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Découvrir la cuisine en Croatie: itinéraire jalonné d’expériences culinaires

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La Croatie peut être l’occasion de découvrir une gastronomie variée et riche d’influences slaves et méditerranéennes. Un voyage en Croatie pour un circuit rempli d’expériences culinaires …

 Et voilà, on a atterri dimanche soir. On est de retour chez nous après une semaine de vadrouille en Croatie et en Bosnie-Herzégovine. Tour d’horizon rapide : Atterrissage à Zagreb, puis train de nuit pour Sarajevo, une journée à Mostar, bus de nuit pour 2 jours sur l’île d’Ugljan, Parc national de Plitvice et repos bien mérité dans le joli bourg de Samobor.

Pas très reposant pour des vacances, me direz-vous. Mais on n’était pas partis pour se la couler douce, les doigts de pieds en éventail au bord de l’eau. Donc on l’a bien cherché ! Une chose est sûre, la Croatie n’est pas une destination bon marché. Entre 15 euros (chez l’habitant) et 30 euros (à l’hôtel) par personne et par nuit, on était habitués à moins cher. Mais les paysages valent le détour et on peut bien manger et bien boire pour pas cher. Ça compte aussi beaucoup.

Alors justement, qu’est-ce qu’on a mangé et qu’est-ce qu’on a bu là-bas ? Eh bien… on a bu beaucoup de bière et on a mangé beaucoup de viandes et du poisson. Mais je caricature. On s’est régalé tous les matins avec les pâtisseries achetées vite fait entre deux bus ou avant la balade, à la “pekarnice” (orthographe à vérifier). On trouve principalement des pâtes briochées et feuilletées fourrées à la confitures, au chocolat et au fromage.

pekarnice croatie

En revanche, notre conscience nous a interdit de goûter aux multitudes de pâtisseries qui nous narguaient à longueur de journée dans les “slasticarnica” (orthographe à vérifier). Imaginez des vitrines remplies de gâteaux complètement fous. Des gâteaux de 15 cm d’épaisseur, débordant de crème. Pour les gourmandes sucrées, attention : La Croatie et la Bosnie pourraient bien vous être fatales.

slasticarnica en Croatie

Au passage, je mentionne le premier choc gastronomique de notre séjour : le petit déjeuner à l’hôtel à Zagreb. Je m’attable et je vois de petites capsules en métal, comme les portions individuelles de confitures qu’on a l’habitude de trouver au petit déjeuner. Sur l’opercule, une jeune demoiselle me sourit sous sa coiffe traditionnelle. C’est alléchant. J’ouvre. Je vois une masse rose compacte. “Tiens ! Une sorte de mousse de fraise ?” J’ouvre un peu plus et là, blam ! L’odeur ! C’est du saucisson reconstitué en capsule. J’adore le salé au petit déjeuner. Mais là, c’était trop extrême pour moi!

Je vais être honnête, c’est dur de manger local quand on part juste une semaine. Souvent, on marche, on marche et on attend la dernière minute, c’est-à-dire quand on a l’estomac dans les talons, pour chercher un endroit où manger. Puis on se perd en cherchant désespérément le resto “sympa, pas cher et très bon” indiqué par le guide (et dont on apprend plus tard qu’il a fermé entre temps), on se perd, ça nous énerve et on finit par s’attabler au premier boui-boui à touristes qu’on croise. Résultat : kébabs, bureks, viandes à l’huile et même, dans le pire des cas, huile à la viande. Déçus, mais rassasiés. Mais heureusement, ce n’est pas tous les jours comme ça. On s’est aussi dégoté des petits endroits “sympas, pas cher et très bons”. Dans le best-of, je citerai les encornets farcis au fromage et aux crevettes, d’excellentes pièces de viande servies très copieusement et garnies de bettes, de pâtes multicolores ou de pommes de terres mijotées, les poulpes cuits au four avec un mélange de légumes et de pommes de terre, des sèches cuites dans leur encre avec une sauce aux truffes, la pasticada de poisson (une soupe de poisson aux légumes) ou encore le boeuf haché fourré au fromage (on coupe un morceau et ça se transforme en geyser de fromage).

La bière, elle était 100% locale. Ozujsko (”ojousko”) en Croatie et Sarajevsko en Serbie, respectivement brassées à Zagreb et Sarajevo. Goûtues et pas chères (2 euros la pinte d’Ojusko). Parfait. On a goûté du vin rouge croate, mais il n’avait rien d’exceptionnel. On a peut-être mal choisi.On a croisé plusieurs marchés aux légumes sur notre parcours et là encore, la tentation est grande. Les tomates sont délicieuses, les figues séchées succulentes (en plus, seulement 3 euros le kilo !). En plus des légumes classiques, on y trouve aussi beaucoup d’églantines, de mandarines jaunes, de fruits secs, de miel, etc.

Mais je garde le meilleur pour la fin. On est tombés un peu par hasard sur la foire de produits locaux et slovènes de Samobor, une petite ville à 30 minutes de Zagreb. En fait, on était censés être au parc national de Plitvice ce jour-là, mais on a été un peu déçus. Le parc en lui-même est magnifique. Une série de 16 lacs aux eaux limpides au milieu de la forêt, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et parfaitement préservés. Mais l’environnement petit-train, bateaux, vendeurs de glace (même si j’ai craqué pour un Magnum noisette dans l’après-midi) et bus de touristes, non merci. En plus, contrairement à ce qu’indiquait notre guide (”Western Balkans” Lonely Planet), il n’y a pas de quoi y passer plusieurs jours. Finalement, on a fait le tour du parc en une après-midi et on a pris le premier bus pour Zagreb au petit matin. Bref. On a finalement décidé de passer notre dernier jour de vacances à Samobor et ça a été l’une de nos meilleures journées, sur tous les points. Revenons donc à cette foire aux produits locaux. Tout d’abord, elle nous a permis de petit déjeuner à l’oeil et dans un ambiance conviviale, en passant de stand de dégustation en stand de dégustation. Apfelstrudel, brioches, gâteaux aux pommes. Miam ! Plus tard dans l’après-midi, on a pu goûter leur truite séchée sur du pain complet et la charcuterie locale. Miam ! Et puis il y avait les vins, apéritifs, liqueurs et eaux de vie du cru. Résultat : on a acheté plein de produits à Samobor.

Commençons par les liquides. De gauche à droite :

1. Une bouteille de Modra Frankinja. Pour cet achat, les vendeuses nous on t eus à l’usure, car à la dégustation, on n’a pas trouvé ça fameux. Mais je crois qu’elles avaient aussi fait pas mal de “dégustation” pendant la journée et elles n’ont pas voulu nous laisser partir les mains vides.

2. Le Maraschino, on ne l’a pas acheté à Samobor mais à Ugljian, une île en face de Zadar. La cerise griotte est leur spécialité et ils en font du Maraschino, le cherry local.

3. L’alccol de Samobor s’appelle le Bemret.C’est un apéritif-digestif à base de vin, introduit à Samobor par des soldats napoléoniens (enfin, c’est ce qu’on a compris. Le producteur ne parlait que croate. Si quelqu’un en sait plus sur le Bemret, qu’il se manifeste). C’est très amer, un peu comme la madère.

4. Le Brovnica est une liqueur de myrtilles très sucrée, très épaisse, également produite à Samobor et absolument délicieuse.

borovnica croatie

Photo : www.ekapija.com

5. Enfin, c’est un peu hors-sujet, mais ça tient aussi en bouteille, de l’huile d’olive, car on produit énormément d’olives sur la côte dalmate. Sur Ugljan, “l’île de l’huile d’olives”, pratiquement chaque jardin comporte un ou des oliviers et les habitants produisent généralement leur propre huile d’olive.

Samobor produit également sa “mustarda”, une moutarde à base de grains de moutarde (évidemment) et de raisins. On nous a fait goûter ça sur un simple cracker salé et c’est excellent. Même mon homme, qui déteste la moutarde, a aimé. C’est probablement dû au raisin qui adoucit beaucoup le goût (ou à cause du cracker. Allez savoir !). A noter aussi une belle grenade offerte par nos hôtes sur Ugljan, juteuse à souhait, et le fameux kilo de figues séchées.

Enfin, toujours de droite à gauche, un morceau de “paški sir”, le fromage de l’île de Pag. C’est un fromage de brebis à pâte dure et d’après ce que j’ai lu, les brebis de Pag ont la particularité de produire un lait salé (car l’herbe qu’elles mangent sur cette île est très salée, tout bêtement). C’est fort et doux à la fois. J’adhère complètement ! On s’est aussi lachés sur le saucisson de Samobor. Un kilo de sauciflard ! Pour vous dire s’il est bon. Il est sec, mais pas trop. On dirait presque du carpaccio. Et puis le petit achat “duty-free” pour écouler nos derniers kunas : une tapenade d’olive. Pas encore goûté, mais ça promet.

Pfiou ! J’ai cru que je n’arriverais jamais au bout de ce billet. Bon, si vous lisez ces mots, et que vous avez lu tout ce qui précède, c’est que vous aimez vraiment le management. Malheureusement, je n’ai pas de recette croate à vous proposer, mais peut-être que la description des plats “best-of” vous inspirera. Vous pouvez aussi consulter ce site plein de recettes croates. Pour celles et ceux à qui la Croatie fait envie, allez vite sur le site de l’office du tourisme de Croatie, que je trouve très complet et, accessoirement, très joli. Voilà à peu près tout ce que j’avais à dire. Alors maintenant, c’est “back to work” !



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