturel, religieux et historique, l’Arménie a su tourner la page des épreuves douloureuses pour offrir aux touristes une expérience passionnante entre la découverte des monastères anciens, des églises à l’ambiance intimiste dont le seul éclairage est assuré par les bougies, de  forteresses imposantes protégées par de hautes murailles, sans oublier les villages et les paysages de montagne impressionnants. La chaîne de l’Aragats qui se distingue avec ses 4 pics et culmine à plus de 4000 mètres, en met plein la vue aux voyageurs. Ici, les bergers yézidis gardent leurs troupeaux qui paissent tranquillement dans les plaines. Les tentes identifient le territoire de ces nomades. Dans cette région du trône d’Ara riche de multiples sites historiques, la belle citadelle d’Amberd est incontournable.

Si vous aimez la nature, la région de Dilijan a aussi des airs de “Petite Suisse du Caucase” comme le confirme son surnom. Les monts sont façonnés par le trajet des gorges capricieuses, les vallées et les forêts de chênes révèlent une verdeur qui contraste avec l’aridité des massifs que l’on croise ailleurs dans le pays. Ici, les petits villages dominent et rappellent le fort caractère rural et authentique de l’Arménie. Quant au lac de Sevan, il trouble par le spectacle de ses eaux qui semblent changer de couleur au cours d’une même journée. Sur le bord de ses rives, on croise, interpelé, de multiples stèles et croix.

Des monastères exceptionnels

L’Arménie est solidement ancrée dans une foi chrétienne depuis l’an 301. Elle est donc parsemée d’un bout à l’autre par des monastères aux airs de sanctuaires bâtis dans la roche et caractérisés par leurs entrelacs et leurs khatchkars, c’est-à-dire des croix sculptées. Même si vous n’êtes pas croyant, vous devriez être touché par la beauté et l’ambiance de chaque monastère qui sont pour certains classés au patrimoine de l’Unesco comme le Monastère de Sanahin, le Monastère d’Haghpat daté du Xème siècle, ou encore le Monastère de Geghard perché dans un canyon ou celui de Tatev fièrement dressé sur un éperon rocheux et dont le seul cadre justifie le voyage.monastere Doravank Arménie khachkars

Dans l’Arménie intérieure, Sissian réserve un autre visage qu’Erevan. Ici ce n’est pas la beauté de la ville qui touche, mais bien les gens qui sont souriants et hospitaliers comme nulle part ailleurs.

 

Erevan, une capitale marquée par l’empreinte soviétique

Erevan est bien sûr le point de départ logique compte tenu qu’il est probable que vous y atterrissiez avant d’explorer les perles du pays. Enserrée entre des collines terreuses, Erevan a des airs de capitale encore profondément marquée par son passé soviétique que ce soit au niveau de son architecture ou de son organisation. Elle a néanmoins depuis 20 ans beaucoup évolué et s’est dotée d’infrastructures plus modernes, de multiples statues, de quelques fontaines et des espaces verts qui apportent une petite bouffée d’oxygène entre ses immeubles massifs.

Erevan fontaine et espace vert

Les chantiers sont nombreux, les grues pointent partout dans le ciel de Yerevan et cette grosse ville semble en permanent mouvement quand on observe les quartiers neufs en construction, les statues et les monuments venus contraster avec les vestiges de l’URSS.

Yerevan à la tombée du jour

Quelles précautions en Arménie?

90% du territoire arménien est situé à une altitude supérieure à 1000 mètres et les hauts plateaux somptueux dépassent les 1900 mètres. Autant dire qu’il vaut mieux éviter d’aller en Arménie si vous souffrez de maladies cardiaques ou de problèmes respiratoires d’autant que certaines zones sont reculées et manquent d’infrastructures médicales.

Reconnaissons le aussi, le climat montagnard, sec et rude dans certaines régions oblige à des préparatifs en amont. Le Lori, le Tavush et le Syunik sont les régions les plus verdoyantes et bénéficiant d’un climat plus clément, ce qui justifie qu’elles fassent partie de la plupart des circuits proposés par les agences ou soient retenus par presque tous les voyageurs itinérants.

Côté santé, prévoyez les vaccins universels (DTCP, hépatite B) ; hépatite A et fièvre typhoide ; éventuellement, méningites à méningocoque A et C et la rage.

 

 

Quand aller en Arménie?


Le printemps à partir de fin avril début mai jusqu’à mi juin reste souvent la saison privilégiée des touristes car les paysages sont très fleuris et colorés. Mais cette saison comme souvent en Europe s’avère instable en terme de climat et peut être très pluvieuse. Le mieux est d‘éviter l’été, qui est très chaud pour ne pas dire parfois caniculaire surtout dans la région d’Erevan. Le nord est un peu épargné par les températures dépassant les 40°c ; il serait dommage de se cantonner à une région à cause de la météo. En revanche, le mois de septembre et éventuellement le début du mois d’octobre ont l’avantage de garantir un climat plus tempéré et stable. La douceur est donc au rendez-vous et s’apprécie d’autant plus que l’automne et l’hiver sont rudes et souvent glaciaux.


Comment aller en Arménie?


Il suffit d’un passeport disposant d’au moins trois mois de validité pour aller en Arménie. Seuls les séjours touristiques ou professionnels dépassant trois mois exigent un visa. Comptez environ 5h en vol direct depuis Paris pour rejoindre Erevan.

Certes, un voyage en itinérant reste sûrement la meilleure manière d’évoluer en liberté dans le pays si vous êtes déjà un voyageur expérimenté. Mais le plus pratique est d’opter pour un circuit organisé avec une agence réceptive qui est experte du pays. Mieux encore l’autotour permet de conjuguer les aspirations de liberté qu’on a dans le voyage itinérant tout en confiant les préparatifs à une agence locale et spécialiste de l’Arménie, avec laquelle vous pourrez créer un voyage plus personnalisé en fonction de vos envies et de vos goûts.

Pour en savoir plus :




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