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En route vers Timisoara dans le Banat en Roumanie

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Timisoara

Timisoara est la principale ville de la Roumanie Occidentale… Une ville industrielle, tristement connue pour avoir joué un rôle important dans le soulèvement de la révolution roumaine, d’après les médias… En vacances en Roumanie, nous nous laissons porter vers Timisoara…

Sur la route qui nous mène de la grande Plaine de Hongrie à Békéscsaba vers Timisoara d’où nous rejoindrons Belgrade en Serbie, les images étranges, déroutantes, la pauvreté et l’extrême précarité se succèdent… Visiter Timisoara apporte un tout autre éclairage sur une Roumanie contrastée, partagée entre des campagnes et des villes aux aspirations  et aux destins souvent opposés…

Dans le guide tourisme Roumanie, découvrons Timisoara dans la région du Banat.

Timisoara est souvent dans les mémoires la ville qui souleva la Révolution de 1989 ; cette impulsion qui en quelques jours fit chuter la dictature du Conducator, Nicolae Ceausescu, surnommé le “génie des Carpates”.  S’il est apparu par la suite que les fameux charniers évoqués par les médias dans la hâte des événements n’étaient que mensonges, il n’empêche que le sort du communisme en Roumanie au moins de décembre 1989 (quelques mois après la chute du mur de Berlin), s’est en grande partie joué à Timisoara. Avec ses 330 000 habitants, Timisoara est la capitale de la Roumanie Occidentale, une zone qui tant bien que mal reste plus aisée que la Roumanie du Nord qui souffre encore de la très grande pauvreté , un peu comme celle que l’on imagine parfois avec quelques préjugés dans tous les pays du Tiers-Monde où l’on vit avec moins d’1€ par jour pour 5 ou 6 personnes.

Pour parvenir à Timisoara et à la région du Banat, vous rentrerez probablement par la frontière serbe ou par la frontière hongroise de Szegsed à 200 km (comptez 3h30 par la route, car les routes roumaines sont remplies de trous et sont difficiles à pratiquer). Vous passerez par la belle Arad au charme évident, mais aussi par la campagne, si authentique et chaleureuse malgré le fatalisme de la situation de ses habitants. Sur ces terres, la vie défile au rythme du quotidien le plus précaire, une absence totale de confort, voire d’électricité et d’eau courante.

Sur les routes et dans les champs, on retrouve encore les calèches qui remplacent les voitures et sont transformées en transports en communs pour les villageois, les chevaux tirés à la charrue qui servent de “tracteurs”, les rues qui faute d’être pavées dans les villages sont de simples chemins de terre boueux à la première pluie et très vite impraticables soumises à tous les aléas climatiques ou à la moindre inondation. Les impressions que certains qualifieraient de bucoliques se détachent : les oies, les vaches, les moutons circulent partout en liberté au bord de la route, comme les habitants qui se déplacent à pied d’un village à l’autre pour faire du commerce, y compris la nuit.

La majorité des enfants quand ils ne vont pas à l’école du coin, à peine improvisée ou qu’ils ne jouent pas, sont chargés de transporter l’eau potable à coup de seaux d’eau à bout de bras ou de travailler aux champs ou à des travaux domestiques harassants et nombreux. Souvent vêtus à la bonne fortune, certains garçonnets portent même des robes ; peut-être celles de leurs soeurs et se promènent pieds nus, insensibles à la douleur des ampoules. Pourtant, personne ne se plaint, tout le monde nous regarde, nous salue, nous sourit avec des yeux vifs et brillants, mêlés de convivialité et de fatalité, comme si nous étions l’attraction de la journée, à l’instar de chaque voiture qui circule et qui ponctue la vie des vieilles dames, toutes de noir vêtues, qui attendent qu’un lambda s’arrête pour leur acheter un chou ou une tomate pour une misère, quelques lei! Rares sont les voitures étrangères sur la route, nous sommes perçus avec une  bienveillance mélangée à de la curiosité mais aussi à une certaine appréhension que l’absence de langage commun ne peut expliquer à elle seule. Nous sommes en 1998, près de dix ans après la Révolution… Dans cette campagne loin de tout,  on vit en autarcie, mange sa production comme dans beaucoup d’autres pays d’Europe de l’Est.

Après cette longue route riche de rencontres, Timisoara s’affiche… La ville est grande mais à taille humaine et facilement circulable. Partout c’est une invasion de R12, la voiture nationale pour tous ceux qui ont la chance de s’offrir le luxe d’un transport individuel. Bien sûr, certains commencent à goûter aux plaisirs des voitures de “luxe” notamment françaises, mais cela reste le fait d’une minorité. Timisoara est une ville qui n’est pas à proprement parler belle, mais qui a beaucoup de charme. Les premières traces de la ville remontent aux documents de l’Empereur Basile II où l’on fait mention de Timisoara en 1019, mais il semblerait que dès 1010, la ville fut annexée au royaume de Hongrie.

Timisoara souffre de son image de ville industrielle, laide à ses abords, mais elle propose un cadre inattendu, plutôt très agréable, dynamique et convivial, en raison de son université très importante qui anime la ville …

Vous pourrez découvrir 4 grands monuments : la cathédrale Orthodoxe, la Cathédrale catholique juste à côté, la grande place de la Victoire qui est l’attraction majeure, le rectorat de l’université ancienne “Polytechnique” et le Château Huniade (en Français) qui abrite un musée. Incontournables pour ceux qui aiment les arts, l’opéra, les théâtres qui témoignent des influences allemandes et hongroises qui restent très fortes en Roumanie.

Timisoara est donc une cité à la vue culturelle très animée, puisqu’on compte un très grand musée “Banatului” avec des sections sur l’histoire, l’art, l’ethnographie roumaine, mais aussi un opéra et pas moins de 4 théâtre, le Théâtre national, le Théâtre “allemand”, le Théâtre Magyar et le Théâtre “Merlin”…

Enfin des maisons anciennes et typiques vous ouvrent les portes de musées où vous découvrirez l’histoire et l’ethnographie de la région. La ville se prête aux promenades également grâce aux berges bien entretenues du canal de la Bega et quelques jardins qui permettent de se détendre!

Timisoara est une ville industrielle, mais aussi universitaire avec un complexe nommé université de Vest et sa célèbre université Polytechnique qui forme nombre d’ingénieurs dans le pays ! C’est aussi une ville très dynamique avec pas mal de commerces et de circulation.

Ecrit en 2001



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A propos de l'auteur

Voyageuse dès le berceau, je nourris un amour viscéral pour les pays d'Europe centrale et orientale, avec une prédilection pour les Balkans (notamment l'Ex-Yougoslavie...). Dans ces terres, qui m'ont enseigné beaucoup de leçons, au fil de quinze ans de découvertes, de rencontres et de hasards… je me retrouve parfois… tant elles sont insoumises, contrastées, passionnelles et contradictoires. J’essaie de me montrer curieuse de tout, de mettre de côté mes idées reçues, de découvrir les pays depuis les sites incontournables jusqu’aux plus inattendus, insolites ou traditionnels quitte à me perdre pour mieux me laisser surprendre. Je privilégie les rencontres, repas et hébergements chez les habitants, pour explorer les traditions, les cultures, l’histoire et les plaisirs culinaires typiques.J'essaie de faire d'Ideoz un espace éclectique et tourné vers les échanges et la rencontre avec les différences. Historienne, anthropologue et ethnologue de formation.   Me contacter par mail? En savoir plus sur moi et sur le projet IDEOZ Voyage...

19 commentaires

  1. Bonjour,
    Je m’aperçois à la lecture des commentaires ci-dessus que peu de lecteurs savent lire! C’est dommage. La réalité décrite en 1998 est exacte. En 2010, elle est fausse…donc, il s’agit tout simplement de situer les choses dans leur contexte. La Roumanie est entrée “à marche forcée’, tout comme la Bulgarie dans l’UE. Les critères de convergences qui lui ont permis cette entrée ont eu des retombées économiques sur les populations les plus pauvres. Le Gvt roumain a aussi pris la décision d’une importante transition monétaire sur le lei (comme en France avec le passage entre les nouveaux et anciens francs). La corruption, toujours d’actualité, fait que les 15 milliards versés par l’UE à la Roumanie pour intégrer les Roms ont été détournés par Bucarest. Mais, veulent-ils vraiment s’intégrer? Le problème ne date pas d’hier. La Roumanie est pleine de contrastes, notamment en matière d’éducation. Il ne faut pas oublier le nombre impressionnant d’orphelinats où de très jeunes enfants étaient abandonnés dans le plus grand dénuement, et cela reste, encore de nos jours, un sujet tabou! Toutefois, en 2010, de considérables progrès ont été accomplis. L’éducation est bonne et la misère de certains jeunes ne les autorise pas à devenir des émeutiers. Les grandes migrations d’antan ont bien diminués et, maintenant, ce sont les entreprises françaises qui délocalisent pour obtenir une main d’œuvre à bas coût. La Roumanie vend son âme au capitalisme, mais une conscience ouvrière prend forme et les syndicats deviennent plus puissants. Les normes antipollution ne restent encore que des encouragements, et cela, de Timisoara à Galati. La France, par le biais de la SNCF, a revendu des autorails hors d’âge chez nous (les X 4500), mais, ceux-ci rendent de bons services entre Arad et Timisoara (tout comme autour de Brasov). La France a pratiquement abandonné son aide à la francophonie, et, c’est bien regrettable. Enfin, je suis en désaccord quand on associe la Roumanie aux Balkans… Ses origines culturelles sont plutôt d’influence roumaine! Timisoara est une grande ville sans attrait particulier pour le touriste lambda, mais, pour les connaisseurs…à eux de découvrir… Voilà les qq réflexions que je puis me permettre en l’état. BG.

  2. Je viens de lire l’article sur Timis et les commentaires. Certains me semblent pertinents, d’autres moins. J’habite ds les monts Apuseni a 250 kil, et je m’y rend assez souvent, soit pour prendre l’avion ou voir des amis.. Le centre de Timis est superbe, non pas une perle, mais son architecture dégage la douceur, la paix. Il est très agréable de s’y promener, de passer l’après midi a une des nombreuses terrasses avec un bon bouquin. Quand a sa périphérie, elle ressemble a toutes les périphéries des villes industrialisés de France, en un peu plus sale, et encore. Mais sans la violence, ni l’agressivité des panneaux publicitaires. La vie y reste difficile, surtout depuis la crise. Malgré les 5000 sièges sociaux installés dans cette ville, qui est un des moteurs de l’économie Roumaine, le passage vers l’économie de marché reste un problème. L’EU a non pas intégré la RO en son sein. Elle l’a tout simplement annexée, les multinationales y ont vu 22 millions d’habitants a équiper, endetter et faire travailler pour des salaires de misère. Du post colonialisme déguisé.
    Une véritable arnaque.

  3. Bonjour à tous,

    Ne prenez pas cet article au sérieux, c’est une somme incontrôlée d’aberrations, de lieux communs et d’inexactitudes dans presque chaque phrase…

    Je suis français, je vis en Roumanie depuis plus de 5 ans et croyez-moi, cette partie du monde n’a jamais rien eu à voir avec un pays du tiers-monde (comme l’affirme doctement l’article) même si quelques scènes de pauvreté (parfois entretenues pour les touristes bobo en mal de sensations fortes) sont souvent impressionnantes. Mais si tu cherches à confirmer tous tes petits clichés sur la Roumanie, forcément tu seras enchanté par ce pays et tu prendras garde de ne pas faire attention aux nombres impressionnants de Hummer et autres voitures de luxe dans les rues!

    Ce qui m’étonne, moi, c’est qu’on puisse être surpris par la présence d’animaux en liberté dans les campagnes…même si c’est au bord de la route. Je rappellerais aussi que la possession d’un cheval en France est un signe extérieur avéré d’aisance, pourquoi il en irait différemment en Roumanie? Tu vends tes deux chevaux et t’achètes une voiture, et ton problème de pauvreté est réglé. Si tu es paysan et que tu as des chevaux c’est parce-que ça t’es plus utile et ça ne prouve absolument pas que tu n’es pas aussi propriétaire d’une voiture, d’un tracteur, de scooters, et de divers gros outillages! Comme c’est le cas pour beaucoup d’habitants misérables du village si pauvre du Banat roumain (région de Timisoara)où je vis.

    Il y a sans doute des problèmes assez graves en Roumanie, mais n’y en a-t-il pas aussi en France? Si sur un blog vous trouviez écrit que les français sont sales, arrogants et feignants (ce qui circule, entre-autres, habituellement sur la France à l’étranger), ne vous sentiriez-vous vexés? On aurait attendu d’une historienne, anthropologue, ethnologue, touriste professionnelle, apprentie journaliste ou tout simplement d’une personne de bon sens un peu plus de distance objective et surtout une note pour dire que ce témoignage, s’il a jamais été représentatif d’autre chose que de ses propres représentations, est ancien et à prendre avec énormément de précautions.

    J’engage tous les roumains francophones à se manifester ici pour discuter de l’image qui est donnée ici de leur pays qui est totalement autre chose que ce ramassis de désinformation (ce qui est paradoxal, puisque l’article s’ouvre sur un exemple typique de manipulation médiatique).

    A bon entendeur!

    • Chacun est ici libre d’exprimer ses expériences et ses points de vue. Il est regrettable que pour vos arguments, vous n’ayez juste pas pris la peine de recontextualiser les propos, ce qui a me semble-t-il une importance essentielle, pour éviter d’affirmer qu’ils seraient faux, ou que ce seraient des clichés… Vous le dîtes bien, vous y vivez depuis plus de 5 ans, mais vous n’y viviez pas à l’époque du séjour dont je parle visiblement. Par conséquent, je ne vois pas comment vos propos invalident un texte qui mentionne bien (si vous l’avez lu au moins jusqu’à la moitié) qu’il ne date pas d’aujourd’hui. Et à cette époque, que vous le croyiez ou pas, les Mercedes et autres berlines allemandes n’étaient pas aussi nombreuses qu’elles le sont aujourd’hui, et pas uniquement à la faveur de la prime à la casse roumaine. D’ailleurs, à l’époque de ce récit les R12 n’étaient pas encore remplacées par les Dacia nouvelle génération comme c’est le cas depuis quelques années, y compris dans des zones fort reculées.

      Si les scènes de pauvreté sont en Roumanie faîtes pour entretenir les sensations fortes pour les “bobos” français ou d’Europe occidentale, il faudra m’expliquer pourquoi de très sérieux médias roumains rappellent que 60% de la Roumanie ne serait toujours pas couverte pour le réseau électrique ni même d’eau courante, en particulier dans le Nord, l’Ouest du pays et certaines zones centrales? Sûrement pas faire pleurer les bobs dans les chaumières?

      • il ne ressort pas de votre article que les observations ont été faites il y a 10 ans, seulement de vos commentaires! De plus, l’article a été mis en ligne il y a un an et le réflexe d’un lecteur est de considérer ça comme date du post.

        Pourriez-vous me donner la source de l’information comme quoi 60% du territoire de la Roumanie ne serait pas couvert d’électricité, car je trouve l’info aberrante! Il faut dire que je suis roumaine et qu’en ce moment je vis en France. C’est ce genre de message qui fait que les français considèrent la Roumanie comme un pays arriéré et d’une pauvreté extrême. J’ai jamais vu en Roumanie des maisons qui n’étaiement pas connectes au réseau électrique, sauf peut être des cabanes dans les montagnes!

        J’ai vu dans vos commentaires que vous plaignez que la physionomie de certains paysages a changé. Quoi exactement? le fait que les roumains ont des voitures plus neuves?

        Moi aussi je trouve que votre article est inexact et carrément blessant pour un citoyen roumain!

      • Bonjour,

        Je ne doute absolument pas que vous ayez lu mon article. Ne voyez vous pas la mention… Nous sommes en 1998 ? Par ailleurs, l’article source est publié sur d’autres articles et est donc bien antérieur à la date de publication. Par exemple sur Forumdesforums.com?

        Je ne vois absolument pas où je me plaindrais de quoique ce soit? Ma formation d’anthropologue me permet en général de conserver une distance critique qui évite que je me plaigne de ce que je peux observer… Si vous observez une plainte, il s’agit bien d’une interprétation que vous faîtes de mes propos…

        Concernant la source, il s’agit de Radio Romania International, bien sûr. Je pense même que l’article sur cet aspect se trouve sur IDEOZ…

      • comment vous interprétez alors la partie en gras?

        Sandrine Monllor sur 23 janvier 2010 à 15 h 51 min
        Je ne l’ai pas précisé mais cette expérience a plus de 10 ans. En Septembre dernier, j’ai trouvé que pas mal de choses avaient changé. Pas en profondeur. Mais l’entrée dans l’UE a définitivement lancé la société de consommation comme la référence de base dans les villes. Sur les routes, cela se voit aussi quand on regarde les véhicules. En 10 ans la physionomie de certains paysages a bien changé. Ce que personnellement, je déplore un peu. Cependant, il y a encore tellement de lieux en Roumanie qui conservent une authenticité…

      • Je vous parle de mon article et non d’un commentaire écrit en réaction à un autre commentaire. Il me semble que c’est différent et n’est pas contradictoire avec le fait que mon article ne se voulait pas un jugement de valeur, mais bien un récit d’observations. Quand je parle de la physionomie des paysages, je déplore que les traditions puissent se perdre à cause de la modernisation et de l’apparition de nouvelles activités d’exploitation qui recomposent les paysages et entraînent la disparition de la nature sauvage ou du moins la moins domestiquée possible et notamment quand on observe ce que donne aujourd’hui l’exploitation d’extraction du lignite dans certaines régions. D’ailleurs, pour précision, le message que vous rapportez et qui n’est qu’un commentaire parmi d’autres faisait suite à une précédente discussion avec shadock qui a été déplacée, d’où la mention comme quoi il est important de savoir si l’on parle de l’article ou d’un échange! Cette discussion traitait de Bucarest et du contraste qu’il pouvait y avoir entre ce que devient Bucarest et l’Olténie que j’ai eu l’occasion de parcourir avec grand plaisir et où demeure shadock…

      • Je vois maintenant la date, c’est vrai qu’au moment où je suis arrivé à cette partie j’étais déjà tellement énervé par vos propos que je ne l’ai pas vue. Pourquoi vous décrivez seulement les rencontres avec la population Rrom? Qui, c’est vrai, ne sont pas intégrés comme l’intégration est vue en France et qui font, partiellement, partie de la couche la plus pauvre de la population, mais ils sont largement minoritaires en Roumanie. C’est comme si je décrivais la France et les français que j’ai rencontré en banlieue parisienne, ou dans un petit village en Maurienne!

        En ce qui concerne l’interprétation, c’est une manière de comprendre, c’est en interprétant qu’on peut essayer de comprendre votre texte. Qui reste blessant car on voit que la Roumanie sous développé.Vous vous rendez compte que ce que vous faites est d’humilier? Vous restez toujours dans l’optique du colonialiste qui débarque et la population est émerveillé par sa présence.

        Encore une question: ça veut dire quoi pour vous authenticité?

        Pourriez-vous m’envoyer le lien sur l’électricité en Roumanie, car visiblement je ne suis pas très débrouillarde, je ne le trouve pas…

      • Le sentiment d’humiliation est une notion affective liée à l’importance que l’on donne à une interprétation, à un message, à la vision qu’un autre donne de nous… Je pense que ce que vous appelez humiliation serait pour d’autres un simple constat de la réalité de l’absence d’intégration de la Roumanie dans l’Union européenne… Une entrée associée à de nombreuses espérances sûrement fantasmées au vu de la difficulté de la vie pour beaucoup en Roumanie et des promesses que partagent d’ailleurs aujourd’hui les futurs entrants potentiels : Croatie Serbie, Bosnie, Macédoine, Montenegro, prêts à tout pour donner les gages de leurs efforts pour mériter l’Union. Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir la complexité d’une situation, d’un pays, et l’impossibilité de se limiter à un point de vue, qu’il soit très juste ou très erroné d’ailleurs. Mon article n’avait aucune prétention, d’ailleurs, il n’y a aucune analyse, ce qui est tout à fait volontaire. Mais nous pouvons entrer dans une analyse de la situation de la Roumanie, des choix qu’elle a fait depuis la chute du communisme pour gérer sa transition, des types d’investissements et d’investisseurs qu’elle a acceptés, de ce que l’Europe a fait évoluer, en bien ou en mal quoiqu’on en pense. Après tout, si cet article peut servir à cela, ce sera déjà fort pertinent!

      • La mention était dans l’article, je viens de l’ajouter dans l’extrait qui apparaît sur la page catégorie mais pas sur l’article si vous arrivez directement via Google. Comme ça, ça n’échappera plus à personne.

        Objectivement, puisque vous connaissez la Roumanie, considérez-vous que cette tentative (certes rapide dont forcément biaisée) de description à cette époque est mensongère? A priori, l’article a été rapidement écrit pour mon précédent site. Il n’a pas été repris car j’ai préféré m’orienter vers de nouveaux écrits plutôt que de reprendre quelque chose d’assez ancien…

      • Oui je suis une épouvantable et affreuse colonisatrice, bobo qui s’émerveille de l’authenticité d’un pays tiers mondiste… 😈 Tout le monde me le dit tous les jours… et comme vous connaissez le sens des mots, vous aimez la nuance!

        Franchement, je suis tout à fait disposée à échanger avec vous malgré l’infime temps dont je dispose, mais je préfèrerais communiquer avec quelqu’un qui lit vraiment, écoute un minimum ce que je m’efforce de commenter, cesse de me prêter des propos ou des rencontres dont je ne parle même pas. Pour votre information, je n’ai pas parlé d’un seul Rom dans mon article… Je me demande si nous nous parlons vraiment ou si vous tombez par hasard sur cet article pour livrer une contradiction bornée, par rapport à mes propos que vous êtes la première à fantasmer pour créditer le commentaire de romaric…

      • moi non plus j’ai pas de temps à gaspiller, donc je vais arrêter. surtout pour contredire une personne qui affirme que 60% de la Roumanie n’a pas d’électricité et que “La majorité des enfants quand ils ne vont pas à l’école du coin, à peine improvisée ou qu’ils ne jouent pas, sont chargés de transporter l’eau potable à coup de seaux d’eau à bout de bras ou de travailler aux champs ou à des travaux domestiques harassants et nombreux. Souvent vêtus à la bonne fortune, certains garçonnets portent même des robes ; peut-être celles de leurs soeurs et se promènent pieds nus, insensibles à la douleur des ampoules. Pourtant, personne ne se plaint, tout le monde nous regarde, nous salue, nous sourit avec des yeux vifs et brillants, mêlés de convivialité et de fatalité, comme si nous étions l’attraction de la journée”
        Continuez à “conserver la même distance critique”!

    • Bonjour Romaric,

      Je viens de lire votre message et je suis étonnée que vous vous emportiez comme vous le faîtes contre le récit de cet article. J’ai été en Roumanie avec mon mari en 1996, 1997, 1998. Nous avons ensuite décidé de créer une association pour venir en aide à certaines écoles dans la région de Timisoara et nous sommes revenus en Roumanie chaque année depuis, mais plus pour du tourisme. Je ne suis pas choquée ni indignée par l’article car j’aurais pu dire la même chose à peu près.

      Mon mari et moi sommes désormais à la retraite. Nous allons en Roumanie chaque année pendant un mois au mois pour voir des amis, aider les personnes qui sont sur place en lien avec l’association. Nous étions profs à l’époque, bobo peut-être à vos yeux? Nous avons entrepris la démarche de l’association car nous nous sommes attachés à ce pays, nous y avons fait des rencontres importantes et nous avons eu envie d’apporter notre modeste contribution. Tout cela pour dire qu’à l’époque, seuls quelques très riches avaient des Mercédes, alors qu’aujourd’hui, on en voit partout. Le pays change beaucoup et très vite. En dix ans, il est méconnaissable, mais la crise depuis deux ans fait bien sentir cet écart grandissant et propre aux pays du tiers monde, entre les très très riches et les autres. Les calèches étaient un mode de transport courant. Les villages n’avaient que des puits et toutes les maisons n’en avaient pas. Il n’y avait pas de voierie, mais des chemins de terre boueux. Est-ce le tiers monde? Probablement pas, mais en 1996, 97, le pays était en train de démarrer pour son économie et toutes les régions n’en bénéficiaient pas. Des environs d’une ville comme Timisoara à la “capitale” du Banat, c’était le jour et la nuit. Je ne témoigne que de ce que j’ai vu. Mais pour avoir été en Roumanie à cette époque, je suis d’accord avec l’auteur. Nous avons d’ailleurs en notre possession des photos qui peuvent illustrer ce que je dis.

    • Au risque de vous scandaliser, cher Romaric, j’ai oublié de dire qu’à cette époque, à chaque fois que nous nous arrêtions avec notre voiture (une voiture allemande moyenne gamme neuve, immatriculée en France), dans les villes, ou aux arrêts près des frontières, nous étions assaillis par des groupes d’enfants roms. C’était de jour comme de nuit la même chose. Ils arrivaient aux portes et tapaient pour avoir de l’argent ou à manger pour certains. On pouvait à peine sortir du véhicule. Quand on y arrivait, d’autres arrivaient et nous suivaient en nous demandant 1 ban ou des choses que nous ne comprenions pas à l’époque vu que nous ne parlions pas roumain. Ils ne nous lâchaient pas à moins de ne pas du tout leur prêter attention! On voyait des petits enfants de 1 ou 2 ans, dont s’occupaient des enfants à peine plus grands et c’était très éprouvant de voir ces enfants sans avenir. Maintenant, ça arrive beaucoup moins. Mais en Roumanie, je crains que le sort et l’insertion des Roms aient guère changé. Peut-être pourrez-vous me donner des inforamtions plus favorables?

      Cordialement,

      Marie

  4. biensur que maintenant il y a du changement certain se sont debrouiller les voitures se sont multiplier mais pour la majoritee la precaritee est toujour presente l’on voit toujour des petits en haillons des vieux avec 70 lei par mois de pension 18.euro.comme aritina,bien sur nous l’aidons sette femme de 78 ans de notre vilage mais elle a sa fiertee et tout les vetements chaussures que nous lui offront son autant d’oeuf de scuica retrouver a notre porte ils sont vraiment adorables.

  5. Je ne l’ai pas précisé mais cette expérience a plus de 10 ans. En Septembre dernier, j’ai trouvé que pas mal de choses avaient changé. Pas en profondeur. Mais l’entrée dans l’UE a définitivement lancé la société de consommation comme la référence de base dans les villes. Sur les routes, cela se voit aussi quand on regarde les véhicules. En 10 ans la physionomie de certains paysages a bien changé. Ce que personnellement, je déplore un peu. Cependant, il y a encore tellement de lieux en Roumanie qui conservent une authenticité…

  6. comme ta premiere impression resemble a la mienne mais cetait en 1970 la premiere foi que j’ai traverser timisoara.je venais de belgrade par la frontiere de moravita il y avais tres peut de voitures mon camion etait un monstre pour ces enfants au pied nu ces femmes courbees par les fagots de mais, les gens qui faisais du stop pour rentre des champs.leurs ammabilitee n’a pas changer la joie de rencontre de partager reflete bien le peuple roumain tous voulais me retenir m’inviter chez eux les imperatif de ma livraison a craiova m’en ont empecher maintenant j’en profite au maximum et je vous invite a venir decouvrir ce pays si beau

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