Si la poésie est d’abord une soif ardente qu’il lui faut apaiser, un univers mouvant inaccessible comme un feu d’herbes, elle est également une voix inspirante qui jette son ferment et mêle Dieu et l’amour en une seule entité d’un bord à l’autre du monde. C’est la raison pour laquelle le poète, mieux que quiconque, nous invite à accueillir le printemps, les violettes doubles, le coq qui chante, les chiens qui rêvent, les genêts fleuris, la mer voisine, les labours plats, la maison appuyée contre la nuit, afin d’être réceptifs aux simples miracles quotidiens.
Lire la suite »René-Guy Cadou ou la rêverie printanière