Turner Prize 2010 : la peinture renouvelée

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Un séjour automnal à Londres comprend toujours la visite de l’exposition des artistes sélectionnés pour le Turner Prize de l’année, bon baromètre des tendances britanniques du moment (à Tate Britain jusqu’au 3 janvier).


turner.1286963880.jpg Cette année, je suis passé très vite devant les grandes peintures narratives de Dexter Dalwood, très représentatives de tout ce que je déteste dans la peinture actuelle, pompeuse et inintéressante. Je n’ai guère apprécié les vidéos du groupe Otolith, revisites confuses de Chris Marker et de Satyajit Rai sur une multitude confuse d’écrans à ne savoir où donner de la tête.

L’installation sonore de Susan Philipsz est très belle, l’artiste chantant a capella une mélodie amoureuse écossaise en trois versions. J’avais, la veille, parcouru la City, désertée le dimanche, où, sous les auspices de Artangel, la voix de Susan Philipsz résonnait dans des endroits reculés, entre banques et compagnies d’assurance, évoquant la vie de ce quartier au XVIème siècle, chansons tristes, hymnes religieux ou rengaines des marchandes d’huitres: comme une promenade archéologique, faisant revivre ce qui n’est plus. Je l’avais découverte à Münster, au dernier Skulptur Projekt.

Mais ma préférence pour le Turner Prize va à Angela de la Cruz et à ses toiles monochromes déstructurées, détruites, au châssis cassé ou disparu : au-delà de Support Surface, c’est là une exploration aux limites de la peinture et de la sculpture. Deflated IX, aux formes vaguement anthropomorphiques, est une forme jaune s’effondrant, une peinture objet. D’autres toiles sont au sol, affaissées, ou au mur, maintenues par bouts de bois et rivets. C’est, à mes yeux, le travail le plus abouti des quatre, le plus en phase avec la réflexion contemporaine sur une fin de la peinture, fin et finalité. Nous verrons bien le 6 décembre.

Photo courtoisie Tate Britain, Lisson Gallery et l’artiste.

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