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Tchernobyl Pripiat : des premières heures de la catastrophe à aujourd’hui… (vidéos)

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tchernobyl pripyatTchernobyl Pripiat deux noms qui résonnent dans les mémoires comme ceux d’une catastrophe… On pensait que les bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagazaki seraient les premières et les dernières tragédies nucléaires. C’était sans compter sur la tragédie du réacteur IV dans la centrale Lénine de Chernobyl (Tchernobyl), près de Pripyat, situé à une petite heure de Kiev, la capitale de l’actuelle Ukraine (à l’époque l’URSS) et à quelques kilomètres de la Biélorussie…

Une zone de 30 km autour de l’ancienne centrale continue à être interdite… Découverte en vidéos pour compléter l’excellent témoignage d’Anneke.

Tchernobyl Les jours graves (Severe days)

 

Chronique des jours graves ; 6 minutes pour prendre la mesure de la tragédie à Tchernobyl Pripiat

Il s’agit du premier film montrant la catastrophe quelques jours après l’explosion dans le réacteur IV de la centrale de Chernobyl. Il s’agit aussi du dernier film de Vladimir Shevchenko, cameraman et réalisateur ukrainien, mort pour avoir voulu filmer l’enfer : son seul regret, ne pas avoir vécu assez longtemps pour tout montrer … Il est mort quelques semaines après avoir été dans la zone de Prypiat – Chernobyl  d’un cancer généralisé. Il avait subi des doses d’irradiations intolérables sans le savoir, puisqu’il se promenait pour filmer au plus près du réacteur, et partout dans la zone la plus dangereuse. Il était le seul accrédité pour cette mission de la mort.

Voir la vidéo du film Les jours sévères sur les premiers jours après la catastrophe de Tchernobyl (version en anglais)

Les jours sévères est un témoignage à propos de la zone de Tchernobyl Pripiat d’autant plus poignant quand on sait que le réalisateur a laissé sa vie pour rendre compte du désordre qui a suivi l’explosion… Les personnes envoyées en urgence n’étaient pas protégées et exposées à des doses terribles. Pourtant, elles n’avaient pas le choix… Après avoir recouru à l’armée, rapatrié des soldats d’Afghanistan, il fallut appeler des réservistes, des mineurs qui furent sacrifiés pour creuser un tunnel sous le réacteur qui ne servira même pas…

A ce jour, seul Igor Kostine, journaliste de Kiev, a survécu après avoir reçu une dose d’irradiations phénoménale dès les premiers moments où la catastrophe a été annoncée et qu’il est parti photographier. Il témoigne à plusieurs reprises dans La Bataille de Tchernobyl ; il raconte à quel point il vit jusque dans les tréfonds de son corps, à chaque instant encore, la catastrophe et comment le fait d’être l’un des premiers rapporteurs a changé sa vie… Il ne peut vivre sans Tchernobyl.

La bataille de Tchernobyl Pripiat

Réalisé par Thomas Johnson à l’occasion du 20ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, ce documentaire est exemplaire, tant il synthétise avec justesse et sobriété les grandes étapes de ce qui fut la grande bataille contre le réacteur IV. Cette lutte à Tchernobyl Pripiat a été menée par des dizaines de milliers d’hommes, les liquidateurs, envoyés pour beaucoup à la mort, afin de créer le premier sarcophage, qui évita un désastre encore plus grand capable de détruire l’Europe entière.

La bataille de Tchernobyl présente un triple intérêt au-delà de la remarquable qualité de la réalisation et de la construction du documentaire : il allie des images  d’archives inédites et des images tournées entre Pripyat, Tchernobyl et la zone interdite. Il associe des témoignages d’officiels tels les généraux chargés de combattre la catastrophe, le  secrétaire général du PC de l’époque Gorbatchev ou l’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Hans Blix, et des témoignages poignants de liquidateurs, d’anciens habitants de la zone ou de témoins privilégiés comme l’un des uniques journalistes présents dès les premières heures de la catastrophe, Igor Kostine. Il rappelle chacune des étapes des trois mois de bataille avec les limites des choix effectués dans l’urgence, alors que le Parti avait tout fait pour cacher la catastrophe à la population comme au reste de l’Europe. Il met l’accent sur les enjeux historiques, géopolitiques qui ont émergé à partir de l’heure fatidique de l’explosion, en soutenant la thèse de la chute de l’URSS à cause du coût faramineux de la gestion de la bataille et de l’échec du communisme bureaucratique. Ce film est l’un des rares hommages rendus aux liquidateurs, qui n’ont souvent jamais été reconnus pour leurs sacrifices.

Cliquez sur les liens pour découvrir ce film d’excellente qualité sur la catastrophe, la liquidation et les conséquences :

Film La Bataille de Tchernobyl


Tchernobyl, histoire d’une catastrophe

Ce qui s’est passé ce 26 Avril 1986 à 1h23.44

La tragédie de Tchernobyl résulte de l’explosion du réacteur IV de la Centrale. Personne ne se doutait vraiment encore de ce qui se jouait en ces lieux qui sentaient déjà la mort… Les premiers à intervenir furent les pompiers de la ville, exposés à des doses de radiation 100 fois supérieures aux plus hautes acceptables par le corps humain. Tous moururent très vite, en essayant d’éteindre les flammes dues à l’explosion. Ils ne pouvaient pas résister plus de 15 minutes dans ces brasiers radioactifs. Passons sur les souffrances atroces de ces héros de la première heure…

Quand la catastrophe a été rendue publique, les autorités soviétiques ont annoncé 150 morts. En réalité, il y en avait déjà des milliers. Un marathon de 800 enfants se tenait à proximité et a été maintenu. Quoi de plus terrible comme désinformation pour laisser croire que tout allait bien, qu’il n’y avait pas de danger… Combien de ces enfants sont encore vivants? Que portent-ils en eux, qu’ils transmettront peut-être aux dizaines de générations suivantes?

centrale tchernobyl pripiat

Tchernobyl, minute après minute, revivez l’heure précédant la catastrophe

Ce reportage de 56 min Tchernonbyl histoire d’une catastrophe tourné sur les lieux de l’accident est didactique et revient sur l’heure qui précède la catastrophe, minute après minute… à travers le vécu connu ou supposé des principaux acteurs et témoins.

 Tchernobyl, l’histoire d’une catastrophe

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La minute de vérité : les causes de l’accident de Tchernobyl Pripiat

47 min pour comprendre ce qui s’est produit à Tchernobyl Pripiat en ce fatidique jour du 26 Avril 1986. Un reportage didactique expliquant l’enchaînement des événements critiques qui ont mené à l’explosion du réacteur. Il s’interroge aussi sur les responsabilités, attribuées en ex Urss à une mauvaise gestion de l’absence de l’équipe de nuit qui intervenait à Tchernobyl et mena un test de routine, imposé au dernier moment, alors qu’elle prenait son service et qu’à plusieurs reprises, le test n’avait pas été concluant. En fait des défauts de construction dans la Centrale considérée comme le fleuron du nucléaire en URSS et des erreurs de manipulations ont produit la pire catastrophe du nucléaire civil à ce jour.

 

Liquidateurs “biorobots” de Tchernobyl

Ces hommes, réservistes, mineurs, furent envoyés au mépris de toutes les conditions minimales de sécurité pour essayer d’enterrer le réacteur extrêmement instable et qui menaçait à tout instant de s’effondrer… Beaucoup ont péri après avoir travaillé à Tchernobyl Pripiat, car ils n’étaient protégés que par un masque de chirurgien et travaillaient en exposant leur corps pendant des heures aux doses radioactives  extrêmes … C’est notamment à ces hommes qu’on doit la vie de centaines de milliers, peut-être des millions de personnes…

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40 minutes passés sur le toit pour débarrasser les particules et la mort était assurée. Rapide mais dans des souffrances atroces… Combien d’hommes ont perdu la vie pour assurer notre survie?

Ces héros et ces survivants de Tchernobyl Pripiat

 

Les sacrifiés de Tchernobyl Pripiat

Vues du sarcophage – évolution du nuage..

28 jours après la catastrophe…

Le sacrifice : un témoignage bouleversant sur les victimes de Tchernobyl Pripiat

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Visages des enfants de Tchernobyl Pripiat

A Tchernobyl et aux environs, les taux de maladies cardiaques, de cancers, de tuberculoses restent dramatiquement plus élevés que partout ailleurs dans le monde…

 


Tchernobyl Pripiat : La mort programmée de Chistoph Boekel

Ce documentaire de 46 min sur Tchernobyl Pripiat est des plus touchants et la pudeur des témoignages le rend d’autant plus efficace. 20 après la catastrophe, il revient sur quelques témoins qui ont survécu ou pas à la catastrophe de Tchernobyl… Dima, 38 ans en 2000, est un artiste, qui à 20 ans à peine, juste avant la fin de son service militaire a été envoyé comme liquidateur… Sa vie s’en trouvera bouleversée à jamais et ses silences, ses regards désabusés comme ses mots si douloureux de “tchernobyliens”qui racontent ” l’action de guerre” dans la zone interdite, expriment bien l’impuissance face à cette guerre contre l’atome, ennemi invisible et le sacrifice victimes avant tout de l’ignorance  …

Voir la vidéo Tchernobyl : la mort programmée

  


Vivre et travailler à Tchernobyl Pripiat

Prypiat est un film réalisé par l’autrichien Nikolaus Geyrhalter en 1998. Il offre un témoignage fort de ce qu’est aujourd’hui la vie des gens qui continuent à vivre et à travailler à Tchernobyl. Le choix du noir et blanc rend les images encore plus troublantes… On croit toujours que Prypiat est une ville fantôme. En fait, il y a des habitants qui n’ont jamais quitté la zone interdite, définie sur un paramètre de 30 km autour de la centrale.

 

Découvrir le film complet Pripyar de Nikolaus Geyrhalter …

 

Tchernobyl Pripiat ; la zone interdite de nos jours…

 

Il est aujourd’hui possible de visiter la zone interdite de Tchernobyl et Pripyat avec un guide. Le guide accrédité est obligatoire. Comptez à partir de 159 dollars par personne pour une visite guidée en groupe et en anglais. Les visites de Tchernobyl en français avec un guide en privé sont beaucoup plus chères, mais c’est la meilleure manière de découvrir la zone.

 



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A propos de l'auteur

Voyageuse dès le berceau, je nourris un amour viscéral pour les pays d'Europe centrale et orientale, avec une prédilection pour les Balkans (notamment l'Ex-Yougoslavie...). Dans ces terres, qui m'ont enseigné beaucoup de leçons, au fil de quinze ans de découvertes, de rencontres et de hasards… je me retrouve parfois… tant elles sont insoumises, contrastées, passionnelles et contradictoires. J’essaie de me montrer curieuse de tout, de mettre de côté mes idées reçues, de découvrir les pays depuis les sites incontournables jusqu’aux plus inattendus, insolites ou traditionnels quitte à me perdre pour mieux me laisser surprendre. Je privilégie les rencontres, repas et hébergements chez les habitants, pour explorer les traditions, les cultures, l’histoire et les plaisirs culinaires typiques.J'essaie de faire d'Ideoz un espace éclectique et tourné vers les échanges et la rencontre avec les différences. Historienne, anthropologue et ethnologue de formation.   Me contacter par mail? En savoir plus sur moi et sur le projet IDEOZ Voyage...

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